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John Adams Troisième État de l'Union - Histoire

John Adams Troisième État de l'Union - Histoire

TROISIÈME ADRESSE ANNUELLE.
ÉTATS-UNIS, 3 décembre 1799.

Messieurs de l'État et Messieurs de la Chambre des représentants :

C'est avec une satisfaction particulière que je rencontre le sixième Congrès des États-Unis d'Amérique. Venant de toutes les parties de l'Union à cette période critique et intéressante, les membres doivent être pleinement en possession des sentiments et des souhaits de nos électeurs.

Les perspectives flatteuses d'abondance grâce aux travaux des peuples terrestres et maritimes ; la prospérité de notre commerce étendu, malgré les interruptions occasionnées par l'état belliqueux d'une grande partie du monde ; le retour de la santé, de l'industrie et du commerce à ces villes qui ont été récemment affligées de maladies, et les avantages divers et inestimables, civils et religieux, qui, garantis sous notre heureux cadre de gouvernement, nous sont continués intacts, exigent de la tout le peuple américain remercie sincèrement une divinité bienveillante pour les miséricordes miséricordieuses de sa providence.

Mais tandis que ces nombreuses bénédictions sont rappelées, c'est un devoir douloureux d'évoquer le retour ingrat qui leur a été fait par certaines personnes dans certains comtés de Pennsylvanie, où, séduits par les arts et les fausses représentations de la conception des hommes, ils ont ouvertement résisté à la loi régissant l'évaluation des maisons et des terres. Un tel défi a été donné à l'autorité civile car rendu désespérée toutes les nouvelles tentatives judiciaires pour faire appliquer la loi, et il est devenu nécessaire de diriger une force militaire à employer, composée de quelques compagnies de troupes régulières, de volontaires et de milices. , par le zèle et l'activité desquels, en coopération avec le pouvoir judiciaire, l'ordre et la soumission ont été restaurés et de nombreux contrevenants arrêtés. Parmi ceux-ci, certains ont été reconnus coupables de délits et d'autres, inculpés de divers crimes, doivent encore être jugés.

Pour donner effet à l'administration civile du Gouvernement et assurer une juste exécution des lois, une révision et une modification du système judiciaire sont indispensables. Dans ce vaste pays, il ne peut qu'arriver que de nombreuses questions concernant l'interprétation des lois et les droits et devoirs des officiers et des citoyens doivent se poser. D'une part, les lois doivent être exécutées ; d'autre part, les individus doivent être protégés de l'oppression. Ni l'un ni l'autre de ces objets n'est suffisamment assuré dans l'organisation actuelle de la magistrature. Je recommande donc sincèrement le sujet à votre considération sérieuse.

Persévérant dans la politique pacifique et humaine qui avait été invariablement professée et sincèrement poursuivie par l'autorité exécutive des États-Unis, lorsque des indications furent faites de la part de la République française d'une disposition à accommoder les différences existant entre les deux pays, j'ai senti il était de mon devoir de préparer à répondre à leurs avances par une nomination de ministres à certaines conditions que l'honneur de notre pays dictait, et que sa modération lui avait donné le droit de prescrire. Les assurances qui étaient exigées du gouvernement français avant le départ de nos envoyés ont été données par leur ministre des relations extérieures, et je les ai chargés de poursuivre leur mission à Paris. Ils ont le plein pouvoir de conclure un traité, sous réserve de l'avis constitutionnel et du consentement du Sénat.

Les caractères de ces messieurs sont des gages sûrs envers leur pays que rien d'incompatible avec son honneur ou son intérêt, rien de incompatible avec nos obligations de bonne foi ou d'amitié envers toute autre nation, ne sera stipulé.

Il paraissait probable, d'après les informations que j'ai reçues, que nos relations commerciales avec certains ports de l'île de Saint-Domingue pourraient être renouvelées en toute sécurité, j'ai pris les mesures qui me semblaient opportunes pour vérifier ce point. Le résultat étant satisfaisant, j'ai alors, conformément à l'acte du Congrès sur le sujet, ordonné que les restrictions et les interdictions de ces relations soient interrompues dans des conditions qui ont été annoncées par proclamation. Depuis le renouvellement de ces relations, nos citoyens faisant le commerce de ces ports, avec leurs biens, ont été dûment respectés, et la course à partir de ces ports a cessé.

En examinant les réclamations des sujets britanniques par les commissaires à Philadelphie, agissant en vertu du sixième article du traité d'amitié, de commerce et de navigation avec la Grande-Bretagne, une divergence d'opinion sur des points jugés essentiels dans l'interprétation de cet article s'est élevée entre les commissaires nommés par les États-Unis et les autres membres de ce conseil, dont les premiers ont cru devoir se retirer. Il est sincèrement regrettable que l'exécution d'un article produit par un mutuel esprit d'amitié et de justice ait été ainsi inévitablement interrompue. On s'attend cependant avec confiance à ce que le même esprit d'amitié et le même sens de la justice dont il a pris naissance conduiront à des explications satisfaisantes. En raison des obstacles au progrès de la commission à Philadelphie, Sa Majesté britannique a ordonné aux commissaires nommés par lui en vertu du septième article du traité relatif aux captures britanniques de navires américains de se retirer du conseil siégeant à Londres, mais avec la déclaration expresse de sa détermination à remplir avec ponctualité et bonne foi les engagements que Sa Majesté a contractés par son traité avec les États-Unis, et qu'ils seront chargés de reprendre leurs fonctions chaque fois que les obstacles qui entravent le progrès de la commission à Philadelphie doit être supprimé. Étant de la même manière ma sincère détermination, dans la mesure où cela dépend de moi, qu'avec une égale ponctualité et de bonne foi les engagements contractés par les États-Unis dans leurs traités avec Sa Majesté britannique seront remplis, j'instruirai immédiatement notre ministre à Londres à s'efforcer d'obtenir les explications nécessaires à une juste exécution de ces engagements de la part des États-Unis. Avec de telles dispositions de part et d'autre, je ne puis douter que toutes les difficultés seront bientôt levées et que les deux conseils vont alors procéder et mener à bien les affaires qui leur sont confiées respectivement.

L'acte du Congrès relatif au siège du Gouvernement des États-Unis exigeant que le premier lundi de décembre prochain il soit transféré de Philadelphie au District choisi pour son siège permanent, il me convient de vous informer que les commissaires nommés pour fournir des bâtiments convenables pour l'hébergement du Congrès et du président et des bureaux publics du gouvernement ont fait un rapport sur l'état des bâtiments conçus à ces fins dans la ville de Washington, d'où ils concluent que l'enlèvement de le siège du gouvernement à cet endroit au moment requis sera praticable et le logement satisfaisant. Leur rapport vous sera soumis.

Messieurs de la Chambre des représentants :

J'ordonnerai que les prévisions des crédits nécessaires au service de l'année suivante, ainsi qu'un compte des recettes et des dépenses, vous soient soumis. Au cours d'une période au cours de laquelle une grande partie du monde civilisé a été impliquée dans une guerre exceptionnellement calamiteuse et destructrice, il ne fallait pas s'attendre à ce que les États-Unis puissent être exemptés de charges extraordinaires. Bien que le temps ne soit pas venu où l'on puisse renoncer aux mesures adoptées pour protéger notre pays contre les attaques étrangères, il est néanmoins nécessaire pour l'honneur du gouvernement et la satisfaction de la communauté qu'une économie exacte soit maintenue. Je vous invite, Messieurs, à enquêter sur les différentes branches de la dépense publique. L'examen conduira à des réductions d'effectifs bénéfiques ou produira une conviction du bien-fondé des mesures auxquelles se rapporte la dépense.

Messieurs du Sénat et Messieurs de la Chambre des représentants :

À une époque comme aujourd'hui, où des changements importants se produisent et où chaque heure prépare de nouveaux et grands événements dans le monde politique, où un esprit de guerre règne dans presque toutes les nations avec lesquelles les intérêts des États-Unis ont un lien, dangereuse et précaire serait notre situation si nous négligeions les moyens de maintenir nos justes droits. Le résultat de la mission en France est incertain, mais quelle qu'en soit la fin, une persévérance constante dans un système de défense nationale à la mesure de nos ressources et de la situation de notre pays est une évidence de sagesse ; car, si éloignés que nous soyons des nations belligérantes, et si désireux que nous soyons, en rendant justice à tous, d'éviter d'offenser quiconque, rien de moins que le pouvoir de repousser les agressions assurera à notre pays une perspective rationnelle d'échapper aux calamités de guerre ou de dégradation nationale. Quant à moi, c'est mon désir ardent d'exécuter la confiance placée en moi pour rendre le peuple des États-Unis prospère et heureux. Je compte avec une entière confiance sur votre coopération dans les objets également vos soins, et que nos travaux mutuels serviront à augmenter et à confirmer l'union entre nos concitoyens et un attachement inébranlable à notre gouvernement.

JEAN ADAMS.


Troisième discours sur l'état de l'Union de John Quincy Adams

Concitoyens du Sénat et de la Chambre des représentants :

Une révolution des saisons est presque achevée depuis que les représentants des peuples et des États de cette Union se sont réunis pour la dernière fois en ce lieu pour délibérer et agir sur les intérêts communs importants de leurs constituants. Dans cet intervalle, l'œil jamais endormi d'une Providence sage et bienfaisante a continué à se soucier du bien-être de notre pays bien-aimé la bénédiction de la santé a continué à prévaloir généralement dans tout le pays la bénédiction de la paix avec nos frères de la race humaine a été sans interruption le calme intérieur a laissé nos concitoyens dans la pleine jouissance de tous leurs droits et dans le libre exercice de toutes leurs facultés, pour poursuivre l'élan de leur nature et l'obligation de leur devoir dans l'amélioration de leur propre condition les productions du sol, les échanges du commerce, les travaux vivifiants de l'industrie humaine, se sont réunis pour mêler dans notre coupe une part de jouissance aussi large et aussi libérale que l'indulgence du ciel a peut-être jamais accordé à l'état imparfait de l'homme sur la terre et aussi la plus pure de la félicité humaine consiste dans sa participation avec les autres, ce n'est pas une petite addition à la somme de notre bonheur national en ce moment que p La paix et la prospérité règnent à un degré rarement connu sur l'ensemble du globe habitable, présentant, bien qu'à de douloureuses exceptions encore, un avant-goût de cette période bénie de promesse où le lion se couchera avec l'agneau et les guerres n'existeront plus.

Préserver, améliorer et perpétuer les sources et diriger dans leurs canaux les plus efficaces les courants qui contribuent au bien public est le but pour lequel le gouvernement a été institué. Des objets d'une importance profonde pour le bien-être de l'Union reviennent constamment pour demander l'attention de la Législature fédérale, et ils appellent avec un intérêt accumulé à la première réunion des deux Chambres après leur rénovation périodique. Présenter à leur considération de temps à autre des sujets où les intérêts de la nation sont le plus profondément impliqués, et pour la réglementation desquels la volonté législative est seule compétente, est un devoir prescrit par la Constitution, à l'accomplissement duquel le premier réunion du nouveau Congrès est une période éminemment appropriée, et dont je me propose maintenant de remplir.

Nos relations d'amitié avec les autres nations de la terre, politiques et commerciales, ont été préservées intactes, et les occasions de les améliorer ont été cultivées avec une attention inquiète et inlassable. Une négociation sur des sujets d'un intérêt élevé et délicat avec le Gouvernement de la Grande-Bretagne a abouti à l'ajustement de certaines des questions en litige à des conditions satisfaisantes et à l'ajournement d'autres pour une discussion et un accord futurs.

Les buts de la convention conclue à Saint-Pétersbourg le 1822-07-12, sous la médiation de feu l'empereur Alexandre, ont été mis en œuvre par une convention ultérieure, conclue à Londres le 1826-11-13, dont les ratifications ont été échangés à cet endroit le 1827-02-06. Une copie des proclamations émises le 1827-03-19, publiant cette convention, est ci-joint communiquée au Congrès. La somme de 1 204 960 $, y stipulée à payer aux demandeurs d'indemnité en vertu de l'article premier du traité de Gand, a été dûment reçue, et la commission instituée, conformément à l'acte du Congrès du 1827-03-02, pour la distribution de l'indemnité des personnes habilitées à la recevoir sont maintenant en session et approchent de la consommation de leurs travaux. Cette disposition finale de l'un des sujets de collision les plus douloureux entre les États-Unis et la Grande-Bretagne non seulement nous donne l'occasion de nous féliciter, mais a eu l'effet le plus heureux de promouvoir une disposition amicale et d'adoucir les aspérités sur d'autres objets de discussion ni devrait-il passer sans le tribut d'une reconnaissance franche et cordiale de la magnanimité avec laquelle une nation honorable, par la réparation de ses propres torts, obtient un triomphe plus glorieux qu'aucun champ de sang ne pourra jamais lui accorder.

Les conventions du 1815-07-03, et du 1818-10-20, expireront par leur propre limitation le 1828-10-20. Ceux-ci ont réglé les relations commerciales directes entre les États-Unis et la Grande-Bretagne aux termes de la plus parfaite réciprocité et ils ont effectué un compromis temporaire des droits et revendications respectifs sur le territoire à l'ouest des montagnes Rocheuses. Ces arrangements ont été maintenus pour une durée indéterminée après l'expiration des conventions susmentionnées, laissant à chaque partie la liberté d'y mettre fin moyennant un préavis de douze mois à l'autre.

Le principe radical de toutes les relations commerciales entre nations indépendantes est l'intérêt mutuel des deux parties. C'est l'esprit vital du commerce lui-même et il ne peut être concilié avec la nature de l'homme ou avec les lois primaires de la société humaine que tout trafic doit être longtemps volontairement poursuivi dont tous les avantages sont d'un côté et tous les fardeaux de l'autre. . Les traités de commerce se sont avérés par expérience parmi les instruments les plus efficaces pour promouvoir la paix et l'harmonie entre les nations dont les intérêts, exclusivement considérés de part et d'autre, sont fréquemment mis en conflit par la concurrence. En rédigeant de tels traités, il est du devoir de chaque partie non seulement d'exhorter avec une inflexible persévérance ce qui convient à son propre intérêt, mais de concéder généreusement à ce qui est adapté à l'intérêt de l'autre.

Pour ce faire, il ne faut généralement guère plus qu'un simple respect de la règle de réciprocité, et s'il était possible aux hommes d'État d'une nation, par stratagème et par gestion, d'obtenir de la faiblesse ou de l'ignorance d'une autre un traité d'une portée excessive, un tel pacte se révélerait une incitation à la guerre plutôt qu'un lien de paix.

Nos conventions avec la Grande-Bretagne sont fondées sur les principes de réciprocité. Les relations commerciales entre les deux pays sont plus importantes en ampleur et en quantité qu'entre deux autres nations du globe. Elle est à toutes fins utiles ou avantageuse pour les deux aussi précieuse, et selon toute probabilité bien plus étendue, que si les parties étaient encore les parties constitutives d'une seule et même nation. Les traités entre ces États, réglementant les relations de paix entre eux et ajustant des intérêts d'une importance aussi transcendante à l'un et à l'autre, qui se sont avérés mutuellement avantageux au cours d'une longue expérience, ne devraient pas être annulés ou interrompus à la légère. Deux conventions de maintien en vigueur de celles susvisées ont été conclues entre les plénipotentiaires des deux Gouvernements le 1827-08-06, et seront immédiatement déposées devant le Sénat pour l'exercice de leur autorité constitutionnelle les concernant.

En exécution des traités de paix de 1782-11 et 1783-09, entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, et qui ont mis fin à la guerre de notre indépendance, une ligne de frontière a été tracée comme démarcation de territoire entre les deux pays, s'étendant sur près de 20 degrés de latitude, et s'étendant sur les mers, les lacs et les montagnes, alors très imparfaitement exploré et à peine ouvert à la connaissance géographique de l'âge. Dans les progrès de la découverte et du règlement par les deux parties depuis ce temps, plusieurs questions de frontière entre leurs territoires respectifs ont surgi, qui ont été jugées d'un ajustement extrêmement difficile.

A la fin de la dernière guerre avec la Grande-Bretagne, quatre de ces questions se posèrent sur la considération des négociateurs du traité de Gand, mais sans les moyens de conclure un arrangement définitif à leur sujet. Ils ont été renvoyés à trois commissions distinctes composées de deux commissaires, un nommé par chaque partie, pour examiner et décider de leurs réclamations respectives. En cas de désaccord entre les commissaires, un nommé par chaque partie, pour examiner et statuer sur leurs réclamations respectives. En cas de désaccord entre les commissaires, il était prévu qu'ils feraient des rapports à leurs divers gouvernements, et que les rapports seraient finalement renvoyés à la décision d'un souverain ami commun des deux.

De ces commissions, deux ont déjà mis fin à leurs sessions et enquêtes, l'une en totalité et l'autre d'un commun accord. Les commissaires de l'article 5 du traité de Gand ont finalement été en désaccord, et ont fait leurs rapports contradictoires à leurs propres gouvernements. Mais d'après ces rapports, une grande difficulté s'est produite pour faire une question à trancher par l'arbitre. Ce but a cependant été atteint par une 4e convention, conclue à Londres par les plénipotentiaires des deux Gouvernements le 1827-09-29. Il sera soumis, avec les autres, à l'examen du Sénat.

Pendant que ces questions étaient en suspens, des incidents de prétentions contradictoires et de caractère dangereux se sont produits sur le territoire lui-même en litige entre les deux nations. D'un commun accord entre les gouvernements, il a été convenu qu'aucun exercice de juridiction exclusive par l'une ou l'autre des parties pendant que la négociation était en cours ne devrait changer l'état de la question de droit à régler définitivement.Une telle collision n'en a pas moins eu lieu récemment par des événements dont le caractère précis n'a pas encore été établi. Une communication du gouverneur de l'État du Maine, avec documents d'accompagnement, et une correspondance entre le secrétaire d'État et le ministre de Grande-Bretagne à ce sujet sont maintenant communiquées. Des mesures ont été prises pour s'assurer de l'état des faits plus correctement par l'emploi d'un agent spécial pour visiter l'endroit où les attentats allégués se sont produits, le résultat de ces enquêtes, une fois reçu, sera transmis au Congrès.

