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Le cardinal Richelieu et les huguenots

Le cardinal Richelieu et les huguenots

Le cardinal Richelieu est né en septembre 1585 et mort en décembre 1642. Richelieu a dominé l'histoire de la France de 1624 à sa mort en tant que ministre en chef de Louis XIII, succédant à Luynes décédé en 1621. Richelieu est considéré comme l'un des plus grands politiciens de l'histoire de France. .

Le mandat de Richelieu est dominé par sa campagne contre les huguenots, la modernisation de l'armée en France, en particulier la marine, et sa participation à la guerre de Trente Ans.

Ardent catholique romain, Richelieu détestait les huguenots. Cependant, dans son grand plan pour élever le statut international ou la France, il était prêt à les tolérer tant qu'ils étaient fidèles à la France. Richelieu, en ce sens, était prêt à fermer les yeux sur la liberté de culte des huguenots.

Cependant, les huguenots n'ont pas fait preuve de loyauté. Ils étaient fréquemment associés à la rébellion et à la déloyauté et ce Richelieu ne pouvait le tolérer.

En 1624, lorsque Richelieu est nommé ministre en chef, les huguenots comptent 8 «cercles» dans le sud de la France et un commandant en chef avec une armée. Ils avaient créé des assemblées provinciales et une assemblée générale - c'était essentiellement une république au sein d'une monarchie! Pour Richelieu, c'était une «monstruosité politique» qui ne pouvait être tolérée. Ses vues étaient partagées par les dévots qui devenaient de plus en plus influents à la cour. Les Huguenots considéraient la nomination de Richelieu avec une grande inquiétude.

Richelieu a travaillé sur la logique selon laquelle la France avait besoin du respect international en Europe. Il voulait que la France soit respectée à l'étranger et un allié attrayant qui pourrait apporter des fonds indispensables via des alliances militaires. Toute implication française dans les affaires européennes aurait pu donner aux huguenots la liberté de s'étendre dans le sud de la France. Pour que Richelieu souhaite réussir, la France avait besoin de stabilité et de sécurité internes. Les huguenots l'ont menacé - d'où la nécessité de les attaquer.

En 1624, les Français se sont impliqués avec les Espagnols dans la guerre de Trente Ans sur l'affaire Valtelline. Le gouvernement central étant ainsi occupé, les huguenots en ont profité pour étendre leur base de pouvoir. En 1625, les huguenots s'emparent des îles stratégiquement importantes de Ré et Oléron. Tous deux ont défendu l'entrée maritime de La Rochelle et ont ainsi aidé ce qui était considéré comme la capitale des huguenots. De telles actions, considérées comme une trahison de base par Richelieu, ne pouvaient être tolérées.

Richelieu envoie une armée royale pour apprivoiser les huguenots mais en février 1626 il signe le traité de La Rochelle. C'était une trêve inspirée des Anglais. Cependant, Richelieu considérait l'implication des Anglais avec inquiétude car il s'agissait d'une nation protestante qui soutenait apparemment les rebelles huguenots, comme Richelieu les aurait perçus.

La trêve a seulement donné aux Huguenots plus de temps pour renforcer leurs forces. En 1627, ils étaient à nouveau en révolte ouverte - cette fois aidés par l'Angleterre. Les Anglais ont envoyé des troupes pour aider les huguenots. Ils avaient cette flexibilité car l'Angleterre n'était pas physiquement impliquée dans la guerre de Trente Ans. Il y avait un soutien public en Angleterre pour cela, car les Français étaient toujours considérés comme l'ennemi traditionnel de l'Angleterre.

De telles actions des Anglais rendaient impérative l'action ferme de Richelieu. En 1627, il dirige lui-même une campagne contre les huguenots. Les Anglais, menés par le duc de Buckingham, ont été chassés de la zone. Richelieu a décidé de couper La Rochelle et de faire mourir de faim les gens.

Il a ordonné qu'une énorme taupe soit construite à travers le port de La Rochelle, ce qui a rendu impossible toute tentative huguenote de débarquer des vivres. Les troupes royales encerclent La Rochelle à l'intérieur des terres. Richelieu n'avait qu'à attendre. Les huguenots étaient affamés.

Richelieu montra alors son sens politique en laissant Louis XIII entrer à La Rochelle à la tête de son armée le 1er novembre 1628. Richelieu savait que cela plairait au roi qui aimait «diriger» ses troupes. Cela faisait certainement appel à sa vanité.

La tactique de Richelieu a eu un impact dévastateur sur les Huguenots de La Rochelle. Avant le blocus, la population de la ville était de 25 000 habitants. Après sa levée, seulement 5000 sont restés en vie et beaucoup de ces personnes étaient dans un état très faible. Richelieu a insisté sur la reddition inconditionnelle mais a été généreux dans la victoire.

En juin 1629, la grâce d'Alais est signée. Cela a réaffirmé l'édit de Nantes mais a ordonné la dissolution de l'organisation militaire huguenote, la destruction des forteresses huguenotes et la restauration du catholicisme romain dans les zones où il existait officiellement entre l'édit de Nantes et Alais. Les droits politiques des huguenots ont été supprimés et le gouvernement n'a plus mis d'argent à disposition pour éduquer et soutenir le clergé protestant. Cependant, tous les survivants de La Rochelle auraient pu être accusés de trahison et exécutés - la Grâce d'Alais était donc considérée comme généreuse.

À toutes fins utiles, l'état au sein d'un État a pris fin. Le succès contre les huguenots a beaucoup contribué à asseoir Richelieu aux yeux de tous les acteurs du gouvernement central. Toute autre région de France qui aurait pu s'attacher à rechercher une plus grande liberté vis-à-vis de l'autorité centrale, avait maintenant un exemple de ce qui pourrait vous arriver si vous osiez défier Richelieu. Cela montrait également à n'importe quel magnat ce qui leur arriverait s'ils osaient répéter leur déloyauté envers Louis XIII comme on l'a vu dans les premières années de son règne.


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