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L'Empire ottoman signe un traité avec les Alliés

L'Empire ottoman signe un traité avec les Alliés

Le 30 octobre 1918, à bord du cuirassé britannique Agamemnon, ancré dans le port de Mudros sur l'île égéenne de Lemnos, les représentants de la Grande-Bretagne et de l'Empire ottoman signent un traité d'armistice marquant la fin de la participation ottomane à la Première Guerre mondiale.

Bien que l'Empire ottoman, dans une période de déclin relatif depuis la fin du XVIe siècle, ait initialement cherché à rester neutre pendant la Première Guerre mondiale, il a rapidement conclu une alliance avec l'Allemagne et est entré en guerre aux côtés des puissances centrales en octobre 1914. Les Turcs se sont battus avec acharnement et ont défendu avec succès la péninsule de Gallipoli contre une invasion massive des Alliés en 1915-1916, mais en 1918, la défaite des forces britanniques et russes et une révolte arabe s'étaient combinées pour détruire l'économie ottomane et dévaster ses terres, laissant quelque six millions de des morts et des millions d'autres affamés.

Dès la première semaine d'octobre 1918, le gouvernement ottoman et plusieurs dirigeants turcs individuels ont contacté les Alliés pour évaluer les possibilités de paix. La Grande-Bretagne, dont les forces occupaient alors une grande partie des territoires ottomans, répugnait à se retirer pour ses alliés, en particulier la France, qui, selon un accord conclu en 1916, prendrait le contrôle de la côte syrienne et d'une grande partie du Liban d'aujourd'hui. Dans un geste qui a rendu furieux son homologue français, Georges Clemenceau, le Premier ministre David Lloyd George et son cabinet ont autorisé l'amiral Arthur Calthorpe, commandant de la marine britannique en mer Égée, à négocier un armistice immédiat avec la Turquie sans consulter la France. Bien que la Grande-Bretagne seule organiserait la sortie ottomane de la guerre, les deux puissants Alliés continueraient à lutter pour le contrôle de la région lors de la Conférence de paix de Paris et pendant des années au-delà.

Les négociations entre l'équipe de Calthorpe et la délégation de Constantinople, dirigée par le ministre ottoman des Affaires maritimes Rauf Bey, ont commencé à 9h30 le matin du 30 octobre 1918, à bord du Agamemnon. Le traité de Mudros, signé ce soir-là, stipulait que les hostilités prendraient fin le lendemain à midi. Selon ses termes, la Turquie devait ouvrir les détroits des Dardanelles et du Bosphore aux navires de guerre alliés et ses forts à l'occupation militaire ; il devait aussi démobiliser son armée, libérer tous les prisonniers de guerre et évacuer ses provinces arabes, dont la plupart étaient déjà sous contrôle allié. Bey et ses collègues délégués ont refusé de décrire le traité comme un acte de capitulation pour la Turquie, provoquant plus tard la désillusion et la colère à Constantinople, mais en fait c'était ce qu'il était. Le traité de Mudros a mis fin à la participation ottomane à la Première Guerre mondiale et a effectivement, sinon légalement, marqué la dissolution d'un empire autrefois puissant. De ses ruines, les vainqueurs de la Première Guerre mondiale ont tenté d'utiliser les négociations de paix d'après-guerre pour créer une nouvelle entité plus imprévisible : le Moyen-Orient moderne.


L'Empire ottoman signe un traité avec les Alliés

Le 30 octobre 1918, à bord du cuirassé britannique Agamemnon, ancré dans le port de Mudros sur l'île égéenne de Lemnos, des représentants de la Grande-Bretagne et de l'Empire ottoman signent un traité d'armistice marquant la fin de la participation ottomane à la Première Guerre mondiale. Bien que l'Empire ottoman, dans une période de déclin relatif depuis la fin du XVIe siècle, ait initialement cherché à rester neutre pendant la Première Guerre mondiale, il a rapidement conclu une alliance avec l'Allemagne et est entré en guerre aux côtés des puissances centrales en octobre 1914. Les Turcs se sont battus avec acharnement et ont défendu avec succès la péninsule de Gallipoli contre une invasion massive des Alliés en 1915-1916, mais en 1918, la défaite des forces britanniques et russes et une révolte arabe s'étaient combinées pour détruire l'économie ottomane et dévaster ses terres, laissant quelque six millions de des morts et des millions d'autres affamés. Dès la première semaine d'octobre 1918, le gouvernement ottoman et plusieurs dirigeants turcs individuels ont contacté les Alliés pour évaluer les possibilités de paix. La Grande-Bretagne, dont les forces occupaient alors une grande partie des territoires ottomans, répugnait à se retirer pour ses alliés, en particulier la France, qui, selon un accord conclu en 1916, prendrait le contrôle de la côte syrienne et d'une grande partie du Liban d'aujourd'hui.

Dans un geste qui a rendu furieux son homologue français, Georges Clemenceau, le Premier ministre David Lloyd George et son cabinet ont autorisé l'amiral Arthur Calthorpe, commandant de la marine britannique en mer Égée, à négocier un armistice immédiat avec la Turquie sans consulter la France. Bien que la Grande-Bretagne seule organiserait la sortie ottomane de la guerre, les deux puissants Alliés continueraient à lutter pour le contrôle de la région lors de la Conférence de paix de Paris, et pendant des années au-delà. Les négociations entre l'équipe de Calthorpe et la délégation de Constantinople, dirigée par le ministre ottoman des Affaires maritimes Rauf Bey, ont commencé à 9h30 le matin du 30 octobre 1918, à bord de l'Agamemnon. Le traité de Mudros, signé ce soir-là, stipulait que les hostilités prendraient fin le lendemain à midi. Selon ses termes, la Turquie devait ouvrir les détroits des Dardanelles et du Bosphore aux navires de guerre alliés et ses forts à l'occupation militaire elle devait aussi démobiliser son armée, libérer tous les prisonniers de guerre et évacuer ses provinces arabes, dont la majorité étaient déjà sous contrôle allié. . Bey et ses collègues délégués ont refusé de décrire le traité comme un acte de capitulation pour la Turquie, provoquant plus tard la désillusion et la colère à Constantinople, mais en fait c'était ce qu'il était. Le traité de Mudros a mis fin à la participation ottomane à la Première Guerre mondiale et a effectivement, sinon légalement, marqué la dissolution d'un empire autrefois puissant. De ses ruines, les vainqueurs de la Première Guerre mondiale ont tenté d'utiliser les négociations de paix d'après-guerre pour créer une nouvelle entité plus imprévisible : le Moyen-Orient moderne.


Guerre gréco-turque - Traité de Sèvres I LA GRANDE GUERRE 1920

Nous sommes en août 1920, et dans la salle d'exposition d'une usine de porcelaine de Sèvres, ce qui est censé être le traité de paix entre l'Empire ottoman et les Alliés est signé – alors même que la guerre gréco-turque fait rage. Mais le traité de Sèvres se révèlera bientôt aussi fragile que la porcelaine qui l'entoure.

À l'été 1920, la situation politique et militaire en Asie Mineure était devenue de plus en plus complexe. Après la défaite de l'Empire ottoman dans la guerre, l'arrivée des Grecs à Smyrne a provoqué un soulèvement nationaliste en Anatolie dirigé par l'officier ottoman Mustafa Kemal, qui a rapidement pris de l'ampleur et une présence puissante au parlement ottoman à Constantinople - à peine les conditions pour paix. Vous pouvez en savoir plus sur les événements de 1919 dans notre épisode précédent sur la guerre gréco-turque. Dans cet épisode, nous examinerons la négociation et la signature du traité, ainsi que l'escalade de la guerre gréco-turque qui l'a accompagné jusqu'à la fin de 1920 - et tout cela s'est passé il y a 100 ans.

Ainsi, au début de 1920, un état de guerre - quoique de faible intensité - existait effectivement en Anatolie, alors que la Grèce cherchait à profiter de la faiblesse des Turcs pour étendre ses frontières à travers la mer Égée et réaliser leur rêve de la Grande Grèce. Mais bien que le gouvernement ottoman de Constantinople occupée par les Britanniques ait généralement accepté les demandes des Alliés, les nationalistes de Kemal représentaient désormais ce qui équivalait à un deuxième gouvernement turc : avec une influence politique dans l'ancien parlement et une force militaire croissante à l'intérieur du pays, à l'extérieur du pays. de portée des forces alliées et grecques le long de la côte.

Le Premier ministre grec Eleftherios Venizelos se tournait maintenant vers les puissances alliées, auxquelles la Grèce s'était jointe en 1917 pour conclure un traité de paix qui consoliderait les revendications grecques, et peut-être même plus.