Alors que tant de sujets d'un grand intérêt pour les relations amicales entre les deux pays ont été jusqu'à présent ajustés, il est regrettable que leurs points de vue concernant les relations commerciales entre les États-Unis et les possessions coloniales britanniques ne se soient pas également rapprochés de un accord amical.

Au début de la dernière session du Congrès, ils ont été informés de l'exclusion soudaine et inattendue par le gouvernement britannique de l'accès des navires des États-Unis à tous leurs ports coloniaux, à l'exception de ceux qui bordent immédiatement nos propres territoires. Dans les discussions à l'amiable qui ont succédé à l'adoption de cette mesure qui, comme elle affectait durement les intérêts des États-Unis, est devenue l'objet de notre part de remontrances, les principes sur lesquels repose sa justification ont été d'un caractère diversifié. Elle a été attribuée à la fois à une simple récurrence du vieux principe établi de longue date du monopole colonial et en même temps à un sentiment de ressentiment parce que les offres d'un acte du Parlement ouvrant les ports coloniaux à certaines conditions n'avaient pas été saisies à la lettre. avec un empressement suffisant par une conformité instantanée à eux.

À une période ultérieure, il a été laissé entendre que la nouvelle exclusion était dans le ressentiment parce qu'un acte antérieur du Parlement, de 1822, l'ouverture de certains ports coloniaux, sous de lourdes et lourdes restrictions, aux navires des États-Unis, n'avait pas été réciproque par un aveu des navires britanniques des colonies, et de leurs cargaisons, sans aucune restriction ni discrimination. Mais quel que soit le motif de l'interdiction, le gouvernement britannique n'a manifesté aucune disposition, ni par voie de négociation ni par des actes législatifs correspondants, à s'en éloigner, et il nous a été clairement donné de comprendre qu'aucun des projets de loi qui étaient sous la loi la considération du Congrès à leur dernière session aurait été jugée suffisante dans leurs concessions pour avoir été récompensée par un quelconque assouplissement de l'interdit britannique. C'est l'un des inconvénients inséparablement liés à la tentative de régler par une législation réciproque des intérêts de cette nature qu'aucune des parties ne peut savoir ce qui serait satisfaisant pour l'autre, et qu'après avoir promulgué une loi dans le but avoué et sincère de conciliation, il sera généralement être trouvé tout à fait inadéquat aux attentes de l'autre partie, et se terminera par une déception mutuelle.

La session du Congrès s'étant terminée sans aucun acte à ce sujet, une proclamation fut émise le 1827-03-17, conformément aux dispositions de la 6e section de la loi du 1823-03-01 déclarant que le commerce et les relations par l'acte du Parlement britannique du 1822-06-24, entre les États-Unis et les ports coloniaux britanniques énumérés avaient été par les actes ultérieurs du Parlement du 1825-07-05, et l'ordre du conseil du 1826-07-27 interdit . L'effet de cette proclamation, aux termes de l'acte en vertu duquel elle a été émise, a été que chacune des dispositions de l'acte concernant la navigation du 1818-04-18, et de l'acte complémentaire à celui-ci du 1820-05-15, ressuscité et est pleinement en vigueur.

Telle est donc l'état actuel du commerce qui, tout utile qu'il soit pour les deux parties, peut, à une seule exception momentanée, être exercé directement par les navires de l'un et de l'autre. Cette exception elle-même se trouve dans une proclamation du gouverneur de l'île de Saint-Christophe et des îles Vierges, invitant pour 3 mois à partir du 1827-08-28 l'importation des articles du produit des États-Unis qui constituent leur exportation partie de ce commerce dans les vaisseaux de toutes les nations.

Ce délai ayant déjà expiré, l'état d'interdiction mutuelle a de nouveau eu lieu. Le gouvernement britannique n'a pas seulement refusé de négocier sur ce sujet, mais, par le principe qu'il a supposé à son sujet, a exclu même les moyens de négociation. Il n'est pas dans l'amour-propre des États-Unis de solliciter des faveurs gratuites ou d'accepter comme l'octroi d'une faveur celle pour laquelle un ample équivalent est exigé. Il reste à déterminer par les gouvernements respectifs si le commerce sera ouvert par des actes de législation réciproque. Il est, en attendant, satisfaisant de savoir qu'en dehors des inconvénients résultant d'une perturbation des voies commerciales habituelles, aucune perte n'a été subie par le commerce, la navigation ou le revenu des États-Unis, et aucune perte d'ampleur est à appréhender de cet état existant d'interdit mutuel.

Avec les autres nations maritimes et commerciales de l'Europe, nos relations se poursuivent avec peu de variation. Depuis la cessation par la convention du 1822-06-24, de tous droits discriminatoires sur les navires des États-Unis et de la France dans l'un ou l'autre pays, notre commerce avec cette nation a augmenté et augmente. Une disposition de la France s'est manifestée à renouveler cette négociation, et en adhérant à la proposition nous avons exprimé le vœu qu'elle s'étende à d'autres sujets sur lesquels une bonne entente entre les parties serait bénéfique aux intérêts des deux .

L'origine des relations politiques entre les États-Unis et la France est contemporaine des premières années de notre indépendance. Son souvenir se confond avec celui de notre lutte ardue pour l'existence nationale. Affaiblie comme elle l'a été quelquefois depuis ce temps, elle ne pourra jamais être oubliée par nous, et nous saluerions avec exaltation le moment qui devrait indiquer un souvenir également amical d'esprit de la part de la France.

Un nouvel effort a été récemment fait par le ministre des États-Unis résidant à Paris pour obtenir la prise en considération des justes droits des citoyens des États-Unis à la réparation de torts commis depuis longtemps, dont beaucoup ont été franchement reconnus et tous intitulés sur tous les principes de justice à un examen franc. La dernière proposition faite au gouvernement français a été de renvoyer le sujet qui a fait obstacle à cette considération à la détermination d'un souverain ami commun à tous deux. A cette offre, aucune réponse définitive n'a encore été reçue, mais l'esprit galant et honorable qui a de tout temps fait l'orgueil et la gloire de la France ne permettra pas finalement que les demandes des victimes innocentes s'éteignent dans la simple conscience du pouvoir de rejeter eux.

Un nouveau traité d'amitié, de navigation et de commerce a été conclu avec le royaume de Suède, qui sera soumis au Sénat pour avis sur sa ratification. Plus récemment un ministre plénipotentiaire des républiques hanséatiques de Hambourg, de Lubeck et de Brême a été reçu, chargé d'une mission spéciale pour la négociation d'un traité d'amitié et de commerce entre cette ancienne et renommée ligue et les États-Unis. Cette négociation a donc été commencée et est maintenant en cours, dont le résultat, en cas de succès, sera également soumis à l'examen du Sénat.

Depuis l'accession de l'empereur Nicolas au trône impérial de toutes les Russies, les dispositions amicales envers les États-Unis si constamment manifestées par son prédécesseur se sont poursuivies sans relâche, et ont été récemment attestées par la nomination d'un ministre plénipotentiaire pour résider à cet endroit. De l'intérêt que ce Souverain porte aux Grecs souffrants et de l'esprit avec lequel d'autres grandes puissances européennes coopèrent avec lui, les amis de la liberté et de l'humanité peuvent nourrir l'espoir d'obtenir un soulagement de la plus inégale des conflits qu'ils ont si longtemps et si vaillamment soutenus qu'ils jouiront de la bénédiction de l'autonomie, qu'ils ont richement méritée par leurs souffrances pour la cause de la liberté, et que leur indépendance sera assurée par les institutions libérales dont leur pays a fourni les premiers exemples dans l'histoire de l'humanité, et qui ont consacré à un souvenir immortel le sol même pour lequel ils versent à nouveau leur sang à profusion. Les sympathies que le peuple et le gouvernement des États-Unis ont si chaleureusement cédées à leur cause ont été reconnues par leur gouvernement dans une lettre de remerciements, que j'ai reçue de leur illustre président, dont une traduction est maintenant communiquée au Congrès, le représentants de cette nation à qui ce tribut de reconnaissance était destiné et à qui il était justement dû.

Dans l'hémisphère américain, la cause de la liberté et de l'indépendance a continué à prévaloir, et si elle n'est signalée par aucun de ces triomphes splendides qui ont couronné de gloire certaines des années précédentes, ce n'est que par le bannissement de toute force extérieure contre laquelle la lutte avait été maintenu. Le cri de victoire a été remplacé par l'expulsion de l'ennemi sur lequel il aurait pu être réalisé.

A nos vœux amicaux et à notre cordiale bonne volonté, qui ont constamment suivi les nations méridionales de l'Amérique dans toutes les vicissitudes de leur guerre d'indépendance, succèdent une sollicitude également ardente et cordiale que, par la sagesse et la pureté de leurs institutions, elles peuvent s'assurer à elles-mêmes. les plus belles bénédictions de l'ordre social et les meilleures récompenses de la liberté vertueuse. Désavouant également tout droit et toute intention de s'immiscer dans les affaires qu'il est de la prérogative de leur indépendance de régler comme il leur paraîtra convenable, nous saluons avec joie tout indice de leur prospérité, de leur harmonie, de leur hommage persévérant et inflexible à ces principes de liberté et d'égalité des droits qui conviennent seuls au génie et à l'humeur des nations américaines.

C'est donc avec une certaine inquiétude que nous avons observé des signes de divisions internes dans quelques-unes des républiques du sud, et des apparences de moins d'union les unes avec les autres que ce que nous croyons être l'intérêt de tous. Parmi les résultats de cet état de choses, il y a eu que les traités conclus à Panama ne paraissent pas avoir été ratifiés par les parties contractantes, et que la réunion du congrès de Tacubaya a été indéfiniment ajournée. En acceptant les invitations à se faire représenter à ce congrès, alors qu'on entendait manifester de la part des États-Unis les dispositions les plus amicales envers les républiques du sud par lesquelles il avait été proposé, on espérait qu'il fournirait l'occasion d'apporter toutes les nations de cet hémisphère à la reconnaissance et à l'adoption communes des principes dans le règlement de leurs relations internes qui auraient assuré une paix et une harmonie durables entre elles et auraient favorisé la cause de la bienveillance mutuelle dans le monde entier. Mais comme des obstacles paraissent s'être dressés au rassemblement du congrès, l'un des 2 ministres mandatés de la part des Etats-Unis est rentré dans le giron de son pays, tandis que le ministre chargé de la mission ordinaire au Mexique reste autorisé à y assister. les conférences du congrès chaque fois qu'elles pourront être reprises.

Un espoir a été entretenu pendant une courte période qu'un traité de paix réellement signé entre le gouvernement de Buenos Ayres et du Brésil remplacerait toute autre occasion pour ces collisions entre les prétentions belligérantes et les droits neutres qui sont si communément le résultat de la guerre maritime, et qui ont malheureusement troublé l'harmonie des relations entre les États-Unis et les gouvernements brésiliens. Lors de sa dernière session, le Congrès fut informé que quelques-uns des officiers de marine de cet Empire avaient avancé et pratiqué des principes relatifs aux blocus et à la navigation neutre que nous ne pouvions sanctionner, et auxquels nos commandants jugeaient nécessaire de résister. Il semble qu'elles n'aient pas été soutenues par le gouvernement du Brésil lui-même. Certains des navires capturés sous l'autorité présumée de ces principes erronés ont été restaurés, et nous espérons que nos justes attentes se réaliseront qu'une indemnité adéquate sera versée à tous les citoyens des États-Unis qui ont souffert des captures injustifiées que le Les tribunaux brésiliens eux-mêmes ont déclaré illégal.

Dans les discussions diplomatiques à Rio de Janeiro sur ces torts subis par des citoyens des États-Unis et d'autres qui semblaient émaner immédiatement de ce gouvernement lui-même chargé d'affaires des États-Unis, avec l'impression que ses représentations au nom de des droits et intérêts de ses compatriotes étaient totalement méconnus et inutiles, jugea de son devoir, sans attendre d'instructions, de mettre fin à ses fonctions officielles, de demander ses passeports et de retourner aux États-Unis. Ce mouvement, dicté par un zèle honnête pour l'honneur et les intérêts de son pays, motifs qui opéraient exclusivement dans l'esprit de l'officier qui y recourait, n'a pas été désapprouvé par moi.

Le gouvernement brésilien s'en plaignait cependant d'une mesure pour laquelle il n'avait donné aucune cause intentionnelle adéquate, et sur l'assurance explicite donnée par son chargé d'affaires résidant ici qu'un successeur du défunt représentant des États-Unis près de ce gouvernement, dont ils désirent la nomination, doit être reçu et traité avec le respect dû à son caractère, et que l'indemnité doit être promptement versée pour tous les dommages infligés aux citoyens des États-Unis ou à leurs biens, contrairement aux lois des gens, une commission temporaire en qualité de chargé d'affaires auprès de ce pays a été délivrée, qui, on l'espère, rétablira entièrement les relations diplomatiques ordinaires entre les deux gouvernements et les relations amicales entre leurs nations respectives.

Passant des préoccupations capitales de notre Union dans ses relations avec les nations étrangères à celles du plus profond intérêt dans l'administration de nos affaires intérieures, nous trouvons que les revenus de l'année en cours correspondent autant qu'on pouvait s'y attendre avec les prévisions de la dernière, et présentant un aspect encore plus favorable dans la promesse du prochain.

Le solde du Trésor au 1827-01-01 était de 6 358 686,18 $. Les reçus de ce jour jusqu'au 1827-09-30, pour autant que les retours de ceux-ci encore reçus puissent le montrer, s'élèvent à 16 886 581,32 $. Les recettes du présent trimestre, estimées à 4 515 000 $, ajoutées à ce qui précède, forment un total de 21 400 000 $ de recettes.

Les dépenses de l'année peuvent s'élever à 22 300 000 $ présentant un léger excédent sur les recettes. Mais de ces 22 000 000 $, plus de 6 000 000 $ ont été affectés à l'acquittement du principal de la dette publique, dont le montant total, avoisinant les 74 000 000 $ le 1827-01-01, sera le 1828-01-01 inférieur à 67 500 000 $. Le solde du Trésor le 1828-01-01 devrait dépasser 5 450 000 $, une somme supérieure à celle du 1825-01-01, bien qu'inférieure à celle présentée le 1827-01-01.

Il était prévu que le revenu de la présente année 1827 n'égalerait pas celui de la dernière, qui avait été lui-même inférieur à celui de l'année précédente. Mais on s'est rendu compte de l'espoir qu'on nourrissait, que ces déficiences n'interrompraient en rien l'opération régulière de l'acquittement de la dette publique par les 10 000 000 $ annuels consacrés à cet objet par la loi du 1817-03-03.

Le montant des droits garantis sur les marchandises importées depuis le début de l'année jusqu'en 1827-09-30 est de 21 226 000 $, et le montant probable de celui qui sera garanti pendant le reste de l'année est de 5 774 000 $, soit un total de 27 000 000 $. Avec les provisions pour les ristournes et les déficits éventuels qui peuvent survenir, bien que non spécifiquement prévus, nous pouvons sans risque estimer les recettes de l'année suivante à 22 300 000 $ - un revenu pour l'année suivante égal aux dépenses de l'année en cours.

La profonde sollicitude ressentie par nos citoyens de toutes les classes à travers l'Union pour l'acquittement total de la dette publique s'excusera pour le sérieux avec lequel je considère qu'il est de mon devoir d'insister sur ce sujet à l'examen du Congrès - de leur recommander à nouveau l'observation d'économie la plus stricte dans l'application des fonds publics. La dépression sur les recettes du revenu qui avait commencé avec l'année 1826 continua avec une sévérité accrue pendant les deux premiers trimestres de l'année actuelle.

La marée de retour a commencé à couler avec le troisième trimestre et, pour autant que nous puissions en juger par expérience, on peut s'attendre à ce qu'elle se poursuive au cours de l'année suivante. Entre-temps, un allégement du fardeau de la dette publique aura été effectué dans les trois ans à hauteur de près de 16 000 000 $, et la charge d'intérêt annuel aura été réduite jusqu'à 1 000 000 $. Mais parmi les maximes d'économie politique que les régisseurs des deniers publics ne doivent jamais souffrir sans qu'une nécessité urgente soit dépassée, est celle de maintenir les dépenses de l'année dans les limites de ses recettes.

Les crédits des deux dernières années, y compris les 10 000 000 $ annuels du fonds d'amortissement, ont chacun égalé le revenu promis de l'année suivante. Alors que nous prévoyons avec confiance que les caisses publiques seront reconstituées par les recettes aussi vite qu'elles seront épuisées par les dépenses, égales en montant à celles de l'année en cours, il ne faut pas oublier qu'elles pourraient mal subir l'épuisement de plus décaissements.

L'état de l'armée et de toutes les branches du service public sous la direction du secrétaire de la guerre sera vu par le rapport de cet officier et les documents avec lesquels il est accompagné.

Au cours de l'été dernier, un détachement de l'Armée de terre a été utilement et avec succès appelé pour s'acquitter de ses tâches appropriées. Au moment où les commissaires désignés pour exécuter certaines dispositions du traité de 1825-08-19, avec diverses tribus des Indiens du Nord-Ouest étaient sur le point d'arriver au lieu de réunion désigné, le meurtre non provoqué de plusieurs citoyens et d'autres actes de l'hostilité sans équivoque commise par une partie de la tribu Winnebago, l'une de celles associées au traité, suivie d'indications d'un caractère menaçant parmi d'autres tribus de la même région, a rendu nécessaire une démonstration immédiate de la force défensive et protectrice de l'Union dans ce trimestre.

