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Actes officiels de la rébellion

Actes officiels de la rébellion

LE SIÈGE DE YORKTOWN.

Nos forces étaient dans cette position lorsqu'au camp d'état-major n° 1, près de Yorktown, on apprit pour la première fois que le corps commandé par le major-général McDowell avait été retiré de l'armée du Potomac. L'espoir ressenti par beaucoup que ce corps était d'une manière ou d'une autre de tourner les lignes défensives de l'ennemi à Yorktown tomba. En même temps, des rapports ont été reçus de reconnaissances faites le long des lignes de front. Des terrassements semblaient se trouver partout, et partout les corps de l'ennemi, vigilants et en nombre inconnu, résistaient à toute menace d'assaut. Il y a eu de fortes pluies et la boue est devenue plus profonde. Un siège devenait inévitable.

Le 10 avril, le camp du quartier général a déménagé au camp Winfield Scott, en face de Yorktown. Vers cette date arriva le corps d'armée commandé par le général Sumner. Le détachement de transmission, commandé par le lieutenant. N. Daniels, officier des transmissions par intérim, accompagnait ce corps. Dans la baie au-dessous de Yorktown, à une distance estimée de 3 à 4 milles du camp du quartier général et en vue, se trouvait la flotte coopérante, dont le navire américain Wachusett était le navire amiral. Du rivage de cette baie au sud jusqu'à presque la rive de la rivière James, l'armée du Potomac était étendue, enterrée dans des bois épais, et si cachée qu'on pouvait rarement voir plus d'une division ensemble, et souvent pas plus qu'un régiment n'était visible de n'importe quel point de vue. Les lignes rebelles traversaient un pays clair depuis les ouvrages de Yorktown jusqu'à presque les eaux navigables de la rivière Warwick. Passer de la droite à la gauche de nos lignes, en suivant les routes de terre étroites et sinueuses et les kilomètres de chemins en velours côtelé à travers les bois était un voyage de plusieurs heures, pendant lesquelles on tombait comme par surprise sur des régiments et des brigades. des soldats campés çà et là dans les forêts, et des batteries d'artillerie de campagne lourde en position parmi les arbres et les arbustes, et portant souvent sur un ennemi dont les lignes et les forces, cachées par d'autres arbres et arbustes, étaient invisibles. Le long de toute cette ligne, il y avait des tirs de piquet de la mousqueterie et de l'artillerie.

Sur la droite, entre les ouvrages de Yorktown et la flotte en contrebas, des tirs décousus d'un poids énorme ont été lancés de long en large à partir de munitions rayées et de canons de 11 pouces. Sur terre, le long du front, si un piquet aventureux ou un signaleur curieux de l'une ou l'autre armée se montrait à portée de fusil ou grimpait à un arbre pour l'observer, il était visé comme un gibier. Si un groupe était rassemblé n'importe où, il était d'usage de le disperser avec un obus d'un fusil rayé. L'apparition d'un [229] officier avec un télescope, ou avec n'importe quel instrument de reconnaissance, manquait rarement de susciter cette attention.

Sur la gauche, la canonnière rebelle Teazer remontait de temps en temps le Warwick depuis la James River et essayait les portées de ses canons lourds sur les points où son commandant supposait que nos camps pourraient être. A l'exception de l'ouverture des tranchées et de la mise en place de nos batteries de siège (dont une seule a jamais ouvert le feu), cet état de choses est resté inchangé pendant tout le siège. Il y a eu quelques escarmouches, des duels d'artillerie occasionnels et l'affaire des Cheminées Brûlées, ou Lee's Mill.

Dispersés le long de cette ligne avancée se trouvaient les postes des officiers des transmissions, et leurs devoirs les amenaient chaque jour sur et près d'elle. Il leur arriva ainsi, servant à leur tour de front, que tant d'entre eux se trouvèrent à différents moments pendant le siège exposés aux tirailleurs ennemis, ou, ce qui était de beaucoup plus commun, au feu de son artillerie. Partout où les stations étaient connues ou supposées être l'ennemi, jour après jour, des tirs d'entraînement étaient dirigés, soit avec des canons de leurs batteries, soit, comme cela arriva une ou deux fois, avec des pièces plus légères apportées pour le but.

Dans la liste des officiers dont j'ai eu l'honneur de porter les noms au général commandant dans mon rapport du 26 juin 1862, il n'y a, je crois, personne qui n'ait été à un moment du siège exposé et près de l'ennemi. Le courage et la persévérance avec lesquels certains de ces officiers ont occupé les postes auxquels ils ont été commandés (bien qu'en danger jour et nuit pendant une semaine ensemble) étaient dignes d'éloges.

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Documents officiels de la rébellion : volume onze, chapitre 23, partie 1 : campagne péninsulaire : rapports, pp.228-229

page Web Rickard, J (19 novembre 2006)


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