Lorsque les négociations sur un traité de paix ottoman ont finalement commencé sérieusement à la conférence de Londres de février 1920, l'alliance de l'Entente était de plus en plus tendue. De vieilles rivalités coloniales, notamment entre la Grande-Bretagne et la France, refont surface. Ces questions avaient été en partie aplanies par des accords d'influence en Syrie, en Palestine et en Irak, mais la situation y était également tendue et instable.

Pour le ministre britannique des Affaires étrangères Lord Curzon, limiter l'influence française était une priorité majeure : leurs intérêts politiques se heurtent aux nôtres dans de nombreux cas. J'ai bien peur que la grande Puissance dont nous aurons le plus à craindre à l'avenir soit la France. (Macmillan, 373)

Pour la Grande-Bretagne, la guerre contre les Ottomans avait été coûteuse et ils avaient fait les frais des combats. Maintenant, le premier ministre David Lloyd George voulait le butin de guerre. Il voulait que les lignes de transport et de communication vitales de la Grande-Bretagne vers l'Inde soient sécurisées et aient accès à la mer Noire. Le moyen d'y parvenir était d'internationaliser le détroit du Bosphore et de soutenir un État grec fort qui soutiendrait la Grande-Bretagne en Méditerranée.

L'ouverture des détroits rendrait également possible d'autres revendications britanniques - la création d'États arménien et kurde en Asie Mineure. Le souvenir du récent génocide arménien aux mains des Turcs a été un facteur de motivation, comme l'a expliqué Lloyd George : ] Empire, notre condition essentielle de la paix que nous devions imposer était la rédemption à jamais des vallées arméniennes du désordre sanglant dont elles avaient été entachées par les infamies des Turcs. (Macmillan, 378)

On espérait que les États-Unis deviendraient le mandat d'une nouvelle Arménie. Les protestants américains, dont le président Woodrow Wilson, avaient entendu des histoires d'oppression musulmane rapportées par des missionnaires, et des millions de dollars avaient été collectés pour les Arméniens. Mais toute Arménie soutenue par l'Occident était impossible sans accès à la mer Noire.

Pour le nouveau Premier ministre français Alexandre Millerand, les grands enjeux étaient financiers. L'Empire ottoman devait toujours à la France d'importantes sommes d'argent, et avec de nouvelles dettes de guerre, la France était impatiente de récupérer son argent et d'obtenir un contrôle étendu des finances ottomanes. Pour Millerand, la présence grecque en Anatolie était un problème. L'instabilité qui a résulté du débarquement de Smyrne a mis en danger les paiements ottomans à la France, car la ville était un centre économique majeur et un port désormais hors du contrôle ottoman. Finalement, la France a demandé le retrait des troupes grecques et leur remplacement par une force internationale. L'Italie, qui en 1920 abandonnait ses plans initiaux d'expansion, accepta.

Et même si Lloyd George favorisait les Grecs, beaucoup de compatriotes ne l'ont pas fait. Edwin Montagu, le secrétaire d'État pour l'Inde, craignait que si Constantinople était donnée aux Grecs, les musulmans de l'Inde britannique pourraient causer des problèmes, car la ville abritait toujours le calife.

Le secrétaire d'État à la Guerre Winston Churchill et le chef d'état-major impérial Henry Wilson ont également estimé que les forces grecques devaient être supprimées, car aucun traité n'était possible tant qu'elles étaient en Anatolie. Mais Lloyd George, qui était dans le Parti libéral, a écarté ces inquiétudes pour des motifs partisans : « Nous devons sécuriser Constantinople et les Dardanelles. Vous ne pouvez pas le faire efficacement sans écraser le pouvoir turc. Bien sûr, les militaires sont contre les Grecs. Ils l'ont toujours été. Ils favorisent les Turcs. Les militaires sont des conservateurs confirmés. C'est la politique des Conservateurs de soutenir les Turcs. C'est pourquoi Henry Wilson, qui est un conservateur de la plus haute croûte, est tellement opposé à ce que nous avons fait. (Riddell 208)

Pour Venizelos, tout le problème de l'instabilité dans la région n'était pas parce que les Grecs étaient en Anatolie, mais parce qu'il n'y avait pas de traité de paix. Une fois la paix signée, les Turcs deviendraient cités "conscients de leur défaite" et la situation se calmerait. Il a plaidé pour un traité sévère, donnant Smyrne à la Grèce, créant des mandats français et italiens, ainsi qu'un grand État arménien. Si la Turquie n'était pas réduite à un petit État faible, il était d'avis que des millions de chrétiens seraient exterminés.

Malgré sa bravade publique, en privé, Venizelos était pessimiste. Il avait le soutien de Lloyd George, mais pas beaucoup plus, et il le savait. Henry Wilson s'est souvenu d'une rencontre dramatique avec Venizelos : paix avec lui. Il m'a supplié de dire à Lloyd George que lui [Venizelos] et la Grèce avaient fini. J'ai dit que je le ferais. Le vieux a fini. (Llewellyn Smith, 116)

Alors que les puissances de l'Entente discutaient du traité entre elles et que les Grecs attendaient avec impatience le résultat, les événements de Constantinople ont rapidement compliqué les problèmes.

Depuis les élections de janvier 1920, les nationalistes turcs avaient une voix puissante au parlement ottoman. Les Britanniques se rendirent compte qu'il était peu probable que l'assemblée soit d'accord avec le type de paix que les Alliés prévoyaient, et ils occupèrent donc officiellement Constantinople en mars 1920 – bien qu'ils y soient officieusement depuis 1918 . Les bâtiments gouvernementaux ont été occupés et certains nationalistes arrêtés. On pouvait désormais compter sur le gouvernement ottoman pour signer le traité de paix souhaité par les Alliés.

Les termes du traité de Sèvres ont été finalisés en avril. La Grande-Bretagne a obtenu la plupart de ce qu'elle voulait, y compris l'internationalisation des détroits et une garantie des États arménien et kurde. La France et l'Italie allaient gagner des sphères d'influence en Anatolie et, plus important encore, de solides concessions financières. Les Grecs devaient gagner la région de la Thrace orientale, tandis que Smyrne devait être administrée par la Grèce mais rester formellement une partie de la Turquie. Au bout de cinq ans, un référendum déciderait de son sort définitif. Comme les autres traités de paix, les Ottomans paieraient des réparations et devaient réduire leurs forces armées à 50 000 hommes et une poignée de petits bateaux. Aucune armée de l'air n'était autorisée.

Pour Mustafa Kemal et les nationalistes, le traité proposé était de l'or politique. Ils pouvaient désormais définir encore plus fortement leur lutte comme une lutte contre l'occupation étrangère. À peine le projet de proposition était-il devenu public, que des rapports ont commencé à émerger des avant-postes britanniques attaqués par les forces nationalistes.

La question de l'application du traité se posait alors sérieusement. Le maréchal Foch a estimé que 27 divisions seraient nécessaires pour vaincre les nationalistes et imposer le traité – bien au-delà des forces dont les Alliés disposaient dans la région. Pendant ce temps, l'opinion publique en Grande-Bretagne, en France et en Italie s'est généralement opposée au renforcement.

Il espérait que s'il promettait aux forces grecques d'aider à vaincre Kemal, il pourrait peut-être convaincre les Alliés d'accorder à la Grèce ce qu'elle voulait. Une victoire claire soulagerait également la pression politique à laquelle il était confronté chez lui pour montrer les résultats de l'opération coûteuse et dangereuse de Smyrne. Les Britanniques et les Français ont accepté de donner leur chance aux Grecs, et Venizelos a semblé reprendre confiance dans la victoire grecque.

C'est donc dans ces circonstances fragiles et une escalade imminente de la guerre gréco-turque que le traité est signé le 10 août 1920, à Sèvres, près de Paris. Mais même si le gouvernement du sultan avait signé, il était clair pour tous que le vrai pouvoir en Turquie appartenait à Kemal, qui a refusé d'accepter les termes. Ce serait la force militaire, plutôt qu'un traité de paix, qui déciderait du sort de l'Asie Mineure.