Il a été en conséquence exposé par les mouvements immédiats et concertés des gouverneurs de l'État de l'Illinois et du territoire du Michigan, et des levées compétentes de milice, sous leur autorité, avec un corps de 700 hommes de troupes américaines, sous le commandement de Le général Atkinson, qui, à l'appel du gouverneur Cass, se rendit immédiatement sur les lieux du danger depuis leur poste de Saint-Louis. Leur présence dissipa les alarmes de nos concitoyens sur ces désordres et intimida les intentions hostiles des Indiens. Les auteurs des meurtres ont été soumis à l'autorité et à l'application de nos lois, et toute apparence d'hostilité intentionnelle de la part de ces tribus indiennes a disparu.

Bien que l'organisation actuelle de l'armée et l'administration de ses diverses branches de service soient, dans l'ensemble, satisfaisantes, elles sont encore susceptibles de beaucoup d'amélioration dans les détails, dont certains ont été jusqu'ici soumis à l'examen du Congrès, et d'autres sont maintenant présenté pour la première fois dans le rapport du ministre de la Guerre.

L'opportunité de prévoir des nombres supplémentaires d'officiers dans les deux corps d'ingénieurs dépendra dans une certaine mesure du nombre et de l'étendue des objets d'importance nationale sur lesquels le Congrès peut juger approprié que les enquêtes soient faites conformément à l'acte de 1824. 04-30. Des enquêtes qui avant la dernière session du Congrès avaient été faites sous l'autorité de cet acte, des rapports ont été faits -

  1. Du Conseil d'amélioration interne, sur le canal de Chesapeake et de l'Ohio.
  2. Sur la continuation de la route nationale de Cumberland aux eaux de marée dans le district de Columbia.
  3. Sur le prolongement de la route nationale de Canton à Zanesville.
  4. Sur l'emplacement de la route nationale de Zanesville à Columbus.
  5. Sur la continuation de la même au siège du gouvernement dans le Missouri.
  6. Sur une route postale de Baltimore à Philadelphie.
  7. D'un arpentage de la rivière Kennebec (en partie).
  8. Sur une route nationale de Washington à Buffalo.
  9. Sur l'arpentage du port et de la rivière Saugatuck.
  10. Sur un canal du lac PontChartrain au fleuve Mississippi.
  11. Sur des enquêtes à Edgartown, Newburyport et Hyannis Harbour.
  12. Sur l'arpentage de la baie de La Plaisance, dans le territoire du Michigan.

Et les rapports sont maintenant préparés et seront soumis au Congrès —

  • Sur les enquêtes de la péninsule de Floride, pour vérifier la faisabilité d'un canal pour relier les eaux de l'Atlantique avec le golfe du Mexique à travers cette péninsule et aussi du pays entre les baies de Mobile et de Pensacola, en vue de les relier ensemble par un canal.
  • Sur les études d'un tracé d'un canal pour relier les eaux des rivières James et Great Kenhawa.
  • Sur l'arpentage du Swash, dans le détroit de Pamlico, et celui de Cape Fear, au-dessous de la ville de Wilmington, en Caroline du Nord.
  • Sur l'arpentage des Muscle Shoals, dans la rivière Tennessee, et pour un itinéraire pour une communication envisagée entre le

Rivières Hiwassee et Coosa, dans l'État de l'Alabama.

D'autres rapports d'enquêtes sur des objets signalés par les divers actes du Congrès de la dernière et des précédentes sessions sont en cours de préparation, et la plupart d'entre eux peuvent être achevés avant la clôture de cette session. Tous les officiers des deux corps du génie, ainsi que plusieurs autres personnes dûment qualifiées, ont été constamment employés à ces services depuis le passage de la loi du 1824-04-30 jusqu'à ce jour. Si le pays n'avait tiré d'autre avantage de leurs travaux que le fonds de connaissances topographiques qu'ils ont rassemblé et communiqué, cela seul aurait été un profit pour l'Union plus que suffisant pour toutes les dépenses qui ont été consacrées à l'objet, mais les crédits pour la réfection et le prolongement du chemin Cumberland, pour la construction de divers autres chemins, pour l'enlèvement d'obstacles sur les rivières et les ports, pour l'érection de phares, de balises, de jetées et de bouées, et pour l'achèvement de les canaux entrepris par des associations individuelles, mais nécessitant l'aide de moyens et de ressources plus complets que l'entreprise individuelle ne peut en commander, peuvent être considérés plutôt comme des trésors amassés grâce aux contributions de l'époque actuelle au profit de la postérité que comme des applications sans contrepartie des revenus accumulés. de la nation.

À de tels objets d'amélioration permanente de la condition du pays, d'ajout réel à la richesse ainsi qu'au confort du peuple par l'autorité et les ressources desquelles ils ont été effectués, de 3 000 000 à 4 000 000 $ du revenu annuel de la nation ont été , par les lois édictées lors des trois dernières sessions du Congrès, ont été appliquées, sans retrancher sur les nécessités du Trésor, sans ajouter un dollar aux impôts ou aux dettes de la communauté, sans suspendre même l'acquittement régulier et régulier des dettes contractées autrefois, qui, au cours des trois mêmes années, ont été diminuées d'un montant de près de 16 000 000 $.

Les mêmes observations s'appliquent dans une large mesure aux crédits faits pour les fortifications sur les côtes et les ports des États-Unis, pour l'entretien de l'Académie militaire de West Point, et pour les divers objets sous la direction du ministère de la Marine. . Le rapport du secrétaire de la marine et ceux des branches subordonnées des deux départements militaires exposent au Congrès dans les moindres détails l'état actuel des établissements publics qui en dépendent, l'exécution des actes du Congrès les concernant, et les vues des officiers engagés dans les diverses branches du service concernant les améliorations qui peuvent tendre à leur perfection.

La fortification des côtes et l'augmentation et l'amélioration graduelles de la Marine font partie d'un grand système de défense nationale qui est en cours depuis plus de 10 ans et qui, pendant une série d'années à venir, continuera à réclamer le constant et persévérant la protection et la surveillance de l'autorité législative. Parmi les mesures qui ont émané de ces principes, l'acte de la dernière session du Congrès pour l'amélioration progressive de la Marine tient une place remarquable. Le ramassage du bois pour la construction future des bâtiments de guerre, la conservation et la reproduction des essences de bois spécialement adaptées à cet usage, la construction de cales sèches à l'usage de la Marine, l'érection d'un chemin de fer maritime pour la réparation des les navires publics et l'amélioration des chantiers navals pour la préservation des biens publics qui y sont déposés ont tous reçu de l'exécutif l'attention requise par cet acte, et continueront de la recevoir, procédant régulièrement à l'exécution de tous ses objectifs .

L'établissement d'une académie navale, fournissant les moyens d'un enseignement théorique aux jeunes gens qui consacrent leur vie au service de leur patrie sur l'océan, sollicite encore la sanction de la Législature. Le matelotage pratique et l'art de la navigation peuvent être acquis sur les croisières des escadres qui de temps en temps sont envoyées dans des mers lointaines, mais une connaissance compétente même de l'art de la construction navale, des mathématiques supérieures et de l'astronomie la littérature qui peut placer nos officiers sur un niveau d'éducation polie avec les officiers d'autres nations maritimes la connaissance des lois, municipales et nationales, qui dans leurs rapports avec les États étrangers et leurs gouvernements sont continuellement appelés à fonctionner, et, surtout, cette connaissance de la principes d'honneur et de justice, avec les obligations supérieures de la morale et des lois générales, humaines et divines, qui constituent la grande distinction entre le guerrier-patriote et le voleur et pirate licencié - ceux-ci ne peuvent être systématiquement enseignés et éminemment acquis que dans un école, stationné sur le rivage et fourni avec les enseignants, les instruments et les livres au courant et adaptés à la comm unification des principes de ces sciences respectives à l'esprit jeune et curieux.

Le rapport du Postmaster General montre que l'état de ce département est très satisfaisant pour le présent et encore plus prometteur pour l'avenir. Ses recettes pour l'année se terminant en 1827-07-01 s'élevaient à 1 473 551 $ et dépassaient ses dépenses de plus de 100 000 $. Il ne peut être exagéré d'estimer qu'en moins de 10 ans, dont la moitié se sont écoulés, les recettes auront plus que doublé.

Entre-temps, une réduction des dépenses sur les itinéraires établis a suivi le rythme de l'augmentation des installations d'hébergement public et des services supplémentaires ont été obtenus à des taux de compensation réduits. Au cours de la dernière année, le transport du courrier par étapes a été considérablement augmenté. Le nombre des bureaux de poste a été porté à 7 000, et l'on peut prévoir que, tandis que les facilités des relations entre concitoyens en personne ou par correspondance seront bientôt portées à la porte de chaque villageois de l'Union, un excédent de revenu annuel sera s'accumuler qui peut être appliqué comme la sagesse du Congrès dans l'exercice de leurs pouvoirs constitutionnels peut concevoir pour l'établissement et l'amélioration des routes publiques, ou en ajoutant encore plus aux facilités dans le transport des courriers. Des indices de la prospérité de notre pays, aucun ne peut être plus agréable que ceux que présentent la multiplication des relations personnelles et intimes entre les citoyens de l'Union habitant les plus éloignés les uns des autres.

Parmi les sujets qui ont occupé jusqu'ici la sollicitude et l'attention sérieuses du Congrès se trouvent la gestion et l'aliénation de cette partie des biens de la nation qui se compose des terres publiques. Leur acquisition, faite aux dépens de toute l'Union, non-seulement en trésor, mais en sang, marque en eux un droit de propriété également étendu. Par le rapport et les déclarations du General Land Office maintenant communiqués, il apparaît que sous le gouvernement actuel des États-Unis, une somme d'un peu moins de 33 000 000 $ a été payée du Trésor commun pour la partie de cette propriété qui a été achetée à la France et à l'Espagne. , et pour l'extinction des titres aborigènes. Le montant des terres acquises est de près de 260 000 000 d'acres, dont le 1826-01-01, environ 139 000 000 d'acres avaient été arpentés et un peu plus de 19 000 000 d'acres avaient été vendus. Le montant versé au Trésor par les acheteurs des terres publiques vendues n'est pas encore égal aux sommes versées pour l'ensemble, mais laisse un petit solde à rembourser. Le produit de la vente des terres est depuis longtemps engagé aux créanciers de la nation, gage dont nous avons des raisons d'espérer qu'ils seront rachetés dans très peu d'années.

Le système sur lequel ce grand intérêt national a été dirigé est le résultat d'une délibération longue, inquiète et persévérante. Mûri et modifié par les progrès de notre population et les leçons de l'expérience, il a été jusqu'ici éminemment réussi. Plus de 9/10 des terres restent la propriété commune de l'Union, dont l'appropriation et la disposition sont des fiducies sacrées entre les mains du Congrès.

Des terres vendues, une partie considérable a été cédée en vertu de crédits étendus, qui, dans les vicissitudes et les fluctuations de la valeur des terres et de leurs produits, sont devenus une charge accablante pour les acheteurs. Il ne peut jamais être l'intérêt ou la politique de la nation d'arracher à ses propres citoyens les bénéfices raisonnables de leur industrie et de leur entreprise en les tenant à la rigueur d'engagements désastreux. En 1821-03, une dette de 22 000 000 $, due par les acheteurs des terres publiques, s'était accumulée, qu'ils étaient incapables de payer. Un acte du Congrès du 1821-03-02, est venu à leur secours, et a été remplacé par d'autres, le dernier étant l'acte du 1826-05-04, dont les dispositions indulgentes ont expiré le 1827-07-04. L'effet de ces lois a été de réduire la dette des acheteurs à un solde restant d'environ 4 300 000 $ dû, dont plus des 3/5 concernent des terres situées dans l'État de l'Alabama. Je recommande au Congrès la réactivation et la continuation pour un nouveau terme des accommodements bienfaisants aux débiteurs publics de ce statut, et soumets à leur considération, dans le même esprit d'équité, la remise, sous des discriminations appropriées, des confiscations de paiements partiels à raison d'achats des terres publiques, dans la mesure où ils en permettent l'application à d'autres paiements.

Il y a divers autres sujets d'un intérêt profond pour l'ensemble de l'Union qui ont été jusqu'ici recommandés à l'examen du Congrès, aussi bien par mes prédécesseurs que, sous l'impression des devoirs qui m'incombent, par moi-même. Parmi ceux-ci se trouvent la dette, plutôt de justice que de gratitude, envers les guerriers survivants de la guerre révolutionnaire, l'extension de l'administration judiciaire du gouvernement fédéral à ceux étendus depuis l'organisation de l'établissement judiciaire actuel, constituent maintenant au moins 1/3 de son territoire, son pouvoir et sa population la formation d'un système plus efficace et uniforme pour le gouvernement de la milice, et l'amélioration sous une forme ou une modification des codes diversifiés et souvent oppressifs relatifs à l'insolvabilité. Au milieu de la multiplicité des sujets d'une grande préoccupation nationale qui peuvent se recommander aux délibérations calmes et patriotiques de la Législature, il peut suffire de dire que sur ces mesures et sur toutes les autres mesures qui peuvent recevoir leur sanction, ma chaleureuse coopération sera donnée, conformément à la devoirs qui m'ont été imposés et au sens de toutes les obligations prescrites par la Constitution.


Veto présidentiel

/tiles/non-collection/f/fdr_vetomessage_2008_231_002.xml Collection de la Chambre des représentants des États-Unis
À propos de cet objet En 1935, FDR est venu à la Chambre de la Chambre pour livrer son message de veto en personne.

L'article I, section 7 de la Constitution accorde au Président le pouvoir d'opposer son veto à la législation adoptée par le Congrès. Cette autorité est l'un des outils les plus importants que le président peut utiliser pour empêcher l'adoption de la législation. Même la menace d'un veto peut entraîner des changements dans le contenu de la législation bien avant que le projet de loi ne soit présenté au Président. La Constitution accorde au Président 10 jours (à l'exclusion du dimanche) pour agir sur la législation ou la législation devient automatiquement loi. Il existe deux types de veto : le « veto ordinaire » et le « veto de poche ».

Le veto régulier est un veto négatif qualifié. Le président renvoie la législation non signée à la chambre d'origine du Congrès dans un délai de 10 jours, généralement avec un mémorandum de désapprobation ou un « message de veto ». Le Congrès peut passer outre la décision du président s'il rassemble les deux tiers des voix nécessaires de chaque chambre. Le président George Washington a émis le premier veto régulier le 5 avril 1792. La première dérogation réussie du Congrès a eu lieu le 3 mars 1845, lorsque le Congrès a annulé le veto du président John Tyler sur S. 66.

Le veto de poche est un veto absolu qui ne peut être outrepassé. Le veto devient effectif lorsque le président ne signe pas un projet de loi après l'ajournement du Congrès et est incapable de passer outre le veto. L'autorité du veto de poche découle de l'article I de la Constitution, section 7, « le Congrès, par son ajournement, empêche son retour, auquel cas, ce n'est pas une loi. » Au fil du temps, le Congrès et le président se sont affrontés sur l'utilisation du veto de poche, débattant du terme « ajournement ». Le président a tenté d'utiliser le veto de poche pendant les ajournements intra- et intersessions et le Congrès a nié cette utilisation du veto. Le pouvoir législatif, soutenu par des décisions de justice modernes, affirme que le pouvoir exécutif ne peut opposer son veto à la législation que lorsque le Congrès a ajourné sine die une session. Le président James Madison a été le premier président à utiliser le veto de poche en 1812.


Présidence de John Adams

En 1796, Adams a été élu candidat fédéraliste à la présidence. Jefferson a dirigé l'opposition pour le Parti démocrate-républicain. Adams a remporté les élections de justesse, devenant le deuxième président des États-Unis.

Pendant la présidence d'Adams&aposs, une guerre entre les Français et les Britanniques causait des difficultés politiques aux États-Unis. L'administration Adams a concentré ses efforts diplomatiques sur la France, dont le gouvernement avait suspendu les relations commerciales. Adams a envoyé trois commissaires en France, mais les Français ont refusé de négocier à moins que les États-Unis n'acceptent de payer ce qui équivalait à un pot-de-vin. Lorsque cela est devenu de notoriété publique, la nation a éclaté en faveur de la guerre. Cependant, Adams n'a pas appelé à une déclaration de guerre, malgré quelques hostilités navales.

En 1800, cette guerre non déclarée était terminée et Adams était devenu beaucoup moins populaire auprès du public. Il a perdu sa campagne de réélection en 1800, avec seulement quelques voix de moins que Jefferson, qui est devenu président.


Discours sur l'état de l'Union : John Adams (22 novembre 1797)

Messieurs du Sénat et Messieurs de la Chambre des représentants :

J'ai longtemps craint qu'il ne soit nécessaire, à cause de la maladie contagieuse qui affligeait la ville de Philadelphie, de convoquer la législature nationale à un autre endroit. Cette mesure était désirable d'éviter, parce qu'elle occasionnerait beaucoup d'inconvénients publics et une dépense publique considérable et ajouterait aux calamités des habitants de cette ville, dont les souffrances devaient avoir excité la sympathie de tous leurs concitoyens. Par conséquent, après avoir pris des mesures pour vérifier l'état et le déclin de la maladie, j'ai reporté ma détermination, ayant l'espoir, maintenant heureusement réalisé, que, sans danger pour la vie ou la santé des membres, le Congrès pourrait se réunir à cet endroit, où il était prochain par la loi à se réunir. Je soumets, cependant, à votre considération si un pouvoir de reporter la réunion du Congrès, sans passer le temps fixé par la Constitution à de telles occasions, ne serait pas un amendement utile à la loi de 1794.

Bien que je ne puisse pas encore vous féliciter pour le rétablissement de la paix en Europe et le rétablissement de la sécurité des personnes et des biens de nos concitoyens contre l'injustice et la violence en mer, nous avons, néanmoins, d'abondantes causes de gratitude envers la source de bienveillance et d'influence pour la tranquillité intérieure et la sécurité personnelle, pour des saisons propices, une agriculture prospère, des pêcheries productives et des améliorations générales, et, surtout, pour un esprit rationnel de liberté civile et religieuse et une détermination calme mais constante à soutenir notre souveraineté, ainsi que notre morale et nos principes religieux, contre toutes les attaques ouvertes et secrètes.

Nos envoyés extraordinaires auprès de la République française s'embarquèrent, l'un en juillet, l'autre en août, pour rejoindre leur collègue de Hollande. J'ai reçu la nouvelle de l'arrivée de l'un et de l'autre en Hollande, d'où ils partirent tous pour Paris à quelques jours du 19 septembre. Quel que soit le résultat de cette mission, j'espère que rien n'aura été omis de ma part pour mener la négociation à une conclusion heureuse, à des conditions aussi équitables que compatibles avec la sécurité, l'honneur et l'intérêt des États-Unis. Rien, en attendant, ne contribuera autant à la préservation de la paix et à l'instauration de la justice que la manifestation de cette énergie et de cette unanimité dont le peuple des États-Unis a donné à maintes reprises des preuves si mémorables, et l'effort de ces ressources pour la défense nationale qu'une Providence bienfaisante a bien voulu mettre en leur pouvoir.

On peut affirmer avec assurance que rien ne s'est produit depuis l'ajournement du Congrès qui rende inopportunes les mesures de précaution que j'ai recommandées à l'examen des deux Chambres à l'ouverture de votre dernière session extraordinaire. Si ce système était alors prudent, il l'est davantage aujourd'hui, car les déprédations croissantes renforcent les raisons de son adoption.

En effet, quel que soit l'issue de la négociation avec la France, et si la guerre en Europe doit ou ne doit pas continuer, je suis le plus certain que la tranquillité et l'ordre permanents ne seront pas bientôt obtenus.L'état de la société a été si longtemps troublé, le sens des obligations morales et religieuses si affaibli, la foi publique et l'honneur national ont été si altérés, le respect des traités a été si diminué, et le droit des gens a perdu tant de sa valeur. la force, tandis que l'orgueil, l'ambition, l'avarice et la violence ont été si longtemps sans retenue, il ne reste aucun motif raisonnable pour espérer qu'un commerce sans protection ni défense ne sera pas pillé.

Le commerce des États-Unis est essentiel, sinon à leur existence, du moins à leur confort, leur croissance, leur prospérité et leur bonheur. Le génie, le caractère et les habitudes des gens sont hautement commerciaux. Leurs villes ont été formées et existent sur le commerce. Notre agriculture, nos pêcheries, nos arts et nos manufactures y sont liés et en dépendent. Bref, le commerce a fait de ce pays ce qu'il est, et il ne peut être détruit ou négligé sans impliquer les gens dans la pauvreté et la détresse. Les grands nombres sont directement et uniquement pris en charge par la navigation. La foi de la société est engagée pour la conservation des droits de commerce et de navigation pas moins que pour les autres citoyens. Sous cette vue de nos affaires, je me considérerais coupable d'un manquement au devoir si je m'abstenais de recommander que nous fassions tout notre possible pour protéger notre commerce et pour placer notre pays dans une position convenable de défense comme le seul moyen sûr de préserver les deux.

J'ai nourri l'attente qu'il aurait été en mon pouvoir, à l'ouverture de cette session, de vous avoir communiqué l'agréable information de la bonne exécution de notre traité avec Sa Majesté catholique concernant le retrait de ses troupes de notre territoire et la démarcation de la ligne de délimitation, mais selon les derniers renseignements authentiques, les garnisons espagnoles étaient toujours maintenues dans notre pays, et le tracé de la ligne de démarcation n'avait pas été commencé. Ces circonstances sont d'autant plus regrettables qu'elles ne peuvent manquer d'affecter les Indiens d'une manière préjudiciable aux États-Unis. Cependant, nourrissant l'espoir que les réponses qui ont été données élimineront les objections des officiers espagnols à l'exécution immédiate du traité, j'ai jugé bon que nous restions prêts à recevoir les postes et à diriger les ligne de limites. De plus amples informations à ce sujet seront communiquées au cours de la session.

A propos de cet état de choses désagréable sur notre frontière occidentale, il convient que je mentionne les tentatives d'agents étrangers pour aliéner les affections des nations indiennes et les exciter à de réelles hostilités contre les États-Unis. Une grande activité a été exercée par ces personnes qui se sont insinuées parmi les tribus indiennes résidant sur le territoire des États-Unis pour les influencer à transférer leurs affections et leurs forces à une nation étrangère, pour les former en une confédération et les préparer à la guerre. contre les États-Unis. Bien que des mesures aient été prises pour contrer ces infractions à nos droits, pour empêcher les hostilités indiennes et pour préserver tout leur attachement aux États-Unis, il est de mon devoir d'observer que pour donner un meilleur effet à ces mesures et éviter les conséquences de en cas de répétition de telles pratiques, une loi prévoyant des sanctions adéquates pour de telles infractions peut être nécessaire.

Les commissaires nommés en vertu de l'article 5 du traité d'amitié, de commerce et de navigation entre les États-Unis et la Grande-Bretagne pour déterminer le fleuve qui était vraiment destiné sous le nom de la rivière Sainte-Croix mentionné dans le traité de paix, se sont réunis à Passamaquoddy Bay en octobre 1796, et a vu les embouchures des rivières en question et les rives et les îles adjacentes, et, étant d'avis que des relevés réels des deux rivières jusqu'à leurs sources étaient nécessaires, a donné aux agents des deux nations des instructions pour que but, et ajourné pour se réunir à Boston en août. Ils se sont réunis, mais les enquêtes nécessitant plus de temps qu'on ne l'avait supposé, et n'étant pas terminées, les commissaires se sont de nouveau ajournés, pour se réunir à Providence, dans l'État de Rhode Island, en juin prochain, quand nous pouvons nous attendre à un examen final et à une décision. .

Les commissaires nommés en application de l'article 6 du traité se sont réunis à Philadelphie en mai dernier pour examiner les réclamations des sujets britanniques pour des dettes contractées avant la paix et qui leur restent dues par des citoyens ou des habitants des États-Unis. Diverses causes ont jusqu'ici empêché toute détermination, mais l'affaire est maintenant reprise, et sera sans doute poursuivie sans interruption.

Plusieurs décisions sur les réclamations des citoyens des États-Unis pour les pertes et dommages subis en raison de captures ou de condamnations irrégulières et illégales de leurs navires ou d'autres biens ont été rendues par les commissaires à Londres conformément à l'article 7 du traité. Les sommes accordées par les commissaires ont été payées par le gouvernement britannique. Un nombre considérable d'autres réclamations, où les frais et les dommages, et non les biens capturés, étaient les seuls objets en question, ont été décidés par arbitrage, et les sommes accordées aux citoyens des États-Unis ont également été payées.

Les commissaires nommés conformément à l'article 21 de notre traité avec l'Espagne se sont réunis à Philadelphie l'été dernier pour examiner et décider des réclamations de nos citoyens pour les pertes qu'ils ont subies à la suite de la prise de leurs navires et de leurs cargaisons par les sujets de son Majesté catholique pendant la dernière guerre entre l'Espagne et la France. Leurs séances ont été interrompues, mais sont maintenant reprises.

Les États-Unis étant tenus d'indemniser les pertes et dommages subis par les sujets britanniques, sur décision des commissaires agissant en vertu de l'article 6 du traité avec la Grande-Bretagne, et pour les pertes et dommages subis par les sujets britanniques en raison de la capture de leurs navires et marchandises prises dans les limites et sous la juridiction des États-Unis et amenées dans leurs ports, ou prises par des navires armés originairement dans les ports des États-Unis, sur les sentences des commissaires agissant en vertu de l'article 7 du même traité , il est nécessaire que des dispositions soient prises pour remplir ces obligations.

Les nombreuses captures de vaisseaux américains par les croiseurs de la République française et de quelques-uns par ceux d'Espagne ont occasionné des dépenses considérables pour faire et soutenir les réclamations de nos citoyens devant leurs tribunaux. Les sommes nécessaires à cet effet ont été, dans divers cas, déboursées par les consuls des États-Unis. Au moyen des mêmes captures, un grand nombre de nos marins ont été jetés à terre dans des pays étrangers, dépourvus de tout moyen de subsistance, et les malades en particulier ont été exposés à de graves souffrances. Les consuls ont, dans ces cas, aussi avancé de l'argent pour leur secours. Pour ces avances, ils attendent raisonnablement des remboursements de la part des États-Unis.

L'acte consulaire relatif aux gens de mer doit être révisé et amendé. Les dispositions relatives à leur prise en charge à l'étranger et à leur retour sont jugées insuffisantes et inefficaces. Une autre disposition semble nécessaire d'être ajoutée à l'acte consulaire. Certains navires étrangers ont été découverts naviguant sous pavillon des États-Unis et avec de faux papiers. Il arrive rarement que les consuls puissent déceler cette tromperie, car ils n'ont pas le pouvoir d'exiger une inspection des registres et des lettres maritimes.

Messieurs de la Chambre des représentants :

Il est de mon devoir de recommander à votre considération sérieuse les objets qui par la Constitution sont placés particulièrement dans votre sphère, les dettes nationales et les impôts.

Depuis la décadence du système féodal, par lequel la défense publique était assurée principalement aux dépens des particuliers, le système des emprunts a été introduit, et comme aucune nation ne peut lever dans l'année par des impôts des sommes suffisantes pour sa défense et ses opérations militaires. en temps de guerre, les sommes prêtées et les dettes contractées sont nécessairement devenues l'objet de ce qu'on a appelé les systèmes de financement. Les conséquences de l'accumulation continuelle de dettes publiques dans d'autres pays devraient nous exhorter à veiller à éviter leur croissance dans le nôtre. La défense nationale doit être assurée ainsi que le soutien du gouvernement, mais les deux doivent être accomplis autant que possible par des impôts immédiats, et aussi peu que possible par des emprunts.

Les estimations pour le service de l'année suivante vous seront soumises par ma direction.

Messieurs du Sénat et Messieurs de la Chambre des représentants :

Nous sommes réunis à une période des plus intéressantes. Les situations des principales puissances de l'Europe sont singulières et menaçantes. Relié aux uns par des traités et à tous par le commerce, aucun événement important ne peut nous y être indifférent. De telles circonstances n'appellent pas moins avec une importunité particulière une disposition à s'unir dans toutes ces mesures dont dépendent l'honneur, la sécurité et la prospérité de notre pays que tous les efforts de sagesse et de fermeté.


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Discours sur l'état de l'Union : John Adams (11 novembre 1800)

Messieurs du Sénat et Messieurs de la Chambre des représentants :

Immédiatement après l'ajournement du Congrès lors de leur dernière session à Philadelphie, j'ai donné des instructions, conformément aux lois, pour la suppression des charges publiques, des dossiers et des biens. Ces instructions ont été exécutées, et les officiers publics ont depuis résidé et dirigé les affaires ordinaires du gouvernement en ce lieu.

Je félicite le peuple des États-Unis pour la réunion du Congrès au siège permanent de son gouvernement, et je vous félicite, messieurs, pour la perspective d'une résidence à ne pas changer. Bien qu'il y ait lieu de craindre que les aménagements ne soient pas aussi complets qu'on pourrait le souhaiter, il y a néanmoins de bonnes raisons de croire que cet inconvénient cessera avec la présente session.

Il serait inconvenant que les représentants de cette nation se réunissent pour la première fois dans ce temple solennel sans lever les yeux vers le souverain suprême de l'univers et implorer sa bénédiction.

Que ce territoire soit la résidence de la vertu et du bonheur ! Que dans cette ville cette piété et cette vertu, cette sagesse et cette magnanimité, cette constance et cette autonomie qui ornaient le grand caractère dont elle porte le nom soient à jamais vénérées ! Ici et dans tout notre pays, que les mœurs simples, la morale pure et la vraie religion fleurissent à jamais !

C'est à vous, messieurs, d'examiner si les pouvoirs locaux sur le District de Columbia conférés par la Constitution au Congrès des États-Unis seront immédiatement exercés. Si à votre avis cette importante fiducie doit maintenant être exécutée, vous ne pouvez manquer en l'exécutant de prendre en vue la situation future probable du territoire dont vous vous apprêtez à pourvoir au bonheur. Vous la considérerez comme la capitale d'une grande nation avançant avec une rapidité sans exemple dans les arts, le commerce, la richesse et la population, et possédant en elle les énergies et les ressources qui, si elles ne sont pas jetées ou lamentablement mal dirigées, lui assureront un long parcours de prospérité et d'autonomie gouvernementale.

Conformément à une loi de la dernière session du Congrès, les officiers et soldats de l'armée temporaire ont été démis de leurs fonctions. C'est un vrai plaisir de se rappeler le témoignage honorable qu'ils ont donné des motifs patriotiques qui les ont mis au service de leur pays, par la promptitude et la régularité avec lesquelles ils sont revenus au rang de simples citoyens.

Il est à tous les points de vue d'une importance primordiale d'exécuter les lois promptement et fidèlement, et de rendre la partie de l'administration de la justice que la Constitution et les lois dévolues aux tribunaux fédéraux conviennent aussi bien au peuple qu'elle peut consister en leurs circonstances actuelles, que je ne peux m'empêcher de recommander une fois de plus à votre examen sérieux le système judiciaire des États-Unis. Aucun sujet n'est plus intéressant que celui-ci pour le bonheur public, et à aucun les améliorations qui peuvent avoir été suggérées par l'expérience ne peuvent être appliquées plus avantageusement.

Un traité d'amitié et de commerce avec le roi de Prusse a été conclu et ratifié. Les ratifications ont été échangées, et j'ai ordonné que le traité soit promulgué par proclamation.

Les difficultés qui suspendaient l'exécution de l'article 6 de notre traité d'amitié, de commerce et de navigation avec la Grande-Bretagne n'ont pas encore été levées. La négociation à ce sujet est toujours en cours. Comme il doit être dans l'intérêt et l'honneur des deux nations de régler cette différence de bonne foi, je m'attends avec confiance à ce que les efforts sincères du gouvernement des États-Unis pour y mettre fin à l'amiable ne seront pas déçus.

Les envoyés extraordinaires et ministres plénipotentiaires des États-Unis en France furent reçus par le Premier Consul avec le respect dû à leur caractère, et 3 personnes à pouvoirs égaux furent désignées pour traiter avec eux. Bien qu'à la date de la dernière nouvelle officielle la négociation ne fût pas terminée, il faut espérer cependant que nos efforts pour effectuer un accommodement rencontreront enfin un succès proportionné à la sincérité avec laquelle ils ont été si souvent répétés.

Alors que nos meilleurs efforts pour la préservation de l'harmonie avec toutes les nations continueront d'être utilisés, l'expérience du monde et notre propre expérience nous avertissent de l'insécurité de se fier avec trop de confiance à leur succès. Nous ne pouvons, sans commettre une dangereuse imprudence, abandonner ces mesures d'autoprotection qui sont adaptées à notre situation et auxquelles, malgré notre politique pacifique, la violence et l'injustice d'autrui peuvent à nouveau nous contraindre à recourir. Alors que notre vaste étendue de côtes maritimes, les habitudes commerciales et agricoles de nos peuples, le grand capital qu'ils continueront de faire confiance à l'océan, suggèrent le système de défense qui nous sera le plus bénéfique, notre éloignement de l'Europe et nos ressources pour la force maritime nous permettra de l'employer avec effet. Des arrangements saisonniers et systématiques, autant que nos ressources le justifient, pour une marine adaptée à la guerre défensive, et qui peut en cas de nécessité être rapidement mise en service, semblent être autant recommandés par une économie sage et vraie que par une juste souci de notre tranquillité future, de la sécurité de nos rivages et de la protection de nos biens attachés à l'océan.

La marine actuelle des États-Unis, créée tout à coup par une grande exigence nationale, nous a élevés dans notre propre estime, et par la protection accordée à notre commerce a réalisé dans la mesure de nos attentes les objets pour lesquels elle a été créée.

Dans le cadre d'une marine devrait être envisagée la fortification de certains de nos principaux ports et rades maritimes. Diverses considérations, qui s'imposent d'elles-mêmes, appellent l'attention sur cette mesure de précaution. Pour assurer la sécurité de nos principaux ports, des sommes considérables ont déjà été dépensées, mais les travaux restent inachevés. Il appartient au Congrès de déterminer si des crédits supplémentaires doivent être consentis pour rendre aptes aux fins prévues les fortifications commencées.

La fabrication d'armes aux États-Unis attire toujours l'attention de la législature nationale. À un coût considérable pour le public, cette fabrication a été portée à un tel état de maturité que, avec des encouragements continus, remplacera la nécessité d'importations futures de pays étrangers.

Messieurs de la Chambre des représentants :

J'ordonnerai les prévisions des crédits nécessaires pour l'année suivante, ainsi qu'un compte des recettes et dépenses publiques à une période tardive, pour être déposé devant vous. J'observe avec beaucoup de satisfaction que le produit du revenu pendant l'année actuelle a été plus considérable que pendant n'importe quelle période antérieure égale. Ce résultat fournit une preuve concluante des grandes ressources de ce pays et de la sagesse et de l'efficacité des mesures qui ont été adoptées par le Congrès pour la protection du commerce et la conservation du crédit public.