Les lignes de contrôle militaire en Asie Mineure étaient plus ou moins statiques depuis le débarquement des Grecs et des Alliés dans la première moitié de 1919. Les Grecs sont restés, pour la plupart, à l'intérieur de la ligne Milne à environ 100 km autour de Smyrne. À la mi-1920, les forces grecques dans la zone de Smyrne avaient été renforcées à environ 60 000 hommes, et cette force passerait à plus de 100 000 à la fin de l'année. L'armée grecque a été rejointe par des unités auxiliaires et paramilitaires composées de milices locales grecques et arméniennes. En général, ces bandes pouvaient compter aussi peu que 50 hommes, bien que les guérilleros Mauri Mari - ou "Black Fate" - comptaient environ 5 000 hommes. Les milices combattaient en tant que cavalerie légère ou se livraient à une guérilla à la campagne contre les villageois turcs.

Les forces turques, dont beaucoup étaient également des milices irrégulières, opéraient librement sur le plateau anatolien, et les commandants locaux décidaient souvent quand et où ils frapperaient. Ils ont harcelé les unités grecques, mais ont également attaqué des villages grecs et arméniens. Mais Kemal savait qu'il avait besoin de plus que des milices pour gagner, et il a essayé en 1920 d'absorber ces forces irrégulières dans une armée régulière - ce qui n'a pas toujours bien fonctionné, comme l'a expliqué l'écrivain turc Halide Edib Adivar : « Les soldats de cette armée irrégulière ont reçu de quinze à trente livres par mois, ce qui était trois fois plus que ce qu'on payait à ceux de l'armée régulière. Et les habitués étaient mal vêtus et payés irrégulièrement, en plus d'être soumis à une discipline rigide. N'importe quel soldat pauvre et minable pouvait déserter son bataillon et rejoindre les irréguliers, où l'attendaient un excellent équipement, un bon cheval, un fouet à monture d'argent, une ceinture de cartouches brillantes, une solde meilleure et régulière, ainsi qu'une vie plus facile. Pourquoi quelqu'un devrait-il être un soldat régulier dans de telles conditions ? » (Adivar, 231)

Malgré ces luttes, à la fin de 1920, l'armée régulière turque comptait environ 86 500 hommes avec la conscription d'hommes âgés de 16 à 60 ans remplissant les rangs.

Les forces grecques et turques étaient armées d'un mélange d'armes d'âges différents et de fabrication nationale. Kemal a même affirmé avoir intercepté 40 000 fusils britanniques Lee Enfield destinés aux unités arméniennes et russes blanches, et après la guerre, Kemal enverrait à Lloyd George une lettre sarcastique le remerciant pour sa contribution. Les voitures blindées et les avions étaient d'une utilité limitée sur les champs de bataille d'Anatolie, bien que la force aérienne grecque de 55 avions ait été utilisée pour la reconnaissance. La cavalerie, cependant, était essentielle, en particulier pour les Turcs, qui utilisaient les petits poneys anatoliens robustes pour frapper les trains de ravitaillement grecs et les zones arrière.

Ce sont donc ces deux forces qui s'affronteront lors de l'offensive grecque à venir à l'été 1920. Le moral des Grecs avait souffert jusqu'à présent, puisqu'ils devaient rester derrière la ligne Milne et étaient frustrés de ne pas pouvoir riposter lorsqu'ils étaient attaqués par les Turcs. irréguliers, qui pourraient s'échapper vers l'est à travers la ligne. En juin, tout allait changer.

Bien que les Alliés et les Grecs aient accepté une attaque grecque pour vaincre Kemal, il y avait encore des inquiétudes politiques sur la façon de la justifier, d'autant plus que la plupart des publics occidentaux avaient peu d'estomac pour plus de combats. Un affrontement entre les troupes britanniques et les irréguliers turcs le 14 juin près d'Izmit a fourni une justification appropriée. Le général britannique Milne a appelé des renforts, mais n'en ayant aucun disponible, les Grecs ont proposé leur aide. La Grande-Bretagne et la France ont donné leur approbation tacite pour que les Grecs franchissent la ligne Milne et frappent l'intérieur de l'Anatolie pour vaincre Kemal. Les Grecs allaient prétendre qu'ils répondaient simplement aux provocations turques, ce qui justifierait l'offensive des publics alliés. Ce plan n'a cependant pas impressionné tout le monde. Lord Curzon, désormais de plus en plus opposé à Lloyd George, n'était pas optimiste : « Venizelos pense que ses hommes vont balayer les Turcs dans les montagnes. Je doute qu'il en soit ainsi. (Dockrill, 210)

Le 22 juin, les forces grecques traversèrent la ligne Milne en deux axes principaux, et au début, leurs objectifs étaient relativement conservateurs. Ce n'était pas encore une poussée totale pour la base nationaliste d'Ankara. L'attaque principale était d'avancer au nord-est vers Bandirma

Mais à ce stade, les délégués italiens et français demandent l'arrêt de la campagne.

Sur le plan militaire, la Grèce avait désormais deux options. Ils pourraient tenir bon en Anatolie et terminer la capture de la Thrace orientale, ou ignorer la Thrace et se concentrer sur l'Anatolie. Le commandant grec Leonidas Paraskevopoulos a suggéré d'avancer en Anatolie, vers Ankara et Konya. En capturant les principaux chemins de fer de cette zone, les Grecs pourraient priver Kemal d'un soutien logistique, tout en divisant ses forces de part et d'autre du désert d'Anatolie centrale. Paraskevopoulos a estimé que de nombreux habitants ne soutenaient pas pleinement Kemal et qu'une avancée rapide était nécessaire pour profiter de la désorganisation turque.

Venizelos, en revanche, était hésitant. Il avait espéré que les troupes grecques seraient placées sous commandement britannique, mais cela ne s'était pas produit. Il avait également espéré que la petite armée du sultan, l'armée du califat, combattrait aux côtés des Grecs, mais elle s'était désintégrée et avait majoritairement rejoint les nationalistes. Et avec une élection imminente en Grèce, Venizelos était sous pression nationale pour démobiliser l'armée. Il a donc fait appel à Lloyd George pour qu'il engage plus de troupes britanniques et occupe une plus grande partie de la Turquie - mais cela non plus ne s'est pas réalisé.

Ainsi, au début de l'automne, la Grèce semblait avoir les Turcs en fuite – et pendant les combats, les deux parties ont accusé l'autre d'avoir commis des atrocités contre des civils. Les forces turques ont offert une résistance sporadique à l'armée grecque avant la chute d'Usak, mais après cela, Kemal lui-même a pris le commandement, prêt à riposter.

Pour la plupart, pendant l'offensive grecque, les forces irrégulières turques s'étaient retirées face à la puissance de feu grecque supérieure et se sont limitées à des contre-attaques opportunistes. Malgré cela, les forces nationalistes ont attaqué la station balnéaire de Beykoz juste à côté de Constantinople le 5 juillet, faisant prisonnier un officier britannique. Des incidents comme celui-ci ont donné lieu à des reportages dramatiques dans les médias : le New York Times, par exemple, a accusé les Turcs d'avoir pris des dizaines de femmes en otages, et les Britanniques de menacer de détruire des mosquées par des bombardements aériens.

Au début de l'automne 1920, les forces turques avaient été évacuées d'une grande partie de l'ouest de l'Anatolie et repoussées vers le plateau central. Mais ce n'était en aucun cas un désastre, car les Turcs avaient subi des pertes minimes et avaient encore beaucoup de territoire derrière eux pour une profondeur stratégique. Et plus les Grecs avançaient, plus leurs lignes d'approvisionnement vulnérables s'étiraient. Le 24 octobre, Kemal lance une contre-attaque sur la rivière Gediz avec environ 7 300 hommes, 29 mitrailleuses et 18 pièces d'artillerie. Bien que les Grecs aient pu résister à la pression, cela montrait que Kemal n'avait pas été vaincu et que son armée devenait de plus en plus forte.

Avec l'arrêt de l'avance grecque, Kemal s'est concentré sur la sécurisation de sa frontière orientale, où les forces arméniennes combattaient également les Turcs nationalistes dans la guerre turco-arménienne. En octobre, les forces turques traversèrent l'ancienne frontière tsariste, capturant Kars. Cela a renouvelé le cycle de violence ethnique qui avait dévasté la région pendant le génocide arménien aux mains des Turcs, et à nouveau lorsque les forces arméniennes sont revenues après 1918 et se sont vengées. L'entente de Kemal avec la Russie bolchevique a été couronnée de succès et l'Arménie a été écrasée entre les forces turques et bolcheviques en novembre. Malgré les plans des Alliés pour un grand État arménien dans le traité de Sèvres, ils ont fourni peu d'aide lors de la défaite de l'Arménie. Les États-Unis n'avaient pas adhéré à la Société des Nations, ce qui faisait de l'idée d'un protectorat américain sur l'Arménie une chimère, et ils furent bientôt forcés de devenir une République soviétique.

Les flancs nord et est de Kemal étant désormais sécurisés, il pouvait désormais concentrer toutes ses forces, y compris sa nouvelle armée régulière, sur le front avec la Grèce. À l'approche de l'hiver, les deux parties se sont retranchées et ont planifié leur prochain mouvement. Venizelos avait remporté une victoire militaire, mais Kemal avait conservé sa base et s'améliorait et agrandissait son armée à un rythme que les Grecs ne pouvaient espérer égaler à long terme. L'avenir était incertain, mais une chose était sûre, aucun traité de paix n'était en vue.

L'échec du traité de Sèvres n'a pas échappé aux puissances alliées. Lloyd George soutenait toujours les Grecs, mais pas les Français et les Italiens, et se distancia de la Grèce avant même le début de l'offensive de l'été. Les troupes françaises combattaient Kemal dans la zone d'occupation française sur la côte sud de la Turquie, mais voulaient maintenant partir pour pouvoir se concentrer sur la Syrie. Les Français espéraient obtenir les concessions économiques et financières qu'ils voulaient de Kemal en échange du retrait de leurs forces. L'Italie était aux prises avec de violents problèmes politiques internes et ne voulait pas voir un puissant rival grec en Méditerranée - en fait, les Italiens ont même envisagé d'aider Kemal pour empêcher les Grecs de devenir trop forts. Soutenir la Grèce et le traité de Sèvres n'était plus dans l'intérêt national de l'Italie ou de la France. Avec les Britanniques divisés et les Américains absents, Sèvres était vouée à l'échec.

Le traité de Sèvres est devenu la paix qui n'a jamais été. Il a été dépassé par les événements, non seulement les intérêts changeants des Alliés, mais la puissance croissante de Kemal et de la Turquie nationaliste. Le traité était clairement inapplicable et n'a jamais été ratifié après sa signature : selon les mots de l'historien A.E. Montgomery : « Le traité de Sèvres était mort-né.

les Alliés ne s'engageaient plus dans une politique commune, et les Grecs isolés et exposés. Il avait survécu à l'offensive de l'été et était maintenant prêt à rassembler ses forces et à riposter contre les Grecs l'année suivante.

Malgré les difficultés pour les Grecs, ils s'accrochaient toujours à l'espoir que leurs victoires en 1920 et le soutien continu de la Grande-Bretagne pourraient encore sauver la cause grecque. Malheureusement pour Venizelos, une bagarre entre un chien et un singe aurait bientôt des conséquences inattendues et désastreuses pour sa vision de la Grande Grèce.

Halide Edib Adivar, L'épreuve turque : être la suite des mémoires d'Halidé Edib, (Piscataway : Gorgias Press, 2012)

Jean Darwin, Grande-Bretagne, Egypte et Moyen-Orient, (Londres : Macmillan Press, 1981)

M.L. Dockrill et J.D. Goold. La paix sans promesse : la Grande-Bretagne et les conférences de la paix, 1919-1923 (Connecticut : Hamden, 1981)

TG Fraser, Andrew Mango et Robert McNamara, Les créateurs du Moyen-Orient moderne, (Londres : Gingko Library, 2015)

Phillip S Jowett, « Armées de la guerre gréco-turque : 1919-122 » Hommes d'armes, n° 501, (2015)

Michael Llewellyn Smith, Vision Ionienne : la Grèce en Asie Mineure 1919-1922, (Londres : Allen Lane, 1973)

Marguerite Macmillan, Paris 1919 : six mois qui ont changé le monde, (Londres : Macmillan, 2019)

A.E. Montgomery, « La fabrique du traité de Sèvres du 10 août 1920 » Le Journal Historique Vol. 15, n° 4 (décembre 1972)

New York Times, "Les nationalistes turcs capturent Beicos" (6 juillet 1920) https://timesmachine.nytimes.com/timesmachine/1920/07/07/102866909.pdf

George Riddell, Journal intime de Lord Riddell de la Conférence de la paix et après : 1918-1923, (Londres : Victor Gollancz Ltd, 1933)


Contenu

Conflits sociaux Modifier

L'Europe est devenue dominée par les États-nations avec la montée du nationalisme en Europe. L'Empire ottoman était un empire religieux. Le XIXe siècle a vu la montée du nationalisme sous l'Empire ottoman qui a abouti à l'établissement d'une Grèce indépendante en 1821, de la Serbie en 1835 et de la Bulgarie en 1877-1878. Beaucoup de musulmans locaux dans ces pays sont morts pendant les conflits et les massacres tandis que d'autres ont fui. Contrairement aux nations européennes, l'Empire ottoman n'a pas tenté d'intégrer les peuples conquis par l'assimilation culturelle. [2] La Porte n'avait pas de politique officielle de conversion à l'islam des non-musulmans des Balkans ou d'Anatolie. Au lieu de cela, la politique ottomane consistait à régner à travers le système du mil, composé de communautés confessionnelles pour chaque religion. [une]

L'Empire n'a jamais intégré économiquement ses conquêtes et n'a donc jamais établi de lien contraignant avec ses sujets. [2] Entre 1828 et 1908, l'Empire a tenté de rattraper l'industrialisation et l'émergence rapide d'un marché mondial en réformant l'État et la société. L'ottomanisme, issu des Jeunes Ottomans et inspiré par Montesquieu, Rousseau et la Révolution française, prônait l'égalité entre les millets et affirmait que ses sujets étaient égaux devant la loi. Les partisans de l'ottomanisme croyaient accepter toutes les ethnies et religions distinctes comme Ottomans pourrait résoudre des problèmes sociaux. [4] Suite aux réformes Tanzimat, des changements majeurs ont été introduits dans la structure de l'Empire. L'essence du système du mil n'a pas été démantelée, mais des organisations et des politiques laïques ont été appliquées. L'enseignement primaire et la conscription ottomane devaient être appliqués aussi bien aux non-musulmans qu'aux musulmans. Michael Hechter soutient que la montée du nationalisme dans l'Empire ottoman était le résultat d'une réaction contre les tentatives ottomanes d'instituer des formes de gouvernement plus directes et centrales sur des populations qui avaient auparavant une plus grande autonomie. [5]

Problèmes économiques Modifier

Les capitulations ont été la principale discussion de la période. On croyait que l'aide étrangère entrante avec capitulation pourrait profiter à l'Empire. Les fonctionnaires ottomans, représentant différentes juridictions, recherchaient des pots-de-vin à chaque occasion et retenaient le produit d'un système fiscal vicieux et discriminatoire, qui ruinait chaque industrie en difficulté par la corruption, et luttait contre toute démonstration d'indépendance de la part des nombreux peuples assujettis de l'Empire.

La dette publique ottomane faisait partie d'un plan plus large de contrôle politique, à travers lequel les intérêts commerciaux du monde avaient cherché à obtenir des avantages qui n'étaient peut-être pas dans l'intérêt de l'Empire. La dette était administrée par l'Administration de la dette publique ottomane et son pouvoir a été étendu à la Banque impériale ottomane (ou banque centrale). La dette totale d'Empire avant la guerre était de 716 000 000 $. La France avait 60 pour cent du total. L'Allemagne a 20 pour cent. Le Royaume-Uni en possédait 15 pour cent. L'Administration de la dette ottomane contrôlait bon nombre des revenus importants de l'Empire. Le Conseil avait le pouvoir sur les affaires financières, son contrôle s'étendait même à la détermination de l'impôt sur le bétail dans les districts.

1908 Abdul Hamid Modifier

Le sultan Abdul Hamid a établi la monarchie constitutionnelle en 1876 pendant ce qu'on appelle la première ère constitutionnelle. Ce système a été aboli deux ans plus tard en 1878.

Révolution des Jeunes Turcs Modifier

En juillet 1908, la Révolution Jeune-Turc changea la structure politique de l'Empire. Les Jeunes Turcs se sont rebellés contre le règne absolu du sultan Abdul Hamid II pour établir la deuxième ère constitutionnelle. Le 24 juillet 1908, le sultan Abdul Hamid II capitule de son poste et rétablit la constitution ottomane de 1876.

La révolution a créé la démocratie multipartite. Autrefois clandestin, le mouvement Jeune-Turc a déclaré ses partis. [6] ( p32 ) Parmi eux le « Comité Union et Progrès » (CUP), et le « Parti de la Liberté et de l'Accord » également connu sous le nom d'Union libérale ou Entente libérale (LU).