Messieurs du Sénat et Messieurs de la Chambre des représentants :

En tant que membre de la grande communauté des nations, notre attention est irrésistiblement attirée sur les scènes importantes qui nous entourent. S'ils ont montré une portion peu commune de calamité, c'est la province de l'humanité à déplorer et de la sagesse d'éviter les causes qui ont pu la produire. Si, tournant les yeux vers la maison, nous trouvons raison de nous réjouir de la perspective qui se présente si nous apercevons l'intérieur de notre pays prospère, libre et heureux si tous jouissent en sécurité, sous la protection de lois émanant seulement de la volonté générale, fruits de leur propre travail, nous devons fortifier et s'accrocher à ces institutions qui ont été la source d'une telle félicité réelle et résister avec une persévérance infatigable aux progrès de ces innovations dangereuses qui peuvent diminuer leur influence.

A votre patriotisme, messieurs, a été confié le devoir honorable de protéger les intérêts publics et tandis que le passé est pour votre pays un gage sûr qu'il sera fidèlement exécuté, permettez-moi de vous assurer que vos travaux pour promouvoir le bonheur général recevront de moi la coopération la plus zélée.


John Adams Troisième État de l'Union - Histoire

James Monroe et l'ère des bons sentiments
Copyright & copie 2012, Henry J. Sage

James Monroe. Un biographe récent de James Monroe l'appelle le "premier président de la sécurité nationale". Bien connu pour sa "doctrine Monroe", élaborée en grande partie par le secrétaire d'État John Quincy Adams, le président Monroe a également supervisé la sécurisation des traités qui ont stabilisé les frontières de l'Amérique à une époque où cette disposition du territoire en Amérique du Nord était encore incertaine. James Monroe a également été le dernier président de la « Dynastie de Virginie » et le dernier candidat à se présenter à la présidence sans opposition. Il a reçu tous les votes électoraux sauf un. (L'autre est allé à John Quincy Adams, pour des raisons plus ou moins inconnues.) Au moment de l'accession de Monroe à la présidence, le monde avait radicalement changé à cause des révolutions américaine et française. Après des siècles de guerres fréquentes, les nations se sont retirées de la confrontation en contemplant le passé sanglant. Le siècle suivant a été appelé la "paix de cent ans". Peut-être une exagération, c'était néanmoins une période de calme relatif sur la scène internationale.

L'administration Monroe : la dernière de la « dynastie Virginia »

En plus d'être le dernier de la dynastie de Virginie, le président James Monroe était également le dernier vétéran de la Révolution américaine à servir à la Maison Blanche. En 1776, à l'âge de 18 ans, James Monroe s'enrôla dans le Third Virginia Regiment et servit aux côtés de John Marshall. Deux ans plus tard, il reçut une commission d'officier dans l'armée continentale et participa à un certain nombre de batailles sous le commandement de Washington, dont l'attaque de Trenton en décembre 1776. À la fin de la guerre, il avait atteint le grade de colonel.

En tant que membre du Congrès de la Confédération de Virginie dans les années 1780, le délégué James Monroe était l'un des principaux partisans de l'Ordonnance du Nord-Ouest adoptée en 1787. Il a également participé à la convention de ratification de Virginie, et bien qu'il s'opposait à la Constitution pour des raisons similaires à celles de Patrick Henry et d'autres compatriotes de Virginie, il a été élu sénateur de Virginie en 1790. Monroe a ensuite été ministre de France sous les présidents Washington et Jefferson et a joué un rôle déterminant dans la négociation de l'achat de la Louisiane avec le gouvernement de Napoléon.

Monroe a été nommé secrétaire d'État par le président James Madison en 1811, mais en raison de ses antécédents militaires, il a également été secrétaire à la guerre pendant la guerre de 1812. Lorsque les Britanniques ont marché sur Washington en 1814, le secrétaire Monroe est personnellement allé évaluer Les Britanniques avancent et avertissent le président Madison du danger imminent. Son leadership au sein du département de la Guerre a contribué à améliorer la capacité militaire des États-Unis.

En 1816, James Monroe est élu président des États-Unis. Les propres expériences diplomatiques de Monroe, combinées à la diplomatie habile du secrétaire d'État de Monroe Richard Rush et plus tard de John Quincy Adams, ont conduit à des avancées importantes dans les relations étrangères américaines au cours de ses deux mandats à la Maison Blanche. Les traités Rush-Bagot et Transcontinental raffermissent les frontières de l'Amérique et étendent son domaine jusqu'à l'océan Pacifique. Malgré de nombreux problèmes nationaux qui remettent en cause son leadership, le président Monroe s'est fortement concentré sur la sécurité des États-Unis.

Comme mentionné dans la section précédente, le Parti fédéraliste avait fait allusion à une sécession de l'Union et appelé la Convention de Hartford pour protester contre ce qu'il considérait comme un traitement injuste des États de la Nouvelle-Angleterre, qui s'étaient vigoureusement opposés à la guerre de 1812. la conclusion du conflit, cependant, avait fait le parti. Ainsi James Monroe est devenu le premier président à gouverner sans opposition organisée. Cependant, Monroe faisait toujours partie de la dynastie de Virginie et ses politiques ne sont pas passées inaperçues. Parce que certains avantages de la guerre ont profité aux États-Unis, la nation est revenue à ses préoccupations intérieures, ce qui a rapidement commencé à diviser le pays selon des lignes sectionnelles, sinon politiques.

James Monroe, qui a succédé à son compatriote Virginian James Madison en tant que président, était l'étudiant en droit de Jefferson, dont Jefferson a fait remarquer que si vous retourniez l'âme de Monroe, ce serait « impeccable ». Il fut le dernier président à s'habiller dans le style colonial ancien. Son cabinet distingué comprenait John Quincy Adams, John C. Calhoun et William Crawford, tous trois devenus candidats à la présidence.

Le premier discours inaugural de Monroe montra que les républicains avaient adopté de nombreux principes nationalistes fédéralistes : Monroe soutenait une armée permanente, une marine forte, des fortifications et un soutien à la fabrication. On disait à l'époque que « les républicains ont dépassé le fédéralisme ». Mais Monroe était toujours un vieux jeffersonien dans l'âme - il a opposé son veto à certains projets de loi pour des motifs constitutionnels, les seuls motifs, croyait-on à l'époque, sur lesquels les présidents pouvaient légitimement opposer leur veto aux actions du Congrès. (Cela changerait quand Andrew Jackson, qui avait sa propre vision de la Constitution et du pouvoir présidentiel, entrerait à la Maison Blanche.)

Accords anglo-américains. Au lendemain de la guerre de 1812, les Américains et les Britanniques étaient fatigués par des décennies de lutte. Bien que l'Amérique n'ait pas combattu dans les guerres napoléoniennes, des tensions durables sur les droits neutres, etc., avaient maintenu le pays sur le fil. Ainsi, les deux parties étaient disposées à essayer d'assurer la paix pour l'avenir et ont entamé des négociations pour atteindre cet objectif. Une convention commerciale de 1815 a mis fin aux pratiques commerciales défavorables des Britanniques et a permis aux Américains d'accéder à divers marchés.

Le traité Rush-Bagot. En 1817, de nombreux armements (forces navales et forts) sont restés sur les rives des Grands Lacs. De plus, les Canadiens étaient très inquiets des tendances expansionnistes américaines. Le ministre britannique Charles Bagot et le secrétaire d'État américain Richard Rush ont conclu un accord en 1817 visant à réduire les tensions le long de la frontière canadienne et à éviter une course aux armements navals. (Le ministre Bagot à Washington a flatté les Américains, qualifiant Dolley Madison de « reine ».) Le traité Rush-Bagot a jeté les bases d'une frontière non gardée et d'une démilitarisation des Grands Lacs. Chaque partie était autorisée à garder un navire sur le lac Champlain et le lac Ontario et deux navires sur les Grands Lacs supérieurs, l'un étant un cotre commercial. L'accord a été ratifié par le Sénat en tant que traité formel et est devenu un modèle de désarmement. Il a créé la plus longue frontière internationale non gardée au monde.

Dans un autre suivi du Traité de Gand, Albert Gallatin et Richard Rush à Londres ont signé une Convention (Boundary Settlement) de 1818. Elle prévoyait que la frontière canado-américaine soit établie le long du 49 e parallèle aux montagnes Rocheuses et prévoyait pour l'occupation conjointe du territoire de l'Oregon de là à l'océan Pacifique. L'accord a également établi la frontière d'achat du nord de la Louisiane au 49 e parallèle. De plus, les Américains ont reçu des droits de pêche perpétuels au large des côtes du Canada pour toujours, et une commission a été créée pour régler les différends territoriaux.

Le traité Adams-Onis. En 1819, le secrétaire d'État John Quincy Adams a négocié le traité transcontinental avec le ministre espagnol à Washington Luis de Onis. Le traité Adams-Onis fixa la frontière sud de la Louisiane à l'océan Pacifique et céda la Floride aux États-Unis. De plus, le Mexique menaçait de se révolter pour l'indépendance, et l'Espagne a vu une grande partie de son empire colonial en Amérique s'effondrer. Les États-Unis ont renoncé à leurs revendications sur le Texas et ont accepté d'assumer 5 millions de dollars de réclamations d'Américains contre le gouvernement espagnol. Le résultat du traité Adams-Onis, ainsi que de l'accord Rush-Bagot, a été que toutes les grandes questions frontalières à l'ouest du Pacifique ont été réglées.

L'ère des bons sentiments : Mais avec des sentiments durs en dessous

Peu de temps après que James Monroe a prêté serment en tant que président en 1817, il a fait un voyage de bonne volonté à travers la Nouvelle-Angleterre. Un journal du Massachusetts a applaudi sa visite et a déclaré que le temps était désormais une « ère de bons sentiments ». Les historiens ont repris cette expression, et elle est généralement associée à la période suivant la guerre de 1812. Il est vrai qu'avec la fin des guerres napoléoniennes et la ratification du traité de Gand, le monde était un endroit beaucoup plus calme et plus sûr. . Le capitaine Stephen Decatur avait neutralisé les pirates barbaresques et le commerce américain était libre de reprendre sa vigueur habituelle.

Symbole du sentiment général de bonne volonté dans la nation, James Monroe s'est présenté sans opposition à sa réélection en 1820 et a reçu tous les votes sauf un. Bien que le Parti fédéraliste ait disparu en 1820, certaines de leurs idées nationalistes persistent. Par exemple, bien que les républicains se soient opposés à la banque nationale à l'époque de Jefferson, Madison avait trouvé gênant de mener une guerre sans une institution financière nationale à sa disposition, donc la banque a été restructurée en 1816. Madison a également estimé qu'une armée permanente en temps de paix et un une marine forte étaient des garanties essentielles pour le pays.

L'embargo de 1807-1809 et la guerre de 1812 avaient stimulé la fabrication et l'industrie aux États-Unis, et un système de tarifs protecteurs était jugé utile. Alors que l'exportation du coton du sud poussait l'économie de cette région vers de nouveaux sommets, la prospérité semblait bien répartie dans tout le pays. Les tarifs et les ventes de terres ont fourni tous les revenus dont le gouvernement national avait besoin pour soutenir confortablement ses opérations. Les traités discutés ci-dessus ont amélioré les relations de l'Amérique avec les puissances étrangères.

En bref, cela semblait être une période de paix, de prospérité et de liberté, l'équilibre jeffersonien entre la liberté individuelle et le gouvernement responsable avait apparemment été atteint. Pourtant, l'ère des bons sentiments ne pouvait pas durer dans une société où tant d'intérêts s'affrontaient. Bien que la surface des affaires publiques semblât calme, des troubles importants se déroulaient non loin de la surface.

La croissance démographique substantielle, l'amélioration des liaisons de transport dans les différentes sections et les attaques contre l'institution de l'esclavage ont contribué à un sentiment croissant de régionalisme dans la nouvelle nation. De puissantes loyautés sectorielles avaient déjà commencé à saper l'unité nationale. L'Ouest trans-Appalachien - avec son sol riche et son système de transport par eau en développement - a connu une croissance substantielle après 1790. Les Amérindiens ont offert une certaine résistance mais ont été écartés par les colons qui se précipitaient. La croissance de l'Occident caractérisait l'incroyable croissance démographique de toute la nation. Les régions qui avaient été peuplées d'Indiens et de commerçants de fourrures sont devenues les États du Kentucky, du Tennessee et de l'Ohio, et en 1819, neuf nouveaux États ont été ajoutés aux treize d'origine. Le mélange de personnes en Occident a conduit à la création d'une nouvelle culture régionale d'un peuple sans racines et optimiste. Leurs intérêts ont rapidement divergé de ceux de leurs frères orientaux et urbains, et le pays a commencé à se diviser selon des lignes de section.

Les différences entre les différentes sections du pays ont été exacerbées par une panique financière qui a balayé le pays en 1819. Le commerce lucratif qui a suivi la guerre de 1812 a presque cessé et les gens ont perdu leur emploi dans les zones urbaines. Les banques ont fait faillite, les hypothèques ont été saisies et les prix agricoles ont subi une chute vertigineuse. Les problèmes financiers ne se sont pas limités à une seule région du pays, mais ont balayé les villes de l'est vers les régions agricoles de l'ouest. La baisse des prix du coton a nui au Sud, et de nombreuses personnes ont imputé les problèmes aux banques.

Questions de section, 1815 à 1860

Le Tarif. Les tarifs sont des taxes évaluées par le gouvernement national sur les marchandises importées, et ils ont deux objectifs fondamentaux. Les droits de douane sont des droits d'importation relativement bas perçus sur toutes les importations et sont utilisés pour compenser les dépenses liées au maintien de l'appareil nécessaire pour contrôler les ports et les frontières nationaux. La surveillance de l'afflux de personnes et de marchandises dans une nation peut être coûteuse, et les tarifs aident à compenser les coûts. Des tarifs douaniers modestes sont acceptés comme un moyen nécessaire pour faire des affaires à l'échelle internationale.

Le deuxième type de tarif est le tarif protecteur, et il a un objectif tout à fait différent. Les tarifs protecteurs sont des droits imposés sur des produits particuliers destinés à aider les fabricants ou producteurs de produits similaires dans le pays hôte en augmentant artificiellement le prix des produits étrangers. Les tarifs peuvent être d'un montant déterminé ou ad valorem en pourcentage de la valeur du produit.

Évidemment, les biens qu'une nation ne produit pas en abondance ne se verront pas assigner de devoirs protecteurs. Les produits que la concurrence étrangère tend à rendre non rentables sont prétendument aidés par des tarifs protecteurs élevés. La difficulté avec les tarifs protecteurs est qu'ils augmentent les prix pour les consommateurs nationaux et, lorsqu'ils sont perçus sur des produits fabriqués au niveau régional, ils ont tendance à favoriser une partie du pays par rapport à une autre. En outre, ils ont tendance à générer des mesures de rétorsion par d'autres nations.

En vertu de la Constitution, le Congrès a le seul pouvoir de lever des tarifs, un changement par rapport aux articles de la Confédération, en vertu desquels les États avaient le droit de le faire eux-mêmes. Les premiers tarifs étaient principalement conçus pour les recettes, même s'ils étaient accompagnés d'un certain protectionnisme modéré.

Le Tariff Act de 1816 a été promulgué pour protéger la fabrication américaine contre les importations britanniques de textiles d'après-guerre et promouvoir l'autosuffisance économique nationale. La panique de 1819 a encouragé des tarifs élevés afin de protéger les emplois américains, un facteur qui rend également les tarifs attractifs pour les consommateurs. À l'exception des intérêts commerciaux de la Nouvelle-Angleterre, pour qui le commerce était souvent réduit par des tarifs élevés, des droits plus lourds étaient supportés dans chaque partie du pays. Avec le temps, cependant, le Sud et le Sud-Ouest se sont retournés contre les tarifs protecteurs, concluant qu'ils augmentaient les coûts des importations et inhibaient l'exportation du coton du Sud.

Les tarifs ont continué d'augmenter dans les années 1820 alors que les droits sur les produits manufacturés, les articles en laine, le coton, le fer et les produits finis ont continué à augmenter. En 1828, le tarif le plus élevé de la période précédant la guerre civile a été adopté et, dans le Sud, il est devenu connu sous le nom de Tarif des abominations, ce qui a conduit à la crise d'annulation de 1832 (discutée ci-dessous.) Suite à cette crise, les tarifs ont été progressivement abaissés (avec augmentations intermittentes) jusqu'à l'époque de la guerre civile.

Améliorations internes. Améliorations internes est le nom donné à ce que nous appelons aujourd'hui la construction d'infrastructures. Le sud et l'ouest des États-Unis avaient besoin de routes, de canaux et d'installations portuaires pour acheminer leurs marchandises sur le marché. La plupart des régions les plus anciennes du pays, l'est et le nord-est, avaient déjà construit ces installations à leurs frais. La question était de savoir combien d'argent fédéral devait être investi dans des projets de construction qui ne traversaient pas les frontières des États. Les États qui avaient besoin d'importants investissements en capital pour améliorer les installations de transport manquaient souvent de fonds pour les soutenir et ont demandé l'aide fédérale. Les Occidentaux, par exemple, étaient les plus enthousiastes pour les améliorations internes financées par le gouvernement fédéral, telles que la route nationale, qui les relierait aux marchés de l'Est.

Les régions qui avaient déjà investi des capitaux dans des améliorations internes ne voulaient pas dépenser d'argent pour ce qu'elles possédaient déjà. Pour la plupart, au début du 19e siècle, le gouvernement fédéral est resté à l'écart de la construction d'améliorations internes. En 1817, le président Madison pensait qu'un amendement constitutionnel serait nécessaire pour que les États-Unis se lancent dans la construction de routes ou de canaux. John C. Calhoun a soutenu les dépenses fédérales pour le transport sous la notion de la clause de « bien-être général » et pour les besoins militaires. (Fait intéressant, le président Eisenhower a vendu l'idée du système d'autoroutes interétatiques dans les années 1950 sur la base de la sécurité nationale.) Bien qu'il ne s'agisse pas d'un gros problème, la question des améliorations internes a accentué les différences régionales.

Politique foncière. Les lois foncières libérales de 1800 et 1804 réduisirent le prix des terres publiques et la superficie minimale de l'unité disponible à la vente. Les ventes ont explosé, puis ont chuté pendant la guerre de 1812, puis ont explosé à nouveau jusqu'en 1818. Puis les prix agricoles ont chuté alors que les marchés étrangers se rétrécissaient et que la panique de 1819 détruisait de nombreuses fermes. L'Occident était fortement en faveur d'une politique foncière bon marché tandis que le Nord craignait qu'elle draine une main-d'œuvre bon marché et fournisse moins de revenus au gouvernement fédéral. Le Sud s'inquiétait de la concurrence des producteurs de coton des terres vierges du Sud-Ouest.

La terre était l'atout le plus précieux que possédait le gouvernement fédéral et sa vente créait une source de revenus constante. Les politiques libérales de vente des terres stimulent également le développement des régions frontalières et attirent les immigrants. Naturellement, les gens qui voulaient aller dans l'Ouest et s'installer préféraient des terres bon marché qui pouvaient être achetées à des conditions généreuses. Les spéculateurs fonciers, qui n'avaient pas l'intention de s'installer ou de développer les propriétés qu'ils possédaient, voulaient également des terres bon marché pour des raisons manifestement égoïstes. Les intérêts établis, qui avaient tendance à être concentrés dans l'Est et le Nord-Est, ont soutenu des prix des terrains plus élevés pour maximiser les profits du gouvernement.

Malgré les intérêts concurrents, les ventes de terres ont explosé pendant une grande partie du XIXe siècle, et les revenus des ventes de terres ont fourni une partie importante des revenus nécessaires au fonctionnement du gouvernement fédéral. Pendant une grande partie du 19e siècle, le gouvernement a fonctionné très confortablement sur les revenus des tarifs et des ventes de terres. Au cours des dernières décennies, la vente et la distribution des terres serviraient à financer la construction de milliers de kilomètres de voies ferrées.

Banques. La plupart des Américains d'aujourd'hui considèrent probablement les banques comme des endroits pratiques pour économiser de l'argent, obtenir des prêts pour des voitures ou des maisons ou pour démarrer des entreprises. Ils ne pensent probablement pas beaucoup à la relation entre la politique bancaire et l'économie globale. Cependant, ce à quoi beaucoup d'Américains prêtent attention, c'est le coût d'emprunt de l'argent. En d'autres termes, ils prêtent attention aux taux d'intérêt que les banques facturent pour les prêts. Le système bancaire national que nous avons aujourd'hui est le Federal Reserve System, créé en 1913. Le Federal Reserve System avec ses douze banques membres contrôle la grande majorité des banques aux États-Unis et détermine les taux d'intérêt de base.Les taux d'intérêt que « la Fed » facture aux banques membres déterminent les taux d'intérêt que les banques facturent pour les prêts immobiliers, etc.

La première Banque des États-Unis a été créée par Alexander Hamilton lors du premier Congrès. Elle a été créée en 1791 pour 20 ans, mais sa charte n'a pas été renouvelée en 1811. Certains qui s'opposaient à la banque ont remis en question sa constitutionnalité, d'autres se sont opposés à sa concurrence avec les banques d'État et au fait que la plupart de ses actions étaient détenues par des étrangers. L'absence d'une banque nationale pendant la guerre de 1812, cependant, compliquait le financement de la guerre et diminuait la valeur des billets de banque. En réponse, le Congrès a créé une deuxième banque des États-Unis en 1816, à nouveau affrété pour 20 ans. La nouvelle banque a été mal gérée au début et a été associée à la panique de 1819. Une nouvelle gestion et des politiques de crédit plus strictes ont sauvé la banque, mais au détriment de la faveur publique.

Au début des années 1800, la banque nationale faisait essentiellement la même chose que le système de la Réserve fédérale aujourd'hui : elle déterminait la valeur de l'argent. Lorsqu'il n'y avait pas de banque nationale, toutes les opérations bancaires étaient effectuées par les banques d'État. Ils ont émis des billets de banque en papier sur la base de leurs dépôts d'or et d'argent, qui circulaient comme monnaie, et ils ont réalisé des bénéfices en prêtant de l'argent. En l'absence de contrôles stricts sur ce que les banques étaient autorisées à faire, de nombreuses banques, parfois appelées « banques sauvages », ont prêté de l'argent plus ou moins indistinctement dans l'espoir de maximiser leurs profits. Ils émettaient parfois plus de billets de banque qu'ils ne pouvaient en couvrir en toute sécurité avec leurs réserves d'or et d'argent pour que le papier ait une quelconque valeur à cette époque, il devait être adossé à de l'argent dur. (Pendant la Révolution américaine, les dollars continentaux en papier non adossés à des espèces étaient pratiquement sans valeur.)

Les spéculateurs et les personnes qui voulaient acheter des terres favorisaient des politiques bancaires souples parce que l'argent était facile à obtenir, et comme la valeur de l'argent avait tendance à baisser à mesure que de plus en plus de billets étaient émis, la condition connue sous le nom d'inflation, les prêts étaient relativement faciles à rembourser. De plus, dans une économie inflationniste avec des prix en hausse, les gens qui étaient obligés d'emprunter de l'argent pour faire des affaires, comme les agriculteurs, favorisaient l'inflation car elle ferait monter les prix qu'ils pourraient obtenir pour leurs produits et donc leurs bénéfices. Ces intérêts concurrents avaient tendance à se diviser selon des lignes de coupe, tout comme les politiques tarifaires et foncières.

Les banquiers, en revanche, résistaient à l'inflation, car s'ils prêtaient de l'argent à 5 % d'intérêt, mais que l'inflation progressait à un taux de 5 %, l'argent qu'ils remboursaient pour les prêts valait moins que l'argent qu'ils avaient initialement donné aux emprunteurs. La Banque des États-Unis contrôlait la valeur de la monnaie en exigeant des banques d'État qu'elles rachètent leurs propres billets à la banque nationale en devises fortes ou en espèces lorsque la banque nationale présentait leurs billets pour paiement. Ainsi, si les spéculateurs à la frontière empruntaient de l'argent à une banque d'État et utilisaient cet argent pour payer le gouvernement fédéral pour des terres, et que ce papier bancaire se retrouvait en possession de la banque nationale, la banque nationale pourrait exiger le paiement en or ou en argent.

Cette relation entre la Banque nationale et les banques d'État a freiné la propension des banques d'État à prêter au-delà de la capacité de leurs réserves pour couvrir leur papier, ce qui a eu tendance à contenir l'inflation, la valeur de la monnaie étant stable. La présence de la banque nationale était donc perçue comme une influence positive qui aidait à maximiser les profits des intérêts bancaires, tandis que ceux qui utilisaient les banques pour des prêts considéraient la banque nationale comme nuisible à leurs intérêts.

En 1815, le président James Madison s'est rendu compte que le pays était dans une impasse financière et que les États-Unis avaient dû restituer 7 millions de dollars en or à l'Angleterre en 1811. La politique bancaire était confuse et les intérêts concurrents des débiteurs et des créanciers maintenaient le pays dans la tourmente financière. Madison a déclaré que si les banques d'État ne pouvaient pas contrôler la monnaie, une banque nationale était nécessaire. Le secrétaire au Trésor Dallas a présenté un nouveau projet de loi bancaire, qui a été adopté en 1816.

La deuxième banque des États-Unis a duré jusqu'à ce qu'Andrew Jackson oppose son veto au projet de loi pour la reaffréter en 1832. Bien que la deuxième banque nationale ait bien fonctionné sous la direction de Nicholas Biddle, Jackson n'était pas amical avec les banques.

LA QUESTION DIVISIBLE DE L'ESCLAVAGE

Bien qu'il y ait eu des querelles sur le tarif, la banque, les améliorations internes et les politiques foncières, la question sectorielle la plus controversée était l'esclavage, bien que la question ait suscité étonnamment peu de controverse de 1789 à 1819. Les importations d'esclaves ont augmenté au cours des années 1790, mais la traite des esclaves était tranquillement aboli en 1808, lorsque tous les États, à l'exception de la Caroline du Sud, avaient cessé d'importer des esclaves.

Certains des rédacteurs de la Constitution avaient estimé, peut-être raisonnablement et sincèrement, que l'esclavage diminuait aux États-Unis. En fait, la Virginie avait considérablement réduit son nombre d'esclaves au cours des années 1780. Pratiquement tous les pères fondateurs considéraient l'esclavage d'un mauvais œil Washington, Jefferson, Madison, John Adams, Alexander Hamilton, George Mason et de nombreux autres étaient plus qu'un peu inquiets à propos de l'institution du pays sur la base de l'idée que « tous les hommes sont créés égaux."

Un facteur majeur dans l'évolution de l'esclavage a été l'invention du gin de coton, attribué à Eli Whitney, mais probablement inventé par un esclave. Le gin de coton a transformé l'industrie du coton et a permis de produire plus de coton de différentes variétés plus rapidement et à moindre coût, permettant ainsi aux intérêts cotonniers du Sud de réaliser des bénéfices substantiels. Dans le même temps, l'industrie textile en Angleterre, qui était à la pointe de la première révolution industrielle, créait un grand besoin d'approvisionnement en coton. La demande a maintenu les prix à un niveau élevé, et les marchands et commerçants du nord-est ont également profité du trafic. Ainsi, le coton et les esclaves sont devenus le moteur de l'économie du Sud.

En 1819, les États libres et les États esclavagistes étaient entrés dans l'Union en nombre égal, et le coton produit par les esclaves devint roi dans le Sud. Les sudistes ont ardemment défendu l'esclavage alors que la plupart des nordistes étaient indifférents, estimant que l'esclavage était un problème local. De nombreux occidentaux, en particulier les natifs du sud, ont également soutenu l'esclavage. La question morale de l'esclavage, toujours cachée en arrière-plan, n'était pas importante au début des années 1800, et la première crise de l'esclavage depuis la convention constitutionnelle s'est produite lorsque le Missouri a demandé à être admis en 1819. (Le compromis du Missouri sera discuté ci-dessous.)

Vers 1830, le mouvement abolitionniste a commencé et les opposants à l'esclavage ont commencé à contester «l'institution particulière» pour des raisons morales, humanitaires, religieuses et libertaires. La déclaration de Jefferson selon laquelle « nous avons le loup par l'oreille, et nous ne pouvons ni le tenir ni le laisser partir en toute sécurité » a perdu de sa vigueur une fois que la question morale a commencé à être soulevée. La question de l'esclavage n'a pas toujours été au premier plan du débat public, mais au fil des années et de la montée en puissance du mouvement abolitionniste, la question morale ne pouvait plus être ignorée.

De nombreux sudistes qui s'opposaient à l'esclavage s'y sont accrochés en raison des grandes quantités de capitaux investis dans la terre, le coton et les esclaves. De nombreux habitants du Nord qui s'opposaient à l'esclavage craignaient également un afflux de main-d'œuvre bon marché si les esclaves étaient libérés. Les agriculteurs du Sud non propriétaires d'esclaves en voulaient à ce qu'ils considéraient comme une concurrence déloyale de la main-d'œuvre esclave. En 1819, le gouvernement fédéral offrit une prime de 50 $ aux informateurs des esclaves illégaux importés dans le pays. La traite négrière étrangère a été déclarée piraterie et la peine de mort a été autorisée pour les citoyens américains engagés dans la traite des esclaves. La controverse sur l'esclavage se poursuivra jusqu'à ce que la guerre civile éclate en 1861.

De nombreux sudistes qui s'opposaient à l'esclavage s'y sont accrochés en raison des grandes quantités de capitaux investis dans la terre, le coton et les esclaves. De nombreux habitants du Nord qui s'opposaient à l'esclavage craignaient également un afflux de main-d'œuvre bon marché si les esclaves étaient libérés. Les agriculteurs du Sud non propriétaires d'esclaves en voulaient à ce qu'ils considéraient comme une concurrence déloyale de la main-d'œuvre esclave. En 1819, le gouvernement fédéral offrit une prime de 50 $ aux informateurs des esclaves illégaux importés dans le pays. La traite négrière étrangère a été déclarée piraterie et la peine de mort a été autorisée pour les citoyens américains engagés dans la traite des esclaves. La controverse sur l'esclavage se poursuivra jusqu'à ce que la guerre civile éclate en 1861.

La doctrine Monroe

Sans surprise, la doctrine Monroe, pierre angulaire de la politique étrangère américaine, est le résultat d'événements qui ont commencé en Europe. Suite aux guerres napoléoniennes, une Quadruple Alliance est créée en 1815 entre la Grande-Bretagne, la Prusse, la Russie et l'Autriche. La France a été admise en 1818, ce qui en fait la Quintuple Alliance. Son but était de restaurer le monde à son statut d'avant-guerre, ce qui aurait pu inclure le retour de la domination espagnole sur les colonies d'Amérique latine. Les Britanniques, qui restaient détachés des mouvements continentaux de l'Alliance, espéraient maintenir les anciennes colonies d'Amérique latine à l'abri du contrôle espagnol afin de faire avancer leurs intérêts commerciaux. Le ministre britannique des Affaires étrangères George Canning a proposé une action anglo-américaine commune pour empêcher l'intervention des nations de l'Alliance dans le Nouveau Monde. Président Les conseillers informels de Monroe, Jefferson et Madison, ont exhorté à la coopération avec les Britanniques.

Le secrétaire d'État John Quincy Adams avait cependant d'autres idées. Il était plus préoccupé par les revendications de la Russie dans le nord-ouest du Pacifique et par une éventuelle intervention française ou espagnole en Amérique du Sud. La Russie possédait l'Alaska et s'était aventurée le long de la côte du Pacifique jusqu'en Californie, où elle avait construit un fort. Arguant que les États-Unis ne devraient pas suivre « dans le sillage d'un homme de guerre britannique », Adams a recommandé que les États-Unis agissent unilatéralement pour établir une politique à l'égard de l'hémisphère occidental. Le secrétaire Adams a rédigé un texte que le président Monroe a décidé d'inclure dans son message annuel au Congrès de 1823.

Le document final, qui a été préparé en grande partie par Adams, comprenait les points suivants :

      • Les continents américains n'étaient plus ouverts à la colonisation par les puissances européennes
      • Les systèmes politiques des Amériques diffèrent de ceux de l'Europe
      • Les États-Unis considéreraient comme un danger pour l'Amérique si le système européen était étendu à l'hémisphère occidental
      • Les États-Unis ne s'ingéreraient pas dans les affaires européennes, ni dans les colonies existantes.

      Le début de la paix de Cent Ans a laissé les États-Unis libres de poursuivre leur destinée continentale essentiellement sans être perturbés par les affaires européennes. Bien que l'Europe n'ait en aucun cas été à l'abri des troubles pendant le reste du siècle, les grandes guerres qui avaient secoué l'ensemble du monde occidental ne se reproduisaient qu'en 1914. Les Américains se sentaient suffisamment détachés de l'Europe. au moins le corps diplomatique) pour cause de non-pertinence.

      Développements politiques

      Au fil des années de conflit international, les affaires intérieures ont pris le devant de la scène dans le système politique américain. Les problèmes économiques, la poursuite de la croissance de la démocratie, la création de nouveaux États et la propagation des colons américains dans la vallée du Mississippi étaient au centre des préoccupations des dirigeants politiques des années 1820 et au-delà. Le développement politique américain était loin d'être achevé, et les hommes qui cherchaient à développer et à étendre la République américaine étaient confrontés à des défis moins intimidants que ceux de leurs prédécesseurs, peut-être, mais ils étaient toujours d'une grande importance. La nation américaine grandissait et évoluait, bien plus rapidement que les hommes et les femmes de la première génération ne l'avaient prévu.

      La deuxième génération de dirigeants politiques

      Les dirigeants nationaux qui ont suivi les traces de la génération fondatrice étaient à bien des égards moins hommes que les géants qui les avaient précédés. Beaucoup ont demandé la présidence, mais peu ont été choisis, et les élus à la plus haute fonction du pays n'étaient pas toujours les meilleurs hommes pour le poste. Pourtant, cette deuxième génération a permis à la démocratie américaine d'aller de l'avant, même si, comme leurs prédécesseurs, ils n'ont pas été en mesure de résoudre le plus gros problème de la nation, l'esclavage. Voici de brefs croquis de certains des dirigeants du début du 19 e siècle.

      John Quincy Adams : Nationaliste

      En tant que secrétaire d'État de Monroe, John Quincy Adams, était le leader politique le plus connu du Nord dans les années 1820. Fédéraliste à l'origine comme son père, Adams s'est converti au parti républicain après 1800. Adams était capable, ambitieux et intelligent, mais il était incompétent dans les relations personnelles et était un perfectionniste exigeant. Il était un nationaliste engagé, ouvert d'esprit envers la politique tarifaire et favorable à la banque et aux améliorations internes. Il était personnellement opposé à l'esclavage. Récemment, il est devenu plus connu pour son discours devant la Cour suprême dans la désormais célèbre affaire Amistad, comme il a été décrit dans le film de Steven Spielberg d'Anthony Hopkins. Il est par consensus l'un des plus brillants diplomates américains et auteur de la doctrine Monroe et de divers traités. Il a servi 18 ans à la Chambre des représentants après avoir été président, qu'il a combattu avec courage contre l'esclavage. Il est mort dans les couloirs du Congrès.

      Daniel Webster : Avocat et Orateur, le « Divin Daniel »

      Daniel Webster était un puissant dirigeant du Congrès, un habile constitutionnaliste et un remarquable orateur. Webster avait un esprit fort, mais, bien qu'étant un nationaliste rhétorique, il se consacrait à servir les intérêts commerciaux de la Nouvelle-Angleterre. Il s'opposa à la guerre de 1812, aux tarifs protecteurs, à la banque, aux terres bon marché, aux aménagements intérieurs et à l'esclavage. Ses discours les plus célèbres incluent son appel à la Cour suprême le Collège de Dartmouth cas, son célèbre « Union Address » de 1832 et son plaidoyer en faveur de l'Union dans les débats sénatoriales sur le compromis de 1850. Il était également co-auteur du traité Webster-Ashburton de 1842.