Au départ, il y avait un désir de rester unifié, et les groupes concurrents souhaitaient maintenir un pays commun. L'Organisation révolutionnaire interne macédonienne a collaboré avec les membres du "CUP", et les Grecs et les Bulgares ont rejoint le deuxième plus grand parti, le "LU". The Bulgarian federalist wing welcomed the revolution, and they later joined mainstream politics as the People's Federative Party (Bulgarian Section). The former centralists of the IMRO formed the Bulgarian Constitutional Clubs, and, like the PFP, they participated in 1908 Ottoman general election.

New Parliament Edit

1908 Ottoman general election was preceded by political campaigns. In the summer of 1908, a variety of political proposals were put forward by the CUP. The CUP stated in its election manifesto that it sought to modernize the state by reforming finance and education, promoting public works and agriculture, and the principles of equality and justice. [7] Regarding nationalism, (Armenian, Kurd, Turkic..) the CUP identified the Turks as the "dominant nation" around which the empire should be organized, not unlike the position of Germans in Austria-Hungary. According to Reynolds, only a small minority in the Empire occupied themselves with Pan-Turkism. [8]

1908 Ottoman general election held in October and November 1908. CUP-sponsored candidates were opposed by the LU. The latter became a centre for those opposing the CUP. Sabaheddin Bey, who returned from his long exile, believed that in non-homogeneous provinces a decentralized government was best. LU was poorly organized in the provinces, and failed to convince minority candidates to contest the election under LU banner it also failed to tap into the continuing support for the old regime in less developed areas. [7]

During September 1908, the important Hejaz Railway opened, construction of which had started in 1900. Ottoman rule was firmly re-established in Hejaz and Yemen with the railroad from Damascus to Medina. Historically, Arabia's interior was mostly controlled by playing one tribal group off against another. As the railroad finished, opposing Wahhabi Islamic fundamentalists reasserted themselves under the political leadership of Abdul al-Aziz Ibn Saud.

Christian communities of the Balkans felt that the CUP no longer represented their aspirations. They had heard the CUP's arguments before, under the Tanzimat reforms:

Those in the vanguard of reform had appropriated the notion of Ottomanism, but the contradictions implicit in the practical realization of this ideology – in persuading Muslims and non-Muslims alike that the achievement of true equality between them entailed the acceptance by both of obligations as well as rights – posed CUP a problem. October 1908 saw the new regime suffer a significant blow with the loss of Bulgaria, Bosnia, and Crete, over which the empire still exercised nominal sovereignty. [7]

The system became multi-headed, with old and new structures coexisting, until the CUP took full control of the government in 1913 and, under the chaos of change, power was exercised without accountability.

Annexations Edit

The de jure Bulgarian Declaration of Independence on 5 October [O.S. 22 September] 1908 from the Empire was proclaimed in the old capital of Tarnovo by Prince Ferdinand of Bulgaria, who afterwards took the title "Tsar".

The Bosnian crisis on 6 October 1908 erupted when Austria-Hungary announced the annexation of Bosnia and Herzegovina, territories formally within the sovereignty of the Empire. This unilateral action was timed to coincide with Bulgaria's declaration of independence (5 October) from the Empire. The Ottoman Empire protested Bulgaria's declaration with more vigour than the annexation of Bosnia-Herzegovina, which it had no practical prospects of governing. A boycott of Austro-Hungarian goods and shops occurred, inflicting commercial losses of over 100,000,000 kronen on Austria-Hungary. Austria-Hungary agreed to pay the Ottomans ₤2.2 million for the public land in Bosnia-Herzegovina. [9] Bulgarian independence could not be reversed.

Just after the revolution in 1908, the Cretan deputies declared union with Greece, taking advantage of the revolution as well as the timing of Zaimis's vacation away from the island. [10] 1908 ended with the issue still unresolved between the Empire and the Cretans. In 1909, after the parliament elected its governing structure (first cabinet), the CUP majority decided that if order was maintained and the rights of Muslims were respected, the issue would be solved with negotiations.

CUP Government Edit

The Senate of the Ottoman Empire was opened by the Sultan on 17 December 1908. The new year brought the results of 1908 elections. Chamber of Deputies gathered on 30 January 1909. CUP needed a strategy to realize their Ottomanist ideals. [7] The task of stopping the collapse of the Empire became the majority seat holder CUP's burden. However, the new system may have arrived too late to have any impact. The Empire was already in constant conflict and only four years remained before the Great War ignited.

In 1909, public order laws and police were unable to maintain order protesters were prepared to risk reprisals to express their grievances. In the three months following the inauguration of the new regime there were more than 100 strikes, constituting three-quarters of the labor force of the Empire, mainly in Constantinople and Salonika (Thessaloniki). During previous strikes (Anatolian tax revolts in 1905-1907) the Sultan remained above criticism and bureaucrats and administrators were deemed corrupt this time CUP took the blame. In the parliament LU accused the CUP of authoritarianism. Abdul Hamid's Grand Viziers Said and Kâmil Pasha and his Foreign Minister Tevfik Pasha continued in the office. They were now independent of the Sultan and were taking measures to strengthen the Porte against the encroachments of both the Palace and the CUP. Said and Kâmil were nevertheless men of the old regime. [7]

After nine months into the new government, discontent found expression in a fundamentalist movement which attempted to dismantle Constitution and revert it with a monarchy. The Ottoman counter-coup of 1909 gained traction when Sultan promised to restore the Caliphate, eliminate secular policies, and restore the rule of Islamic law, as the mutinous troops claimed. CUP also eliminated the time for religious observance. [7] Unfortunately for the advocates of representative parliamentary government, mutinous demonstrations by disenfranchised regimental officers broke out on 13 April 1909, which led to the collapse of the government. [6] ( p33 ) On 27 April 1909 counter-coup put down by "31 March Incident" using the 11th Salonika Reserve Infantry Division of the Third Army. Some of the leaders of Bulgarian federalist wing like Sandanski and Chernopeev participated in the march on Capital to depose the "attempt to dismantle constitution". [11] Abdul Hamid II was removed from the throne, and Mehmed V became the Sultan.

The Albanians of Tirana and Elbassan, where the Albanian National Awakening spread, were among the first groups to join the constitutional movement. Hoping that it would gain their people autonomy within the empire. However, due to shifting national borders in the Balkans, the Albanians had been marginalized as a nation-less people. The most significant factor uniting the Albanians, their spoken language, lacked a standard literary form and even a standard alphabet. Under the new regime the Ottoman ban on Albanian-language schools and on writing the Albanian language lifted. The new regime also appealed for Islamic solidarity to break the Albanians' unity and used the Muslim clergy to try to impose the Arabic alphabet. The Albanians refused to submit to the campaign to "Ottomanize" them by force. As a consequence, Albanian intellectuals meeting, the Congress of Manastir on 22 November 1908, chose the Latin alphabet as a standard script.

1909–1918 Mehmed V Edit

After the 31 March Incident in 1909, the Sultan Abdul Hamid II was overthrown. [12]

Constitutional revision Edit

On 5 August 1909, the revised constitution was granted by the new Sultan Mehmed V. This revised constitution, as the one before, proclaimed the equality of all subjects in the matter of taxes, military service (allowing Christians into the military for the first time), and political rights. The new constitution was perceived as a big step for the establishment of a common law for all subjects. The position of Sultan was greatly reduced to a figurehead, while still retaining some constitutional powers, such as the ability to declare war. [13] The new constitution, aimed to bring more sovereignty to the public, could not address certain public services, such as the Ottoman public debt, the Ottoman Bank or Ottoman Public Debt Administration because of their international character. The same held true of most of the companies which were formed to execute public works such as Baghdad Railway, tobacco and cigarette trades of two French companies the "Regie Company", and "Narquileh tobacco".

Italian War, 1911 Edit

Italy declared war, the Italo-Turkish War, on the Empire on 29 September 1911, demanding the turnover of Tripoli and Cyrenaica. The empire's response was weak so Italian forces took those areas on 5 November of that year (this act was confirmed by an act of the Italian Parliament on 25 February 1912). Although minor, the war was an important precursor of World War I as it sparked nationalism in the Balkan states.

Ottomans were losing their last directly ruled African territory. The Italians also sent weapons to Montenegro, encouraged Albanian dissidents, seized Rhodes and the other. [ éclaircissements nécessaires ] [13] Seeing how easily the Italians had defeated the disorganized Ottomans, the members of the Balkan League attacked the Empire before the war with Italy had ended.

On 18 October 1912, Italy and the Empire signed a treaty in Ouchy near Lausanne. Often called Treaty of Ouchy, but also named as the First Treaty of Lausanne.