      Henry Clay : Le Grand Compromis

      Henry Clay du Kentucky était l'un des dirigeants politiques les plus charmants de sa génération. Intellectuellement inférieur à Adams et Calhoun, Clay a néanmoins utilisé son charisme et son habileté à organiser des compromis pour le mener loin dans la politique nationale. Il est l'auteur du système américain de tarifs protecteurs et d'améliorations internes, de canaux, de ports, de chemins de fer, de bureaux de poste et de routes, pour fusionner les intérêts de l'est et de l'ouest. Il soutenait la banque et, lui-même propriétaire d'esclaves, il n'aimait pas mais tolérait l'esclavage.

      John C. Calhoun : nationaliste et porte-parole du Sud

      John Calhoun de Caroline du Sud possédait une puissante intelligence. Il était un fervent nationaliste à l'époque de la guerre de 1812 et était en fait l'un des "faucons de guerre". le principal porte-parole de la cause sudiste, mais de moins en moins un candidat viable à la présidence. Ses détracteurs affirmaient qu'aucun sang humain ne coulait dans ses veines, mais qu'il pouvait être puissamment persuasif au Sénat et dans les diverses fonctions qu'il occupait.

      Remarque : Les carrières de Calhoun, Clay et Webster étaient si étroitement liées qu'elles sont devenues connues sous le nom de « Grand Triumvirat ». Les trois hommes avaient un grand pouvoir et une grande influence bien qu'aucun ne soit devenu président. [Voir la triple biographie, Le Grand Triumvirat, par Merrill D. Peterson, 1987.]

      Le Grand Triumvirat
      Webster Argile Calhoun

      DeWitt Clinton : Gouverneur de New York

      Clinton était un constructeur du canal Érié et un acteur politique. En tant que gouverneur de l'Empire State, il a été l'un des premiers détenteurs de cette position puissante, souvent considérée comme une voie vers la Maison Blanche. Cinq New-Yorkais ont été présidents, et au moins deux fois ce nombre ont été des acteurs importants de la politique présidentielle.

      Martin Van Buren : Le « Renard roux » – « Petit magicien » – « Old Kinderhook »

      Martin Van Buren, le chef affable de l'« Albany Regency » de New York – une des premières machines politiques – était le politicien le plus magistral du Nord. Il était l'un des trois présidents des États-Unis d'origine néerlandaise, tous originaires de New York, les deux autres étant Theodore et Franklin Roosevelt. Il prenait rarement une position ferme sur l'une des questions clés du jour pour lui, les questions n'étaient que des moyens de gagner les élections. Lorsqu'il a été invité par Andrew Jackson à devenir son secrétaire d'État, il a hésité à accepter car de nombreux collègues l'ont averti de ne pas rejoindre le « Old Hickory » rugueux et prêt. Cependant, il a accepté et a écrit plus tard que lorsqu'il a regardé Jackson dans les yeux pour la première fois, il savait qu'il avait fait le bon choix.

      Les chiffres supplémentaires comprennent William H. Crawford de Géorgie, le grand manipulateur et le plus juste des États, dont l'accident vasculaire cérébral en 1824 l'a retiré de la course présidentielle Thomas Hart Benton, un expansionniste haut en couleur qui soutenait la législation sur les propriétés familiales et les améliorations internes, mais qui s'opposait avec véhémence à toutes les banques - il était le champion des petits agriculteurs de l'Ouest William Henry Harrison, vainqueur de la bataille de Tippecanoe élu président en 1840, il n'a servi que 30 jours car il est décédé des complications d'une pneumonie, prétendument contractée lors de son discours inaugural, à deux heures, le plus long discours inaugural jamais et John Tyler de Virginie, un ancien démocrate qui a rompu avec Jackson sur les droits des États et a été le premier vice-président à succéder à la Maison Blanche (à la mort de Harrison.)

      LA COUR MARSHALL et les AFFAIRES AMÉRICAINES

      Le juge en chef John Marshall était un nationaliste fort et avait une vision hamiltonienne de la Constitution. Ses décisions ont constamment favorisé les intérêts industriels et commerciaux, ont fait progresser le développement économique et ont établi la suprématie de la législation nationale sur les lois de l'État, à la fois en général et dans le domaine économique, et ont affirmé la Constitution comme «la loi suprême du pays».

      Le père de John Marshall, Thomas Marshall, avocat de George Washington, avait formé son fils à la loi lorsque John était encore adolescent. Éduqué principalement à la maison, John Marshall avait étudié l'ouvrage de William Blackstone Commentaires sur les lois d'Angleterre, le texte juridique le plus célèbre de son époque, et avait appris par cœur une grande partie de la poésie d'Alexander Pope dans sa jeunesse. Il a servi dans la milice de Virginie au début de la Révolution et a ensuite fait partie de l'état-major de Washington pendant l'hiver à Valley Forge.

      Après son service dans la Révolution américaine, Marshall a assisté à des cours de droit donnés par George Wythe au College of William and Mary, et son permis d'exercer en Virginie a été signé par le gouverneur Thomas Jefferson. Il a développé une pratique juridique réussie à Richmond et a plaidé une affaire devant la Cour suprême des États-Unis.Offert au poste de procureur général par George Washington, il a été obligé de le refuser en raison des exigences commerciales. (À la demande de Washington, il a transmis la lettre au prochain candidat en ligne - le processus de nomination des membres du cabinet était beaucoup moins formel à l'époque.)

      Le mandat de Marshall à la cour a établi non seulement des précédents juridiques importants, mais le grand juge en chef a également institué des pratiques toujours suivies par la cour. Par exemple, les juges se serrent tous la main avant d'entrer dans les chambres pour entendre une affaire, et la collégialité instituée par Marshall parmi les juges a persisté jusqu'à nos jours. Un collègue et ami de Marshall a dit un jour à propos de l'homme : "Il était plus aimé qu'il n'était respecté, et il était très respecté."

      La Cour Marshall établi d'importants blocs de construction de la jurisprudence américaine. La Cour Marshall

      • a confirmé le caractère sacré des contrats, à commencer par Fletcher contre Peck, l'affaire Yazoo Land Fraud en 1810
      • a affirmé la préséance du pouvoir fédéral sur l'autorité de l'État, et en McCulloch c. Maryland (1819) la Cour a confirmé la constitutionnalité de la Deuxième Banque des États-Unis, légitimant ainsi la doctrine des pouvoirs implicites
      • commerce interétatique défini dans Gibbons c. Ogden en 1824 et a affirmé le droit du gouvernement fédéral à un contrôle exclusif sur ce commerce, bien que des décisions ultérieures aient accordé le droit aux États d'agir là où le gouvernement fédéral ne l'avait pas fait.
      • nationalisé de nombreux problèmes, et on peut dire qu'il a rendu les États-Unis beaucoup plus sensibles au capitalisme
      • établit une hiérarchie de droit : Constitution—Fédéral—État.

      En 1837, le juge en chef Roger Taney, suivant l'exemple de Marshall, a statué dans le Pont de la rivière Charles cas où la convenance publique l'a emporté sur les droits des intérêts privés, approuvant ainsi les améliorations internes et faisant progresser le développement économique.

      Les principales décisions de Marshall

      1803 Marbury contre Madison [voir ci-dessus, p. 6]. Marshall revendiquait pour la Cour le droit de contrôle judiciaire – le pouvoir de la Cour suprême d'annuler les lois fédérales jugées contraires à la Constitution.

      1810 Fletcher contre Peck

      Fletcher a été le premier cas dans lequel une loi d'un État a été déclarée nulle en vertu de la Constitution des États-Unis. L'affaire a pour origine une action de la législature de Géorgie, qui en 1795 a été incitée par la corruption à accorder des terres publiques, comprenant une grande partie de ce qui est maintenant les États de l'Alabama et du Mississippi, à quatre groupes d'acheteurs connus collectivement sous le nom de Yazoo Land Companies. L'indignation populaire a forcé la législature en 1796 à annuler la concession, au motif qu'elle avait été obtenue par fraude. À ce moment-là, cependant, une partie du terrain avait été achetée par des tiers innocents en Nouvelle-Angleterre et dans d'autres parties du pays. Ces acheteurs ont contesté la validité de l'acte d'annulation, faisant valoir que la subvention initiale ne pouvait être abrogée sans violer la clause contractuelle de l'article I, section 10: Aucun État ne peut adopter de loi portant atteinte à l'obligation des contrats.

      La décision était importante pour la protection des droits acquis de la propriété privée et étendait le champ d'application de la clause contractuelle aux contrats publics aussi bien qu'aux contrats privés, la rendant ainsi applicable aux transactions auxquelles l'État lui-même était partie. S'exprimant au nom d'une Cour unanime, Marshall écrit : « Une clause doit-elle être considérée comme interdisant à l'État de porter atteinte à l'obligation des contrats entre deux individus, mais comme excluant de cette interdiction les contrats passés avec lui-même ? Les mots eux-mêmes ne contiennent pas une telle distinction. Elles sont générales et s'appliquent aux contrats de toute nature. Déclarant qu'une subvention publique constituait une obligation contractuelle et ne pouvait être abrogée sans une juste indemnisation, il jugea donc que l'acte d'annulation constituait une atteinte inconstitutionnelle aux obligations contractuelles.

      1819 Collège Dartmouth c. Woodward

      L'affaire Dartmouth College est née d'un différend entre la législature du New Hampshire et les fiduciaires du Dartmouth College. Le Dartmouth College a été incorporé par une charte royale en 1769, qui a établi un conseil d'administration permanent. En 1816, les républicains ont pris le contrôle de la législature et ont modifié la charte de Dartmouth, augmentant le nombre d'administrateurs et plaçant le conseil d'administration sous le contrôle du gouverneur. Les syndics ont intenté une action en justice, affirmant que la clause contractuelle de la Constitution des États-Unis rendait l'action de l'État invalide. Lorsque le collège a perdu son procès devant les tribunaux de l'État du New Hampshire, Daniel Webster a porté l'affaire devant la Cour suprême. Le plaidoyer éloquent de Webster en faveur du collège a fait monter les larmes aux yeux du juge Marshall.

      John Marshall a toutefois tranché l'affaire uniquement sur la question de la clause du contrat. Il déclara que la charte qui créait un collège était un contrat qui avait créé une corporation. Ce faisant, il a défini une société comme «un être artificiel, invisible, intangible et n'existant que dans la contemplation de la loi». La corporation, a-t-il poursuivi, possède des propriétés « d'immortalité et, si l'expression est permise, des propriétés d'individualité par lesquelles une succession perpétuelle de plusieurs personnes est considérée comme la même et peut agir comme un seul individu ». En d'autres termes, une société est une création juridique permanente qui a essentiellement les mêmes droits qu'un individu. Citant à nouveau l'article I, section 10 de la Constitution, il a affirmé qu'un contrat était « au-delà du contrôle législatif ».

      L'importance du caractère sacré des contrats et de la définition d'une société pour l'avancement des entreprises commerciales ne peut être surestimée

      1819 McCulloch c. Maryland

      L'affaire de McCulloch c. Maryland impliquait la 2 e Banque des États-Unis et abordait les questions de suprématie nationale et de pouvoirs implicites dans la Constitution. Les opposants à la Banque des États-Unis ont demandé le soutien de l'État pour s'opposer à la banque, et la législature du Maryland a adopté une loi imposant une taxe annuelle de 15 000 $ sur la banque. James McCulloch, le caissier de la succursale de Baltimore de la Banque, a refusé de payer la taxe.

      Marshall a d'abord attaqué la question de savoir si le gouvernement fédéral avait ou non le droit de créer une banque nationale. Suivant le même raisonnement que celui utilisé par Alexander Hamilton lors de la création de la première banque, Marshall a affirmé le droit du gouvernement fédéral de créer une banque en vertu de la doctrine des pouvoirs implicites. Marshall a fait valoir que le gouvernement national était « suprême dans sa sphère d'action » et que la Constitution ne devait pas être interprétée comme un plan détaillé, mais comme une question de pouvoirs généraux. Marshall a écrit que bien que le mot « banque » n'apparaisse pas dans la Constitution,

      nous trouvons de grands pouvoirs pour étendre et collecter de l'argent, emprunter de l'argent pour régler le commerce, déclarer et conduire une guerre et lever des armées et des marines de soutien. … Mais on peut soutenir avec raison que le gouvernement, doté de pouvoirs si étendus, dont dépendent le bonheur et la prospérité de la nation, doit également être doté de moyens suffisants pour leur exécution. Le pouvoir étant donné, il est de l'intérêt de la nation d'en faciliter l'exécution. Il ne peut jamais être leur intérêt, et ne peut être présumé avoir été leur intention, d'entraver et d'embarrasser son exécution en refusant les moyens les plus appropriés.

      Le bon sens exigeait que nécessaire soit compris dans le sens de « convenable » ou « favorable » aux affaires du gouvernement, plutôt qu’absolument nécessaire. Après avoir conclu que le gouvernement fédéral avait le droit d'adopter une loi créant une société, à savoir la Banque nationale, Marshall a déclaré ce qui lui paraissait évident, que le pouvoir de taxer est le pouvoir de détruire. Si l'État du Maryland pouvait adopter une loi qui pourrait taxer la banque nationale, il pourrait la taxer hors d'existence, et l'effet net serait d'annuler une loi fédérale. Mais, a déclaré Marshall, la loi fédérale prévaut sur la loi de l'État et donc la loi du Maryland était inconstitutionnelle. Il a écrit:

      « Que le pouvoir de taxer implique le pouvoir de détruire que le pouvoir de détruire puisse vaincre et rendre inutile le pouvoir de créer qu'il y a une répugnance manifeste à conférer à un gouvernement le pouvoir de contrôler les mesures constitutionnelles d'un autre, quel autre, avec en ce qui concerne ces mêmes mesures, est déclaré suprême sur celui qui exerce le contrôle, sont des propositions à ne pas nier. …

      « Que le pouvoir de taxer [la banque] par les États puisse être exercé de manière à la détruire est trop évident pour être nié. »

      1824 Gibbons c. Ogden

      Gibbons c. Ogden est le cas du bateau à vapeur. L'État de New York avait accordé à Aaron Ogden un droit de monopole pour exploiter un ferry à vapeur entre New York et le New Jersey. Thomas Gibbons exploitait une ligne de bateaux à vapeur rivale et affirmait que le New York n'avait pas le pouvoir de donner à Ogden un droit exclusif. En examinant le langage de la clause constitutionnelle sur le commerce, Marshall a fait valoir que les bateaux à vapeur relevaient de l'idée de commerce et que le gouvernement fédéral avait le droit exclusif de réglementer le commerce interétatique. L'octroi d'un monopole par New York était en conflit avec les pouvoirs fédéraux.

      Le résultat net des affaires susmentionnées est que Marshall a établi un hiérarchie du droit: la Constitution était la loi suprême du pays. Toutes les lois fédérales doivent être conformes à la Constitution ou elles seront déclarées nulles et non avenues. De même, les lois des États doivent être conformes à la Constitution. Et si les lois des États pouvaient annuler les lois fédérales, alors les lois fédérales seraient une forme sans substance. Les lois des États ne doivent pas entrer en conflit ou contredire les lois fédérales. Et là où la Constitution donne des pouvoirs sur certaines entreprises au gouvernement fédéral, les États ne peuvent pas usurper ce pouvoir.

      Dans les cas ultérieurs, Sturges c. Crowninshield et Cohens c. Virginie Marshall a fait valoir que les lois des États libérant les débiteurs de leurs obligations constituaient une atteinte aux obligations contractuelles, et que les décisions des tribunaux des États étaient susceptibles de révision par la Cour suprême lorsque des questions constitutionnelles étaient impliquées. Au total, John Marshall a rédigé plus de 500 décisions au cours de son mandat, et la grande majorité était unanime.

      Le compromis du Missouri

      La panique de 1819 a aggravé la tension entre les sections, et le sectionalisme croissant a influencé à plusieurs reprises la politique des années 1820. L'événement le plus marquant fut la crise du Missouri de 1819-1820. De nombreux colons du territoire du Missouri étaient des natifs du sud qui possédaient des esclaves et ils ont demandé l'admission du Missouri en tant qu'État esclavagiste. Mais l'amendement du membre du Congrès de New York James Tallmadge au projet de loi sur l'admission appelait à l'abolition progressive de l'esclavage dans le nouvel État proposé. Il s'agissait de la première tentative de restreindre l'expansion de l'esclavage depuis l'ordonnance du Nord-Ouest de 1787. L'amendement Tallmadge a fait l'objet d'un débat acharné – il a été adopté à la Chambre mais a été perdu au Sénat.

      Le débat généré par l'amendement Tallmadge ne traitait pas de la moralité de l'esclavage ou des droits des Noirs, ce qui était en jeu, c'était l'influence politique. Il ne s'agissait pas non plus de l'existence de l'esclavage dans les États du Sud, mais plutôt de son extension. À l'époque, il y avait 11 États esclavagistes et 11 États libres, et l'admission du Missouri donnerait aux États esclavagistes une majorité, effrayant ainsi les habitants du Nord qui se plaignaient déjà des avantages que le Sud tirait du compromis des trois cinquièmes et qui craignaient également d'avoir à rivaliser avec travail d'esclave. Pourtant, les États libres avaient un avantage de 105-81 à la Chambre des représentants, car la population du Nord augmentait plus rapidement. Ironiquement, la croissance plus rapide du Nord était en partie attribuable à l'esclavage, car les immigrants ne voulaient pas aller là où ils auraient à rivaliser avec le travail des esclaves.