Elections, 1912 Edit

The Liberal Union was in power sharing when the First Balkan War broke out in October. The Committee of Union and Progress won landslide the 1912 Ottoman general election. In this election CUP proved/developed into a real political party. Decentralization (the Liberal Union's position) was rejected and all effort was directed toward streamline of the government, streamlining the administration (bureaucracy), and strengthening the armed forces. The CUP, which got the public mandate from the electrode, did not compromise with minority parties like their predecessors (that is being Sultan Abdul Hamid) had been. [13] The first three years of relations between the new regime and the Great Powers were demoralizing and frustrating. The Powers refused to make any concessions over the Capitulations and loosen their grip over the Empire's internal affairs. [14]

When the Italian War and the counterinsurgency operations in Albania and Yemen began to fail, a number of high-ranking military officers, who were unhappy with the counterproductive political involvement in these wars, formed a political committee in the capital. Calling itself the Group of Liberating Officers or Savior Officers, its members were committed to reducing the autocratic control wielded by the CUP over military operations. Supported by the Liberal Union in parliament, these officers threatened violent action unless their demands were met. Said Pasha resigned as Grand Vizier on 17 July 1912, and the government collapsed. A new government, so called the "Great government", was formed by Ahmet Muhtar Pasha. The members of the government were prestigious statesmen, technocrat government, and they easily received the vote of confidence. This CUP excluded from cabinet posts. [6] ( p101 )

The 1912 Mürefte earthquake occurred causing 216 casualties on 9 August 1912. The Ottoman Aviation Squadrons established by largely under French guidance in 1912. [13] Squadrons were established in a short time as Louis Blériot and the Belgian pilot Baron Pierre de Caters performed the first flight demonstration in the Empire on 2 December 1909.

Balkan Wars, 1912–1913 Edit

The three new Balkan states formed at the end of the 19th century and Montenegro, sought additional territories from the Albania, Macedonia, and Thrace regions, behind their nationalistic arguments. The incomplete emergence of these nation-states on the fringes of the Empire during the nineteenth century set the stage for the Balkan Wars. On 10 October 1912 the collective note of the powers was handed. CUP responded to demands of European powers on reforms in Macedonia on 14 October. [15] Before further action could be taken war broke out.

While Powers were asking Empire to reform Macedonia, under the encouragement of Russia, a series of agreements were concluded: between Serbia and Bulgaria in March 1912, between Greece and Bulgaria in May 1912, and Montenegro subsequently concluded agreements between Serbia and Bulgaria respectively in October 1912. The Serbian-Bulgarian agreement specifically called for the partition of Macedonia which resulted in the First Balkan War. A nationalist uprising broke out in Albania, and on 8 October, the Balkan League, consisting of Serbia, Montenegro, Greece and Bulgaria, mounted a joint attack on the Empire, starting the First Balkan War. The strong march of the Bulgarian forces in Thrace pushed the Ottoman armies to the gates of Constantinople. The Second Balkan War soon followed. Albania declared independence on 28 November.

The empire agreed to a ceasefire on 2 December, and its territory losses were finalized in 1913 in the treaties of London and Bucharest. Albania became independent, and the Empire lost almost all of its European territory (Kosovo, Sanjak of Novi Pazar, Macedonia and western Thrace) to the four allies. These treaties resulted in the loss of 83 percent of their European territory and almost 70 percent of their European population. [16]

Inter-communal conflicts, 1911–1913 Edit

In the two-year period between September 1911 and September 1913 ethnic cleansing sent hundreds of thousands of Muslim refugees, or muhacir, streaming into the Empire, adding yet another economic burden and straining the social fabric. During the wars, food shortages and hundreds of thousands of refugees haunted the empire. After the war there was a violent expel of the Muslim peasants of eastern Thrace. [16]

Cession of Kuwait and Albania, 1913 Edit

The Anglo-Ottoman Convention of 1913 was a short-lived agreement signed in July 1913 between the Ottoman sultan Mehmed V and the British over several issues. However the status of Kuwait that came to be the only lasting result, as its outcome was formal independence for Kuwait.

Albania had been under Ottoman rule since about 1478. When Serbia, Montenegro, and Greece laid claim to Albanian-populated lands during Balkan Wars, the Albanians declared independence. [17] The European Great Powers endorsed an independent Albania in 1913, after the Second Balkan War leaving outside the Albanian border more than half of the Albanian population and their lands, that were partitioned between Montenegro, Serbia and Greece. They were assisted by Aubrey Herbert, a British MP who passionately advocated their cause in London. As a result, Herbert was offered the crown of Albania, but was dissuaded by the British prime minister, H. H. Asquith, from accepting. Instead the offer went to William of Wied, a German prince who accepted and became sovereign of the new Principality of Albania. Albania's neighbours still cast covetous eyes on this new and largely Islamic state. [16] The young state, however, collapsed within weeks of the outbreak of World War I. [17]

CUP takes control Edit

At the turn of 1913, the Ottoman Modern Army failed at counterinsurgencies in the periphery of the empire, Libya was lost to Italy, and Balkan war erupted in the fall of 1912. LU flexed its muscles with the forced dissolution of the parliament in 1912. The signs of humiliation of the Balkan wars worked to the advantage of the CUP [18] The cumulative defeats of 1912 enabled the CUP to seize control of the government.

The Liberal Union Party presented the peace proposal to the Ottoman government as a collective démarche, which was almost immediately accepted by both the Ottoman cabinet and by an overwhelming majority of the parliament on 22 January 1913. [6] ( p101 ) The 1913 Ottoman coup d'état (23 January), was carried out by a number of CUP members led by Ismail Enver Bey and Mehmed Talaat Bey, in which the group made a surprise raid on the central Ottoman government buildings, the Sublime Porte (Turkish: Bâb-ı Âlî). During the coup, the Minister of the Navy Nazım Pasha was assassinated and the Grand Vizier, Kâmil Pasha, was forced to resign. The CUP established tighter control over the faltering Ottoman state. [6] ( p98 ) Mahmud Sevket Pasha was assassinated just in 5 months after the coup in June 1913. LU supporters had been involved in the assassination their crush followed. Cemal Pasha was responsible for executing revenge. The execution of former officials had been an exception since the Tanzimat (1840s) period the punishment was the exile. The public life could not be far more brutish 75 years after the Tanzimat. [18] The Foreign Ministry was always occupied by someone from the inner circle of the CUP except for the interim appointment of Muhtar Bey. Said Halim Pasha who was already Foreign Minister, became Grand Vizier in June 1913 and remained in office until October 1915. He was succeeded in the Ministry by Halil.

In May 1913 German military mission assigned Otto Liman von Sanders to help train and reorganize the Ottoman army. Otto Liman von Sanders was assigned to reorganize the First Army, his model to be replicated to other units as an advisor [he took the command of this army in November 1914] and began working on its operational area which was the straits. This became a scandal and intolerable for St. Petersburg. The Russian Empire developed a plan for invading and occupying the Black Sea port of Trabzon or the Eastern Anatolian town of Bayezid in retaliation. To solve this issue Germany demoted Otto Liman von Sanders to a rank that he could barely command an army corps. If there was no solution through Naval occupation of Constantinople, the next Russian idea was to improve the Russian Caucasus Army.

Elections, 1914 Edit

The Empire lost territory in the Balkans, where many of its Christian voters were based before the 1914 elections. The CUP made efforts to win support in the Arab provinces by making conciliatory gestures to Arab leaders. Weakened Arab support for the LU and enabled the CUP to call elections with unionists holding the upper hand. After 1914 elections, the democratic structure had a better representation in the parliament the parliament that emerged from the elections in 1914 reflected better ethnic composition of the Ottoman population There were more Arab deputies, which were under-represented in previous parliaments. The CUP had a majority government. The Ottoman imperial government was established in January 1914. Ismail Enver became a Pasha and was assigned as the Minister of War Ahmet Cemal who was the military governor of Constantinople became Minister for the Navy and once a postal official Talaat became the Minister of the Interior. These Three Pashas would maintain de facto control of the Empire as a military regime and almost as a personal dictatorship under Enver Pasha during the World War I. Until the 1919 Ottoman general election, any other input into the political process was restricted with the outbreak of the World War I. [18] The 1914 Burdur earthquake occurred on 4 October 1914.

Local-Regional politics Edit

Arab politics Edit

The Hauran Druze Rebellion was a violent Druze uprising in the Syrian province, which erupted in 1909. The rebellion was led by the al-Atrash family, in an aim to gain independence. A business dispute between Druze chief Yahia bey Atrash in the village of Basr al-Harir escalated into a clash of arms between the Druze and Ottoman-backed local villagers. [19] Though it is the financial change during second constitutional area the spread of taxation, elections and conscription, to areas already undergoing economic change caused by the construction of new railroads, provoked large revolts, particularly among the Druzes and the Hauran. [20] Sami Pasha al-Farouqi arrived in Damascus in August 1910, leading an Ottoman expeditionary force of some 35 battalions. [19] The resistance collapsed. [19]

In 1911, Muslim intellectuals and politicians formed "The Young Arab Society", a small Arab nationalist club, in Paris. Its stated aim was "raising the level of the Arab nation to the level of modern nations." In the first few years of its existence, al-Fatat called for greater autonomy within a unified Ottoman state rather than Arab independence from the empire. Al-Fatat hosted the Arab Congress of 1913 in Paris, the purpose of which was to discuss desired reforms with other dissenting individuals from the Arab world. They also requested that Arab conscripts to the Ottoman army not be required to serve in non-Arab regions except in time of war. However, as the Ottoman authorities cracked down on the organization's activities and members, al-Fatat went underground and demanded the complete independence and unity of the Arab provinces. [21]

Nationalist movement become prominent during this Ottoman period, but it has to be mentionas that this was among Arab nobles and common Arabs considered themselves loyal subjects of the Caliph. [22] ( p229 ) Instead of Ottoman Caliph, the British, for their part, incited the Sharif of Mecca to launch the Arab Revolt during the First World War. [22] ( pp8–9 )

Armenian politics Edit

In 1908, the Armenian Revolutionary Federation (ARF) or Dashnak Party embraced a public position endorsing participation and reconciliation in the Imperial Government of the Ottoman Empire and the abandonment of the idea of an independent Armenia. Stepan Zorian and Simon Zavarian managed the political campaign for the 1908 Ottoman Elections. ARF field workers were dispatched to the provinces containing significant Armenian populations for example, Drastamat Kanayan (Dro), went to Diyarbakir as a political organizer. The Committee of Union and Progress could only able to bring 10 Armenian representatives to the 288 seats in the 1908 Ottoman general election. The other 4 Armenians represented parties with no ethnic affiliation. The ARF was aware that the elections were shaky ground and maintained its political direction and self-defence mechanism intact and continued to smuggle arms and ammunition. [6] ( p33 )

On 13 April 1909, while Constantinople was dealing with the consequences of Ottoman countercoup of 1909 an outbreak of violence, known today as the Adana Massacre shook in April the ARF-CUP relations to the core. On 24 April the 31 March Incident and suppression of the Adana violence followed each other. The Ottoman authorities in Adana brought in military forces and ruthlessly stamped out both real opponents, while at the same time massacring thousands of innocent people. In July 1909, the CUP government announced the trials of various local government and military officials, for "being implicated in the Armenian massacres.".

On 15 January 1912, the Ottoman parliament dissolved and political campaigns began almost immediately. Andranik Ozanian participated in the Balkan Wars of 1912–1913 alongside general Garegin Nzhdeh as a commander of Armenian auxiliary troops. Andranik met revolutionist Boris Sarafov and the two pledged to work jointly for the oppressed peoples of Armenia and Macedonia. Andranik participated in the First Balkan War alongside Garegin Nzhdeh as a Chief Commander of 12th Battalion of Lozengrad Third Brigade of the Macedonian-Adrianopolitan militia under the command of Colonel Aleksandar Protogerov. His detachment consisted of 273 Armenian volunteers. On 5 May 1912, the Armenian Revolutionary Federation officially severed the relations with the Ottoman government a public declaration of the Western Bureau printed in the official announcement was directed to "Ottoman Citizens." The June issue of Droshak ran an editorial about it. [6] ( p35 ) Shortly after the war started, rumours surfaced that Armenians fighting together with the Bulgarians near Kavala had massacred Muslims. There were overwhelming numbers of Armenians who served the Empire units with distinction during Balkan wars. The ARF quickly disproved 273 Armenian volunteers of Macedonian-Adrianopolitan militia from killing Muslims by pointing out that there were no Armenian names in the list of those accused and published telegrams and testimonials from the Armenians in the Ottoman units. [6] ( pp89–90 )

In October 1912, George V of Armenia engaged in negotiations with General Illarion Ivanovich Vorontsov-Dashkov to discuss Armenian reforms inside the Russian Empire. In December 1912, Kevork V formed the Armenian National Delegation and appointed Boghos Nubar. The delegation established itself in Paris. Another member appointed to the delegation was James Malcolm who resided in London and became the delegation's point man in its dealings with the British. In early 1913, Armenian diplomacy shaped as Boghos Nubar was to be responsible for external negotiations with the European governments, while the Political Council "seconded by the Constantinople and Tblisi Commissions" were to negotiate the reform question internally with the Ottoman and Russian governments. [6] ( p99 ) The Armenian reform package was established in February 1914 based on the arrangements nominally made in the Treaty of Berlin (1878) and the Treaty of San Stefano.

During the Spring of 1913, the provinces faced increasingly worse relations between Kurds and Armenians that created an urgent need for the ARF to revive its self-defence capability. In 1913, the Social Democrat Hunchakian Party (followed by other Ottoman political parties) changed its policy and stopped cooperating with the Committee of Union and Progress, moving out of the concept of Ottomanism and developing its own kind of nationalism. [23]

The plan called for the unification of the Six Vilayets and the nomination of a Christian governor and religiously balanced council over the unified provinces, the establishment of a second Gendarmerie over Ottoman Gendarmerie commanded by European officers, the legalization of the Armenian language and schools, and the establishment of a special commission to examine land confiscations empowered to expel Muslim refugees. The most important clause was obligating the European powers to enforce the reforms, by overriding the regional governments. [b] [6] ( pp104–105 )


Ottoman Empire signs treaty with Allies - HISTORY

Weatherkiss: Why did Constantinople get the works?

Perhaps we should involve ourselves more in their affairs.

Weatherkiss: Why did Constantinople get the works?

None ya beeswax. But ask the Turks

shoegaze99: If you build an industrial complex in South Africa you can keep the Germans from taking Africa, securing the Mediterranean

How far is South Africa from the Mediterranean?

Not a trick question. Take your time.

shoegaze99: If you build an industrial complex in South Africa you can keep the Germans from taking Africa, securing the Mediterranean and forcing the Germans to put all their focus on the endless piles of infantry the Russian player will put on the board.

But then you're surrendering Southeast Asia to the Japanese!

jaytkay : shoegaze99: If you build an industrial complex in South Africa you can keep the Germans from taking Africa, securing the Mediterranean

How far is South Africa from the Mediterranean?

Not a trick question. Take your time.

True, South Africa is better for holding and capturing African colonies, unless you are really willing to stretch the game out.

On October 30, 1918, aboard the British battleship Agamemnon

Wow, that is god-tier trolling by the British. And British-tier cultural appropriation at the same time.

You're confusing your wars, subby.

WWII was Axis vs Allies. WWI was Triple Entente vs Triple Alliance.

And the Ottomans weren't actually members of the Alliance.

FrancoFile: You're confusing your wars, subby.

WWII was Axis vs Allies. WWI was Triple Entente vs Triple Alliance.

And the Ottomans weren't actually members of the Alliance.

jaytkay : shoegaze99: If you build an industrial complex in South Africa you can keep the Germans from taking Africa, securing the Mediterranean

How far is South Africa from the Mediterranean?

Not a trick question. Take your time.

Plenty close enough. In both classic and the current 1942 and 1941 versions, it puts you one armor movement away from the German front lines in North Africa, while also keeping the base out of range of Germany's mainland airforce. That means you can quickly strike at German lines without risking the complex.

It also puts naval units into the Suez in just one move, allowing you to quickly close off the Mediterranean. One that's all secured, you now have some support for India, too.

NM Volunteer: FrancoFile: You're confusing your wars, subby.

WWII was Axis vs Allies. WWI was Triple Entente vs Triple Alliance.

And the Ottomans weren't actually members of the Alliance.

Yeah, because Avalon Hill is a primary source.

FrancoFile: NM Volunteer: FrancoFile: You're confusing your wars, subby.

WWII was Axis vs Allies. WWI was Triple Entente vs Triple Alliance.

And the Ottomans weren't actually members of the Alliance.

Yeah, because Avalon Hill is a primary source.

At least they figured out that the Triple Alliance fell apart because the Italians left it, and joined forces with the Triple Entente and the overall coalition (of Allies) that consisted of the USA, Japan, many small European states, and Brazil. It wasn't the signatories of two treaties fighting it out. Or do you think Italy sided with Germany and Austria-Hungary during World War I?