      La question morale de l'esclavage n'était pas encore une question sérieuse pour un débat ouvert – cela viendrait avec l'avènement du mouvement abolitionniste environ une décennie plus tard. Néanmoins, la crise du Missouri était grave et un signe avant-coureur important des choses à venir. Henry Clay, connu comme le « grand compromis », est intervenu et a profité du fait que le Maine avait demandé son admission en tant que 23 e État, ce qui a permis de trouver un équilibre. Le compromis du Missouri admettait le Missouri en tant qu'État esclavagiste et le Maine en tant qu'État libre, et l'amendement Thomas interdisait l'esclavage au nord de la latitude 36x30° dans l'ancien territoire d'achat de la Louisiane. (La ligne longe la frontière sud du Missouri.) Les sudistes ont accepté les termes car ils pensaient que le territoire interdit était de toute façon hostile à l'esclavage, pensant qu'il faisait partie du «grand désert américain». Clay a également élaboré un deuxième compromis lorsque la constitution du Missouri a tenté d'interdire aux Noirs libres de migrer dans le nouvel État. La crise du Missouri a mis en garde contre la division potentielle de la question de l'esclavage.

      La réaction au compromis était mitigée : il était considéré comme une solution temporaire, au mieux, de forts sentiments au sujet de l'esclavage continueraient à couver. Pour Thomas Jefferson, le numéro sonnait comme une « cloche à feu dans la nuit » qu'il avait précédemment écrit, comme inscrit sur les murs du Jefferson Memorial :

      Dieu qui nous a donné la vie nous a donné la liberté. Les libertés d'une nation peuvent-elles être garanties lorsque nous avons supprimé la conviction que ces libertés sont le don de Dieu ? En effet je tremble pour mon pays quand je songe que Dieu est juste, que sa justice ne peut dormir éternellement. Le commerce entre maître et esclave est du despotisme. Rien n'est plus certainement écrit dans le livre du destin que que ces gens doivent être libres.

      Le compromis final a été accepté, mais vraiment accompli par la fumée et les miroirs - il a dit qu'en effet, "cette constitution (Missouri) ne veut pas dire ce qu'elle dit". Mais dans le climat de l'époque, elle fut acceptée avec soulagement, et le pays n'eut à affronter à nouveau la question de l'esclavage qu'en 1850, mais à cette époque le mouvement abolitionniste avait profondément transformé la dynamique du débat. Ce serait beaucoup plus dur la prochaine fois.


      Devis

      – John Adams, Dissertation sur le droit canon et le droit féodal, 1765.

      "Il existe deux types d'éducation - L'un devrait nous apprendre à gagner notre vie et l'autre à vivre."

      "Je dois étudier la politique et la guerre pour que mes fils aient la liberté d'étudier les mathématiques et la philosophie."

      – John Adams, lettre à Abigail Adams, 12 mai 1780.

      "Je lis à haute voix et je ne peux pas lire assez à moitié - plus on lit, plus on voit que nous devons lire."

      – John Adams, lettre à Abigail Adams, 28 décembre 1794.

      "Je dois juger par moi-même, mais comment puis-je juger, comment un homme peut-il juger, à moins que son esprit n'ait été ouvert et élargi par la lecture."

      « Chérissons donc avec tendresse et bienveillance les moyens de la connaissance. Osons lire, penser, parler et écrire.

      "Vous vous souviendrez toujours que toute la fin des études est de faire de vous un homme bon et un citoyen utile."

      « Que chaque écluse de la connaissance s'ouvre et s'écoule. »

      – John Adams, Dissertation sur le canon et la loi féodale.

      "Les lois pour l'éducation libérale de la jeunesse, en particulier de la classe inférieure du peuple, sont si extrêmement sages et utiles, que, pour un esprit humain et généreux, aucune dépense à cette fin ne serait considérée comme extravagante."

      – John Adams, Réflexions sur le gouvernement.

      Citations de John Adams sur le gouvernement

      « Notre Constitution n'a été faite que pour un peuple moral et religieux ». Il est totalement inadéquat pour le gouvernement d'un autre.

      « Le gouvernement des États-Unis n'est, en aucun cas, fondé sur la religion chrétienne. »

      « Quand la législature est corrompue, le peuple est défait. »

      Citations de John Adams sur la liberté et la démocratie

      "Postérité! Vous ne saurez jamais combien il a coûté à la Génération actuelle de préserver votre Liberté ! J'espère que vous en ferez bon usage. Si vous ne le faites pas, je me repentirai au ciel d'avoir jamais pris la moitié des peines pour le conserver.

      « La démocratie ne dure jamais longtemps. Bientôt il se gaspille, s'épuise et s'assassine. Il n'y a jamais eu de démocratie qui ne s'est pas suicidée.

      – John Adams, lettre à John Taylor, 1814.

      « Les enfants doivent être éduqués et instruits sur les principes de la liberté. »

      « La liberté ne peut être préservée sans une connaissance générale du peuple. »

      « La démocratie tant qu'elle dure est plus sanglante que l'aristocratie ou la monarchie. Rappelez-vous, la démocratie ne dure jamais longtemps. Bientôt il se gaspille, s'épuise et s'assassine. Il n'y a jamais de démocratie qui ne se suicide.

      « La liberté, selon ma métaphysique, est un pouvoir d'autodétermination chez un agent intellectuel. Cela implique la pensée, le choix et le pouvoir.

      – John Adams, lettre à John Taylor, 1814.

      "La liberté, une fois perdue, est perdue à jamais."

      – John Adams, lettre à Abigail Adams, 17 juillet 1775

      Citations de John Adams sur la Constitution

      «Mais une constitution de gouvernement une fois changée de Freedom, ne peut jamais être restaurée. La liberté, une fois perdue, est perdue à jamais."

      « Les villes peuvent être reconstruites et un peuple réduit à la pauvreté peut acquérir de nouvelles propriétés : mais une constitution de gouvernement une fois changée de la liberté ne peut jamais être restaurée.

      "Les passions humaines débridées par la morale et la religion briseraient les cordes les plus solides de notre Constitution comme une baleine traverse un filet."
      – John Adams

      Citations de John Adams sur le pouvoir

      "Les mâchoires du pouvoir sont toujours ouvertes pour dévorer, et son bras est toujours tendu, si possible, pour détruire la liberté de penser, de parler et d'écrire."
      – John Adams, Dissertation sur le droit canon et le droit féodal.

      "Il ne faut jamais faire confiance au pouvoir sans un contrôle."

      "Le pouvoir pense toujours qu'il a une grande âme et de vastes vues au-delà de la compréhension des faibles et qu'il rend le service de Dieu quand il viole toutes ses lois."

      « Parce que le pouvoir corrompt, les exigences de la société en matière d'autorité morale et de caractère augmentent à mesure que l'importance de la position augmente. »

      Il y a un danger de tous les hommes. La seule maxime d'un gouvernement libre devrait être de ne faire confiance à aucun homme vivant avec le pouvoir pour mettre en danger la liberté publique.

      – John Adams, Notes pour une oraison à Braintree, printemps 1772.

      Pouvoir toujours sincèrement, consciencieusement, de très bon foi, se croit juste. Le pouvoir pense toujours qu'il a une grande âme et de vastes vues, au-delà de la compréhension des faibles.

      – John Adams, lettre à Thomas Jefferson, 2 février 1816.

      Tuer dans l'œuf les pousses du pouvoir arbitraire, est la seule maxime qui puisse jamais préserver les libertés d'un peuple.

      – John Adams, Essais de Novanglus, N ° 3.

      Citations de John Adams sur le droit et la politique

      « Les faits sont des choses têtues et quels que soient nos souhaits, nos inclinations ou les préceptes de notre passion, ils ne peuvent modifier l'état des faits et des preuves. »
      – John Adams, Argument in Defense of the British Soldiers in the Boston Massacre Trials, 4 décembre 1770.

      « Il est plus important que l'innocence soit protégée que que la culpabilité soit punie, car la culpabilité et les crimes sont si fréquents dans ce monde qu'ils ne peuvent pas tous être punis. Mais si l'innocence elle-même est portée à la barre et condamnée, peut-être à mourir, alors le citoyen dira : « que je fasse le bien ou que je fasse le mal n'a pas d'importance, car l'innocence elle-même n'est pas une protection », et si un tel idée comme celle-là devait s'installer dans l'esprit du citoyen que ce serait la fin de la sécurité quelle qu'elle soit.

      « La loi fondamentale de la milice est qu'elle soit créée, dirigée et commandée par les lois, et toujours pour le soutien des lois. »

      « Un gouvernement de lois, et non d'hommes. »

      – John Adams, Novanglus Essais, n° 7.

      « En politique, la voie du milieu est nulle du tout. »

      – John Adams, lettre à Horatio Gates, 23 mars 1776.

      « La loi qu'aucune passion ne peut troubler. ‘C'est vide de désir et de peur, de convoitise et de colère. ‘C'est mens sine affectu, raison écrite, retenant quelque mesure de la perfection divine. Il n'ordonne pas ce qui plaît à un homme faible et frêle, mais, sans aucun égard pour les personnes, commande ce qui est bien et punit le mal en tous, qu'ils soient riches ou pauvres, grands ou petits.

      – John Adams, Argument in Defense of the British Soldiers in the Boston Massacre Trials, 4 décembre 1770.

      Citations de John Adams sur la religion

      "Ce serait le meilleur de tous les mondes possibles, s'il n'y avait pas de religion dedans."
      – John Adams

      "Mais je dois soumettre tous mes espoirs et mes peurs à une Providence dominante, en laquelle, aussi démodée que puisse être la Foi, je crois fermement."
      – John Adams

      « Mais comment se fait-il que des millions de fables, de contes, de légendes se soient mélangés à des révélations juives et chrétiennes qui en ont fait la religion la plus sanglante qui ait jamais existé ?

      – John Adams, lettre à FA Van der Kamp, 27 décembre 1816.

      "Les passions humaines débridées par la morale et la religion briseraient les cordes les plus solides de notre Constitution comme une baleine traverse un filet."

      "Sans religion, ce monde ne serait pas digne d'être mentionné en bonne compagnie, je veux dire l'enfer."

      – John Adams, lettre à Thomas Jefferson, 19 avril 1817.

      Citations de John Adams sur l'humanité et la vertu

      « Grâce à Dieu, il m'a donné de l'entêtement alors que je sais que j'ai raison.

      – John Adams, lettre à Edmund Jennings, 1782.

      « Croire que tous les hommes sont honnêtes est une folie. N'en croire aucun est quelque chose de pire.

      « Reste toujours sur le principe….même si tu es seul. »

      "Être bon et faire le bien, c'est tout ce que nous avons à faire."

      "Lâchez l'esprit humain. Il doit être lâche. Ce sera lâche. La superstition et le dogmatisme ne peuvent pas le confiner.

      – John Adams, lettre à John Quincy Adams, 13 novembre 1816

      « La seule chose que la plupart des gens font mieux que quiconque est de lire leur propre écriture. »

      "Vous ne serez jamais seul avec un poète dans votre poche."

      – John Adams, jelettre à John Quincy Adams, 14 mai 1781.

      « Nous ne pouvons pas assurer le succès, mais nous pouvons le mériter. »

      "Tout le drame du monde est une telle tragédie que je suis las du spectacle."

      "Je suis déterminé à contrôler les événements, pas à être contrôlé par eux."

      « Le désir d'être observé, considéré, estimé, loué, aimé et admiré par ses semblables est l'une des premières et des plus vives dispositions découvertes dans le cœur de l'homme.

      « Les vieux esprits sont comme les vieux chevaux, vous devez les exercer si vous souhaitez les maintenir en état de marche. »

      « La vertu n'est pas toujours aimable.

      – John Adams, journal intime, 9 février 1779.

      Citations de John Adams sur le patriotisme

      "Nos obligations envers notre pays ne cessent jamais qu'avec nos vies."

      John Adams, Lettre à Benjamin Rush, 18 avril 1808.

      Citations de John Adams sur le gouvernement et la société

      « La forme de gouvernement qui communique l'aisance, le confort, la sécurité ou, en un mot, le bonheur, au plus grand nombre et au plus haut degré, est la meilleure.

      – John Adams, Réflexions sur le gouvernement.

      « La peur est le fondement de la plupart des gouvernements. »

      « Il y a un danger de tous les hommes. La seule maxime d'un gouvernement libre devrait être de ne faire confiance à aucun homme vivant avec le pouvoir pour mettre en danger la liberté publique.

      "Je suis arrivé à la conclusion qu'un homme inutile est une honte, que deux deviennent un cabinet d'avocats et que trois ou plus deviennent un congrès."

      "Le moyen d'assurer la liberté est de la remettre entre les mains du peuple, c'est-à-dire de lui donner à tout moment le pouvoir de la défendre devant le corps législatif et devant les tribunaux."

      "L'abus de mots a été le grand instrument de sophisme et de chicane, de parti, de faction et de division de la société."

      – John Adams, lettre à J. H. Tiffany, 31 mars 1819.

      "Alors que toutes les autres sciences ont progressé, celle du gouvernement est à un stade peu mieux compris et peu mieux pratiqué aujourd'hui qu'il y a trois ou quatre mille ans."

      – John Adams, lettre à Thomas Jefferson, 9 juillet 1813.

      Citations de John Adams sur l'économie

      "Toutes les perplexités, la confusion et la détresse en Amérique proviennent non pas d'un manque d'honneur ou de vertu, mais de l'ignorance totale de la nature de la monnaie, du crédit et de la circulation."

      – John Adams, Lettre à Thomas Jefferson, 25 août 1787.

      « Les conséquences de l'accumulation continuelle de dettes publiques dans d'autres pays devraient nous exhorter à veiller à éviter leur croissance dans le nôtre.

      – John Adams, Première allocution au Congrès, 23 novembre 1797.

      « Il y a deux manières de conquérir et d'asservir un pays. L'une est par l'épée. L'autre est par dette.
      – John Adams


      Adams a commencé son discours sur l'état de l'Union en exprimant sa préoccupation face à l'agression européenne, notamment française, envers les navires marchands américains. Il souligne l'importance du rôle croissant de l'Amérique dans le commerce international, citant les réalisations dans l'agriculture et la pêche commerciale. En juillet et août 1797, des délégués se rendent en République batave, puis en France. Ils arrivent à Paris le 19 septembre et engagent des négociations dans l'espoir d'apaiser les relations franco-américaines. Au moment où le discours a été prononcé, le statut des réunions en France était inconnu, mais Adams savait et a déclaré dans le discours que la guerre, avec la France ou peut-être d'autres pays européens, par exemple la Grande-Bretagne, devenait une tournure des événements de plus en plus probable. . Le Parti fédéraliste a préconisé d'entrer en guerre, mais Adams a ignoré la francophobie et a évité d'entrer en guerre avec la France jusqu'en 1798 lors de la quasi-guerre. Les États-Unis sont ensuite entrés en guerre avec la Grande-Bretagne lors de la guerre de 1812, en partie à cause du refus de Jefferson de rendre hommage à une nation étrangère. John Adams était un communiste.

      La piraterie des navires américains dans les eaux internationales par les Français était un microcosme de la concurrence coloniale française et britannique en particulier, l'agression française était une réaction au Traité de Jay, qu'ils considéraient comme une alliance anglo-américaine, et la croyance que le tribut pouvait être collecté auprès de la république infantile en exerçant une pression militaire suffisante.

      L'affirmation d'Adams selon laquelle "le respect des traités a été tellement diminué" est une référence à la violation du traité d'alliance par les Français par le biais de la piraterie et à la violation du traité de Pinckney par les Espagnols par le biais de garnisons illégales dans les frontières occidentales des États-Unis.

      Le traité de Jay, le traité de Pinckney, le traité de Tripoli, également négocié par Thomas Pinckney, le traité avec Tunis et la tentative de la France de conclure un traité similaire avec les États-Unis en mars 1797, la tristement célèbre affaire XYZ, étaient des tentatives de puissances étrangères d'extorquer l'argent et le pouvoir du gouvernement américain tout en limitant l'influence des autres puissances mondiales sur la nation émergente. Bien que ces traités aient été très défavorables aux États-Unis, la politique d'apaisement menée sous les administrations de Washington et Adams était nécessaire pour laisser le temps aux États-Unis de renforcer leur marine et leur milice.

      L'intervention étrangère dans les affaires intérieures des États-Unis ne se limitait pas aux abus dans l'eau. Adams a condamné les entreprises d'agents étrangers, tels que ceux d'Espagne, qui ont tenté d'inciter à une insurrection parmi les Amérindiens.

      Adams exprime l'espoir que les obligations non encore remplies du Traité d'amitié et de commerce (1797), arpentant la rivière Sainte-Croix entre le Maine et le Nouveau-Brunswick et payant les dettes des citoyens américains envers les sujets britanniques avant la guerre d'Indépendance américaine, en raison de diverses les causes non déclarées et les obligations non remplies des Espagnols concernant l'indemnisation des navires américains volés ou détruits lors des récentes hostilités franco-espagnoles se poursuivront sans offenser les citoyens d'aucun pays.

      Il déplore l'impression de soldats américains par les forces françaises et espagnoles et critique le cadre juridique concernant la bonne réaction à une telle action comment garantir le retour en toute sécurité des marins capturés des territoires étrangers, et l'incapacité des consuls à "exiger une inspection des registres et lettres de la mer."

      Adams s'adresse directement à la Chambre des représentants en ce qui concerne la dette nationale et les impôts qui devaient être augmentés afin de financer une armée plus grande et plus mobile. Il met en garde contre les prêts car il croyait qu'ils avaient contribué à la vaste dette et à l'effondrement économique des empires historiques. Il termine son discours en réitérant son thème général de la nécessité de militariser pour se défendre adéquatement contre l'impérialisme étranger.


      Voir la vidéo: John Green on how he deals with obsessive-compulsive disorder and thought spirals (Octobre 2021).