Terms

Both the Allies and the Austrians opposed this grand scheme, fearing Russian power. The final treaty consisted of the following points:

  • Russian annexation of an area of the Caucuses east of Kars Austrian annexation of Bosnia and Novi Pazar Dobruja given to Walachia and Moldavia Greek annexation of Thessaly, Epirus, Northern Epirus, Chalkidiki, and Western Macedonia.
  • Independence of Wallachia, Moldavia, (Under de jure Russian occupation), Montenegro, (Under de jure Austrian occupation), Bulgaria, and Serbia.
  • The Russian fleet would be allowed through the Bosporus.
  • The Ottomans granted the British naval bases on Crete and Lesbos, while the Greeks let the Russian fleet dock at Salonica.

Treaty of Lausanne 1923: The past and future of Turkey (Part 1)

Turkey claims that the Treaty of Lausanne will expire by 2023. Although, the Treaty itself doesn’t mention any expiry date. However, the fast-approaching much-propagated expiry date of the Treaty has triggered a hot debate among all those interested in Turkish affairs.

There are many speculations. Is Turkey going to revive the Ottoman Empire in the region? What would be the future geopolitical and geo-economic map of the region? Can Turkey regain its regional dominance? There are several other questions that are debated worldwide in political and strategic discussions.

What is the Treaty of Lausanne?

The Treaty of Lausanne officially ended the state of war between turkey and other empires and kingdoms. These empires and kingdoms include the Allied British Empire, the Kingdom of Greece, the Empire of Japan, and the French Republic. It also ended the war between Turkey, and the Kingdom of Italy, Serb-Croat-Slovene, and the Kingdom of Romania. The treaty was signed on 24 July 1923 in Lausanne, Switzerland. It was called a peace treaty.

The Ottoman Empire had also signed “The Treaty of Serves” with allies of world War 1, in Serves, France in 1920. It gave independence to other than Turkish nationalities within Ottoman Empire. It stirred Turkish nationalism and Turks rejected the treaty which led to a brutal war against the allies. Turks achieved victory over Greece in the war of 1922-23.

Therefore, The Treaty of Lausanne was another attempt to create peace after the Treaty of Serves to end the conflict. The Treaty of Lausanne defined the borders of modern Turkey which renounced all the Non-Turkish parts of the Ottoman Empire. Responding to this move the Allies recognized Turkey as a new sovereign state with newly defined borders.

Important features of this Treaty

The treaty comprised of 143 articles in 17 documents including agreement, declaration, charter, and annexes. It addresses conciliation between the parties and the diplomatic relations among signatories to the treaty as per principles of international law.

It also abolished the “Treaty of Serves”. Also, it demarcated the borders of the Ottoman Caliphate Empire which led to the establishment of the Republic of Turkey with its capital Ankara. Islamic caliphate system was abolished and a secular Turkish state was founded. Kamal Ataturk became its first president from 1923 until his death in 1938.

The treaty created laws for traffic rules and navigation and for the use of Turkish water straits. It also specified the conditions of trade, residence, and the judiciary in the Republic of Turkey. The treaty reviewed the changed status of the Ottoman empire and the future of all those areas and territories which were part of it before its defeat in World War I.

It demarcated the borders of Greece and Bulgaria with the Turkish state. Turkey left its control over Libya, Sudan, Cyprus, Egypt, Iraq, and the Levant, except cities were located in Syria, such as Urfa, Adana, and Gaziantep, and Kells and Marsh. Also, as of November 1914, the Ottoman Empire had to abandon its political and financial rights over Sudan and Egypt.

This treaty provided protection to the Muslim minority in Greece and the Christian minority in the Republic of Turkey. It upheld the equal rights of all populations before the law irrespective of religion, origin, language, and nationality. Christians in Turkey, and Turkish Muslims in Greece, were exchanged through the Greek-Turkish population exchange signed between the two countries.

(To be Continued)

(Written by Ijaz Ali, a freelance journalist. He holds a Master Degree in European Studies from Germany and can be reached at [email protected])


Sevres at 100: The treaty that partitioned the Ottoman Empire

ISTANBUL: Next Monday August 10 marks the centenary of the Treaty of Sevres. This is the story of why the infamous treaty still resonates a hundred years later.

On August 10, 1920, a peace treaty signed between the Allied Powers and an Ottoman delegation was set to mark the formal end of First World War with the empire.

Signed in a porcelain factory outside Paris, the treaty was quickly proclaimed as brittle as the porcelain produced there. The ‘sick man on the Bosphorus’, as the Ottoman Empire had come to be known among the allied powers, was to be dismantled and partitioned.

With the Ottoman Empire exhausted from wars by 1918, the stage was set to deal a final and fatal blow that was Sevres. Though never implemented, the Treaty of Sevres continues to resonate a hundred years later. In fact, Sevres has become a byword for external interference in and double standards employed by European countries towards Turkey.

The Treaty of Sevres can be described as the lesser known equivalent of the Treaty of Versailles for the Ottoman Empire. The defining characteristic of these treaties were their exceptionally punitive measures.

Though Versailles also came to signify harsh treatment of a vanquished rival, the Treaty of Sevres was far more punitive. As Justin McCarthy notes, the Allies dictated peace terms as if the Turks were completely defeated.

The Sevres treaty prioritised Allied interests followed by Greek and Armenian interests. In fact, the Sevres treaty was on the verge of achieving the Greek nationalist project known as the Megali Idea, which would have deprived Turkey of its European territory, as well as most of its Aegean and Black Sea coast.

The Treaty of Sevres is a long and detailed document comprising 433 articles. Its purpose was partition, subjugation, and dispossession of what remained of the Ottoman lands at the close of the Great War. The treaty dealt with a number of issues ranging from establishment of new states on Turkish territory to petty details on railway wagons.

The most ominous was Part III, Section I, Article 36 which provided for Constantinople (Istanbul) to remain under Turkish control but subject to change if Turkey failed to “observe faithfully the provisions of the present Treaty.“ This was the leverage that the Allies would use to ensure compliance of the already subservient Istanbul government. Next, Article 37, stipulated the formation of a “Commission of the Straits“ comprising representatives of Allied Powers, including Greece, which would in effect control the Turkish Straits. With the Megali Idea’s proponents’ sights set on Constantinople, Articles 36 and 37 were ominous.

While Istanbul was all but officially subjugated, the treaty’s articles 63-122 can be termed “articles of partition of Turkish territory.“ For clauses that provided for partition of territory and establishment of new states at the expense of Turkey were in many ways the essence of Allies’ interests. Turkish territory was to be carved up for a Kurdish state (Articles 63-64), Greece would incorporate Izmir and its surrounding areas (Articles 65-83), and Armenia would be expanded at the expense of Turkey’s eastern territories (Articles 88-90).

The treaty clipped the wings of the already weakened position of the Sultan as Caliph of all Muslims. Article 139 was meant to ensure that the Sultan’s and Caliph’s reach would not extend beyond the increasingly shrinking territory of the Istanbul government.

The subjugation would further extend to the financial realm. A new and powerful Financial Commission was to be established which would have in essence taken over control of Turkey’s finances and the management of its resources. (Article 236).

The Treaty of Sevres gained infamy not only for dividing up territory but also for seeking to dispossess Turkey of its historical legacy and documents. The objectives of Articles 423-425 were precisely this.

Article 423 provided that Turkey would hand over to the Allies “books, documents and manuscripts from the Library of the Russian Archaeological Institute at Constantinople.“

Turkey was also to hand over local land registers to Greece for the territories taken over by Greece after 1912 (Article 424).

The Treaty of Sevres was rejected by the Turkish resistance movement. The Turkish Parliament, established in April 1920, had already taken shape and was leading the national struggle.

On August 19, 1920, the Parliament rejected this humiliating treaty and declared the signatories and those officials who supported it guilty of treason.

The terms imposed by the Sevres treaty confirmed that Mustafa Kemal Pasha and the resistance movement he led had read the situation well early on. In fact, the success of the national resistance movement ensured that the treaty was not implemented by European powers or their allies.

The scale and scope of the partition and subjugation envisioned by European powers became ingrained in Turkish consciousness ever since. In fact, the Sevres analogy and the Sevres syndrome come up frequently when European countries re-engage in the practice of double standards towards Turkey.

This crucial period in Turkish history reaffirms a basic tenet in international politics – namely that facts on the ground shape peace agreements. The Turkish War of Independence changed these facts on the ground, abrogated the Sevres treaty and led to the peace concluded at Lausanne.


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